samedi 8 novembre 2025

Star Trek - Horloge Biologique

Alors que l’USS Challenger explore le système Optéra, un secteur peu connu ayant juste été visité par une sonde il y a 40 ans, une alerte console retentit car les senseurs détectent une émission de Tétrions.

Or les tétrions sont des particules sub-atomiques et ne devraient pas être émis dans l’espace normal.

Après une manœuvre un peu hésitante pour sortir de la distorsion, la pilote Yoshiko Matsuda et l’ingénieur James Dijon arrivent tant bien que mal (mal surtout)  à localiser l’émission de particules sur la planète Optéra IV. La capitaine Nella Xen demande au lieutenant commander Toss Th’Zolak de former une équipe pour aller explorer la planète.

Ce dernier réunit donc la même équipe que lors de l’épisode précédent vu qu’il ne va pas faire l’aventure avec des PNJs. Voilà donc Toss Th’Zolak (sécurité), le lieutenant James Dijon (ingénieur), la sous-lieutenant Yohiko Matsuda (pilote) et le docteur Ben O’Keefe repartis à l’aventure dans une navette.

Les senseurs ont détecté plusieurs anomalies liées aux tétrions. L’une dans un massif montagneux, l’autre dans une caverne souterraine sans entrée formelle et une émission provenant d’un dispositif technologique dans un désert. De plus le noyau de la planète est entouré de Solanogène, autres particules sub-atomiques ce qui est plus qu’anormal, ainsi qu’une zone blanche proche du noyau.

Ayant pleinement conscience de la directive première, l’équipe décide de commencer à visiter la montagne. La pilote jugeant que la corniche d’où proviennent les tétrions est trop fragile, elle se pose sur un plateau montagneux non loin.

Il fait froid ! Enfin sauf pour Toss qui est andorien et qui trouve qu’il fait doux. Ses collègues qui sont partis en spandex coloré se pèlent les miches !

Après 10 mn de marche, l’équipe découvre des œufs qui émettent des tétrions. Tout en se pelant les grelots (sauf Toss), ils trouvent un oeuf qui a chu de la corniche et arrivent à récupérer l’embryon insectoïde qui s’en est échappé grâce à un pilotage expert de Yoshiko.

L’embryon étant encore vivant, Toss le dépose à l’entrée d’une cavité d’où aboutissent des traînées de mucus visiblement laissées par des congénères. Ils partent ensuite pour le désert, se posent quelques kilomètres plus loin, toujours vigilants quant à la directive première. Ils s’approchent prudemment du lieu où la technologie a été détectée. Ils découvrent une sorte de tour, visiblement un dispositif scientifique avancé, avec non loin une créature , de la taille d’un hippopotame, enfermée dans un champ de force. Un autre insecte tourne autour de l’espèce d’antenne et tape rageusement sur une partie de cette structure. Grâce à leur paire de jumelles, ils constatent que la créature essaie de manipuler un clavier attenant à l’appareil et communique avec sa camarade à l’aide de lumières qui clignotent sur leur face.

Ils attendent la nuit et l’endormissement des créatures. Effectivement, elles s’enfouissent partiellement dans le sable et s’immobilisent. L’équipe s’approche discrètement du pylône avec un James excité comme un beau diable. Il pianote sur le clavier aux écritures inconnues, parvient à le débloquer et à estimer que c’est lui qui projette le champ de force emprisonnant la créature insectoïde. Toss retient le lieutenant de désactiver le système et décide le repli afin de rendre compte au capitaine qui leur demande de rester en observation.

Au petit matin, les deux insectes sont transformés. Ils ont mué et possèdent à présent une paire d’ailes. La créature libre qui tournait autour de l’appareil se rend compte que l’ingénieur a oublié de verrouiller le clavier et parvient à libérer son compatriote. Ils s’envolent tous deux sous le regard un peu gêné des membres de Star Fleet. James Dijon enregistre un signal inconnu du pylone vers l’espace.

L’équipe décide alors de se faire téléporter dans la caverne, n’ayant pas d’autres accès, passant sous silence les détails de la fuite des deux bestioles. Après une téléportation difficile voire hasardeuse du fait des perturbations dues aux tétrions, les 4 explorateurs se retrouvent dans une immense grotte souterraine où se blottissent plein d’insectes pré-mues auprès de grands cristaux lumineux. Les lumières des formations cristallines semblent répondre aux lumières émises sur les faces des créatures. Ces dernières semblent endormies aussi l’équipe commence à faire le tour des lieux. Ils prélèvent un bout de cristal qui s’avère être du Solanogène. Soudain les couleurs et l’intensité des signaux lumineux s’emballent puis tout s’éteint !…

Les insectes s’éveillent soudain et se ruent en tout sens sans aucune attention pour les agents de Starfleet qui tentent de ne pas se faire écraser. Tous les insectes finissent par se diriger vers le plafond et creusent des galeries vers la surface, engendrant des éboulements qui blessent Ben et James. L’équipe s’enfuit grâce à une téléportation d’urgence.

À peine rejoint la passerelle auprès du Commodore Nella Xen, ils assistent à l’envol d’un immense essaim vers l’espace.

L’USS Challenger est sur leur route et Yoshiko doit immédiatement effectuer une manœuvre d’évitement. mais une partie de l’essaim dévie et se pose sur la coque du vaisseau.

Depuis la découverte de la communication entre les insectes, les ingénieurs du vaisseau tentent de mettre au point un module de communication. James et Toss sortent donc sur la coque pour le tester avec les sauterelles cosmiques mais c’est l’échec. Jusqu’à ce que Ben suggère d’utiliser le morceau de cristal Solanogène dans la composition du traducteur, ayant l’intuition que les modulations des lumières émises dans la grotte et le moyen de communication des bestioles ont un lien à travers l’émission de tétrions. Bingo ! Effectivement le cristal émet dans certaines conditions des tétrions. Cela est une formidable découverte car jusqu’à présent personne ne connaissait de source isolée et stable de ces particules subatomiques dans l’espace normal. 

Mais pas le temps de s’ébaubir car Lennar Tennan signale qu’il vient de détecter à la surface de la planète une quantité considérable de pylônes extraterrestres qui tous s’allument simultanément. Au même instant, des sous-sols sortent en masse des Optériens dont une centaine au moins se font capturer par des champs de force émis par les tours qui en profitent pour émettre des signaux dans l’espace. Au sol tous les insectoïdes se placent en position de mue.

Une heure plus tard environ, la matrice solanogène du nouveau traducteur est prêt et James accompagné de Toss sortent à nouveau sur la coque du navire pour converser avec un Optérien. Cette fois-ci, grâce à l’idée lumineuse du Doc O’keefe, ça marche. L’être insectoïde demande de l’aide. Il raconte que sont essaim vit normalement dans le subespace. Mais lorsque ce dernier est agité de tempête, il se réfugie par un brèche sur cette planète. Malheureusement des “chasseurs” ont bloqué la faille et les enlèvent dans des buts obscurs. Aujourd’hui l’essaim fait une tentative désespérée afin de trouver une autre brèche dans l’espace afin de retourner chez eux avant l’arrivée de leur Némésis. Il indique aussi que deux “chasseurs" sont pris au piège dans une caverne dont il indique la position par un pointage tétrionique.

La capitaine envoie son équipe des 4 mousquetaires explorer la grotte afin de ramener des infos sur ces mystérieux chasseurs. Les voilà téléportés dans une caverne vidée de ses hôtes Optériens partis en surface. Seul reste les grands cristaux solanogènes éclairant une sorte de foreuse encastrée au plafond de la grotte. Toss grimpe y voir pendant que ses camarades galèrent. Le Doc explore et trouve les cadavres de deux créatures humanoïdes momifiées. Leurs appareillages et leurs combinaisons tombant en pièce. Toss appelle le Challenger pour avoir de la corde et comprend au passage que la situation dans l’espace a évolué, les chasseurs ayant débarqués.

Pendant que James et Yoshiko prennent sa place, Toss récolte quelques cristaux et rejoint le Doc pour l’inspection des cadavres. James interroge l’ordinateur de la machine qui dispose encore d’un minimum d’énergie. Elle était programmée pour rejoindre la zone blanche située à quelques kilomètres sous la croûte, à la limite du noyau liquide. Ces passagers étaient des ingénieurs envoyés dans un but de maintenance d’une machinerie dans cette zone. Il découvre que les chasseurs ont bloqué les Optériens depuis 400 ans car ils les utilisent comme source d’énergie, sortent de piles vivantes. Dans la zone blanche, 4 d’entre eux sont retenus prisonniers et leur énergie exploitée afin de maintenir la brèche fermée. Il décode également la fréquence permettant de traverser le bouclier protégeant cette zone aveugle.

Ils rendent compte à la capitaine qui leur ordonne de rentrée au vaisseau avec toutes les infos disponibles y compris cadavres et matériel détérioré qui les accompagne car dans l’espace la situation s’est tendue.

De retour sur la passerelle, ils sont reçus par la commandante des chasseurs sur grand écran. En fait, les deux cadavres ne sont pas momifiés, ce sont leur apparence normale. Ce chef alien ordonne au vaisseau de la fédération de se barrer et aux membres de Starfleet de s’occuper de leurs fesses. Les 4 explorateurs briefent Nella Xen sur toutes leurs découvertes. L’équipe émet la stratégie consistant à prouver au Karviens (le vrai nom des “chasseurs”) qu’ils exploitent une race sentiente ce qu’ils semblent fortement ignorer. La commandante karvienne semble dubitative et malgré la directive numéro 1, la commodore ordonne à son club des 4 d’aller dans la zone aveugle libérer les Optériens prisonniers.

Les voilà téléportés grâce à la fréquence secrète dans une salle comprenant une console centrale et 4 pods au chaque coin. Dans les pods, des Optériens tout malingres, tout désséchés, et tout percés de machinerie qui leur pompe les Tétrions. Ils agonisent afin de maintenir fermé le portail qui permettrait à leur peuple de rentrer chez eux et d'entretenir  un champ de force autour de cette chambre qui est en bordure du cœur en fusion de la planète. En effet, et bien que la température soit agréable, nos officiers voient par la seule fenêtre de la pièce le magma s’écouler à l’extérieur.

Alors que James s’intéresse à la console, Doc entre en communication avec un Optérien grâce au traducteur. Quand soudain 4 soldats karviens apparaissent dans une sorte de téléportation de leur cru. Aussitôt Toss tire sans sommation et se prend en retour des bastos dans le buffet. S’ensuit  un échange passif/agressif où Doc et Yoshiko militent pour l’intelligence et la sensibilité des Optériens alors que James menace de désactiver les pods permettant ainsi le magma extérieur de faire fondre l’endroit et pour appuyer ses dires, il déconnecte un pod. La chaleur monte immédiatement et devient déjà quasiment insupportable et les radiations augmentent.

Finalement, les karviens se replient. Les 3 officiers encore valides de Star Fleet  organisent leur téléportation et celle des Optériens. La chambre blanche est détruite et le portail est ré-ouvert.

De retour au vaisseau, la capitaine arrive à un accord avec le commandant karvien. Celui-ci refuse de libérer les Optériens déjà capturés mais un accord futur est envisagé entre les Optériens libres et les Karviens afin que la société karviennes ne s’écroule pas par manque de source d’énergie.

Finalement la résolution de cette crise est plutôt satisfaisante et le Challenger continue sa route afin de repousser les limites de l’inconnu, de découvrir de nouvelles intelligences et créer de nouvelles alliances.

Fin


samedi 11 octobre 2025

Star Trek - Mort par Entropie

 

Conscient des enjeux et notamment du risque de déclencher une guerre avec les Romuliens, le Commandeur Toss Th’Zholak se précipite afin d’arracher la bombe visant à détruire le module d’occultation fixé sur le générateur.

Soudain retentit un « Stop ! » Reconnaissant le voix du Lieutenant Commandeur James Dijon, son ingénieur, il se fige et lui ordonne de s’occuper du problème. Ce dernier s’exécute immédiatement en omettant de lui signaler qu’il est poursuivit par un Romulien armé d’un disrupteur et de mauvaises intentions.

Alors que l’ingénieur s’affaire, son poursuivant blesse le responsable de la sécurité qui riposte de son phaseur. Le Romulien s’affaisse.

Indiquant à l’ingénieur l’étrange pièce « blanche » qu’il a découvert à parcourant la base secrète romulienne, ce dernier s’en va l’inspecter tandis que Toss est rejoint par le Doc Ben O’keefe qui s’en revient de son rapport au vaisseau Challenger.

Tandis qu’ils ligotent solidement les deux romuliens inconscients, James tente d’accéder à la console de l’étrange pièce blanche, en vain. L’agresseur romulien se présente comme un sub-commandeur et demande à négocier. L’écran d’occultation étant éteint, Toss peut contacter la capitaine lui demande l’envoie en urgence d’une navette.

De son côté, confronté à l’échec, le lieutenant commandeur décide d’arracher une poignée de fils…

Soudain retentit aux oreilles de Ben et Toss : « Veuillez évacuer la base avant son auto-cuisson  ! », le traducteur faisant sont possible avec le langage romulien. Une lumière clignotante rouge envahit la base.

C’est la cavalcade pour échapper à l’auto-cuisson, Toss et Ben trainant leurs prisonniers avec eux. James s’acharne sur la console qu’il a saboté. Au moment où ils sortent en catastrophe, la base s’effondre, soufflant le docteur et l’officier de sécurité ainsi que les deux romuliens. Quant à l’ingénieur, il est d'évidence resté sous les décombres.

À ce moment la navette arrive. Toss ordonne que l’on amène les prisonniers. Un pad est retrouvé dissimulé sur le gradé romulien, fort mécontent qu’on lui confisque ses notes. Finalement James est retrouvé vivant, protégé de l’implosion sous une table.

La navette ramène tout le monde au vaisseau sauf le lieutenant Yoshiko qui préfère rester chez l’habitant afin de terminer son relevé des anomalies sur la planète qui s’avèreront totalement aléatoires.

Après inspection du pad du sub-commandeur romulien et interrogatoire des prisonniers par le capitaine il s’avère que les anomalies ne sont pas issues de Karina 7 mais proviennent de Karina 10, la géante gazeuse proche. Les romuliens ne sont là que pour les étudier car victimes eux aussi de cette mystérieuse émission de tachyons.

La lieutenant pilote Yoshiko est téléportée depuis la planète et l’USS Challenger se dirige vers l’origine des problèmes. L’équipage y découvre l’USS Hamilton, sensé avoir été détruit, en très mauvais état, au milieu des anneaux de Karina 10. Ces anneaux présentent des fluctuations, des ondulations voire des trous, tout à fait anormaux.

Toss, Ben, James et Yoshiko sont invités par la capitaine à assister à une communication de l’amiral. Lors d’une révélation d’informations hautement confidentielles, ils apprennent que le vaisseau retrouvé n’a jamais été détruit mais était en mission pour tester une nouvelle arme tachyonique développé par le scientifique Daemon Spruel. Mission au cours de laquelle le bâtiment n’est jamais revenu.

Toss et ses camarades partent en navette avec pour mission d’aborder l’épave, de retrouver les plans de l’arme et de la désactiver. Les tachyons brouillant les communications ils seront livrés à eux-mêmes.

Après un vol à travers les débris des anneaux partiellement déstabilisés par les émissions tachyoniques, ils attérissent dans le vaisseau disparu et se rendent compte qu’une navette romulienne y stationne déjà. Les voilà donc à avancer dans les corridors du vaisseau en catimini en direction de l’ingénierie.

Et soudain, c’est l’ambuscade ! Les tirs de disrupteur claquent à leurs oreilles. Les membres de Starfleet se mettent à couvert et ripostent. Bientôt, les deux soldats romuliens finissent inconscients, ficelés et remisés au placard.

L’ingénieurie est atteinte sans autres embûches et James y découvre une torpille modifiée fixée directement sur la valve de la chambre intermix. C’est l’engin qu’il doit désarmorcer. Mais convaincu qu’il doit se racheter de son sabotage de la base romulienne, il décide prudemment de n’arracher aucun fils.

L’équipe rebrousse alors chemin jusqu’à l’ascenseur menant au poste de pilotage où ils pourront trouver les plans de la machine de mort.

Les portes de l’ascenseur ont été forcée et seule l’échelle de secours, rouillée et mal en point semble utilisable. Qu’à cela ne tienne, les voilà à grimper à la queue-le-leu jusqu’à essuyer des tirs venus d’en haut. La riposte est immédiate et salutaire sauf pour le romulien qui, endormi par un tir de phaseur bien placé, chute dans le puit de l’ascenseur pour s’écraser en bas.

Une courte montée plus tard et ils sont en vue du poste de commande où trois romuliens leur tournent le dos, occupés à trafiquer l’ordinateur du siège du capitaine. Ce postant de façon optimale sur l’échelle, Toss, James et Yoshiko font feu et les trois adversaires s’écroulent.

Déjouant le sabotage des romuliens, l’ingénieur récupère les plans de la torpille tachyonique. Ils ficellent  les belligérants, comme à leur habitude, avec les câbles qui pendent de toute part dans la ruine qu’est devenu l’USS Hamilton. Puis ils redescendent à l’ingénierie où James inspecte l’engin mortel. Son émission de particules dégrade rapidement son environnement et la chambre intermix va bientôt lâcher. Mais si elle explose toujours reliée à la torpille modifiée c’est tout le système solaire qui y passe alors que si elle explose toute seule, les dégâts seront minimes.

Le lieutenant commandeur s’attelle à la tâche dangereuse et ardue et réussit à désamorcer l’arme. Il la range dans son sac à dos pendant que le commandeur Toss appelle l’USS Challenger pour que soit téléporté les 5 prisonniers romuliens, les perturbations tachyoniques ayant disparu.

L’équipe repart vers la navette mais arrivée à l’entrée du dock, ils sont accueillis par des tirs d’armes lourdes faisant rougeoyer la porte. Vraisemblablement, des romuliens aux commandes de leur navette leur bloquent la sortie. Ils demandent alors une téléportation vers leur vaisseau.

Ils rejoignent rapidement le poste de commande où ils assistent à la désoccultation d’un navire romulien. La capitaine reçoit une communication du Commandeur du navire qui exige qu’on lui rende les prisonniers sous peine de diffuser les projets d’arme tachyonique et leur conséquence à toute la fédération. Après un bref entretien entre Toss, James, Ben, Yoshiko et la capitaine dont il ressort que garder les prisonniers romuliens n’aurait pas grande utilité, ces derniers sont téléportés dans leur vaisseau. L’amiral, hautain et méprisant, jure de tenir sa parole et garder le silence sur cette histoire bien dérangeante pour Starfleet.

Quand aux habitants victimes de Karina 7, ils n’auront d’autre solution que de vivre avec les conséquences du vieillissement accéléré qu’ils ont subi.

samedi 27 septembre 2025

Star Trek - Glissement de temps sur Karina 7


2265. L’USS Challenger NCC 2023 commandé par la capitaine Xen Lara reçoit un message de l’amirauté. Des cas de vieillissements accélérés touchent la colonie de Karina 7. Essentiellement viticole, cette colonie installée depuis 23 ans subit depuis peu d’étranges phénomènes de progéria. Les victimes avérés sont soit des enfants soit certaines zones de la flore locale.

La capitaine demande au commandeur andorien en charge de la sécurité de préparer une petite équipe afin d’aller enquêter. Ainsi, accompagné de l’ingénieur, lieutenant commandeur James Dijon, de la pilote, lieutenant Yoshiko Matsuda et du docteur Ben O’keefe, ils sont téléportés sur la planète.

Ils sont immédiatement accueilli par la gouverneur dans sa résidence campagnarde situés non loin de la capitale, Morgan City.

Toss, Yoshiko et James se rendent à la station radio qui sert également de surveillance de la zone neutre, Karina 7 étant en bordure de l’espace Romulien. Ils ne recueillent aucune information particulière.

Ben est allé à l’hôpital voir l’enfant victime du vieillissement accéléré et constate effectivement que ce dernier présente une physiologie d’un enfant de 6 ans alors qu’il n’a que 3 mois.

Le trio part dernier la radio et se dirige vers une série d’entrepôt dans l’espoir de trouver du matériel technologique, n’ayant pas emporté de tricordeur scientifique. Sur place ils trouvent des structures dans un délabrement anormal. Les bâtiments construits dans le même matériaux que les vaisseaux spéciaux tombent en ruine sous l’effet d’une oxydation accélérée. Le matériel électronique dans les caisses est dans un triste état mais ils n’arrivent pas à repérer un épicentre, l’étrange phénomène semblant frapper au hasard.

Le lieutenant se fait téléporter un tricordeur scientifique et ils rejoignent le Doc à la capitale. Ils y retrouvent également les viticulteurs peu content, leur principale source économique étant littéralement en train de tourner au vinaigre comme a pu le constater entre-temps Ben lors d’une discussion et dégustation avec l’ingénieure œnologue locale.

Ils repèrent alors un agriculteur, Knol Zein, objet de moqueries de ces compatriotes car il clame haut et fort avoir vu un étranger dans ses vignes s’adonner à d’étranges affaires. Il est persuadé qu’il s’agit d’un romulien. Il l’accompagne dans son champ où il leur montre un trou fait à l’emporte pièce, des ceps déterrés, d’autres tranchés net et un vieillissement de la flore montrant à l’évidence que le trou en est l’épicentre.

Toss suit des traces à travers les vignes suivi par ses compagnons jusqu’à un champ occultant. Une fois traversé, ils découvrent un porte métallique adossée à la colline. Le lieutenant commandeur utilise son phaser pour l’ouvrir. Derrière toute une installation scientifique cachée sous la colline. Mais cette dernière est fraîchement détruite, des flammes finissent de carboniser instruments et pads sur lesquels ont a très probablement tiré au phaser afin de détruite toute preuve.

Alors que le Doc ressort de l’installation afin de contacter l’USS Chalenger ce que le champ occultant empêche, James et Yoshiko tentent de récupérer quelques preuves tandis que Toss, phaser au poing, visite prudemment les couloirs de l’installation. La plupart des pièces et matériels ont été détruits et sont rongées par les flammes. Il découvre une étrange pièce séparée par deux sas et entièrement recouverte d’un matériaux blanc. Il parvient finalement à une porte derrière laquelle il entend des voix. Il ouvre discrètement et découvre deux romuliens lui tournant le dos en train de placer ce qui est d’évidence une bombe sur un appareil attenant au générateur du lieu. Il fait feu sur l’un d’eux qui s’écroule. L’autre enclenche la minuterie et appuyant sur un insigne disparaît dans un champ de téléportation.

A suivre

samedi 13 septembre 2025

La Brigade Chimérique (Icons system) - The Spirit of London

En arrivant à Londres, une épaisse nappe de brouillard accueille l’EE…

Pendant ce temps, FD remis sur pied accompagne l’une des équipes-leurres du CID en direction de Londres, fait le voyage sans heurt et rencontre Thomas Carnaki. Ils font connaissance en attendant l’arrivée deux heures plus tard de l’EE.

L’EE débarque du train et découvre FD, Thomas Carnaki et une brume inhabituelle qui inquiète même le détective-mage. Pour se rendre au Diogene Club sur Pall Mall Street, ils veulent prendre la voiture de Carnaki mais des forces magiques antiques œuvrent à les en empêcher : des murmures en gaëlique ancien profèrent un avertissement, des épées brumeuses déciment l'équipe du CID, blessant même Lagneau, et une gigantesque statue de lion leur bloque l’accès au véhicule. Le mage londonien tente de communiquer avec l’esprit animant le lion, l’EE arrive à embarquer dans la Bentley 4 1/4 Litre décapotable et FD dégage la rue en propulsant le lion de pierre.

Au volant, AdSS décide de faire un détour par un parc pour éviter des dégâts en ville. Mais une pluie de roses ciblant Siodmak blesse certains passagers, malgré la télékinésie et le “recapotage”. Arrivé à Regent’s Park, l’EE est attaqué par des pavés projetés depuis le sol sur Siodmak. Puis dans le parc, un autre avatar de l’esprit des lieux, sous la forme de la statue de l’amiral Nelson descendu de sa colonne, menace l’EE.

Carnaki tente à nouveau une communication et demande à l’EE de convaincre l’esprit antique de la nécessité d’accueillir Siodmak et son invention sur le sol anglais. A tour de rôle, FdV, AdSS et AR argumentent depuis une vision spectrale, le Parlement d’Argent. Le “Roi” antique cède, dépassé par la modernité mais rancunier envers les humains locaux.

Dans une Londres nocturne et apaisée, l’EE arrive enfin au Diogene Club et accomplit sa mission en transférant Siodmak et son invention au gouvernement britannique. Carnaki leur révèle que le contenu de la valise a un rapport avec le phénomène des ondes, sans plus de détails, et pourrait s’avérer crucial dans la défense future du pays.

L’EE connaît un moment de calme et de repos : AdSS fait venir JJ pour profiter de cette pause afin d'écrire un nouveau livre ; FdV et FD vont faire connaissance avec la capitale du Commonwealth ; et AR retourne en France avec Lagneau.

Fin du premier arc

samedi 30 août 2025

La Brigade Chimérique (Icons System) - Le Désorient Express

Après la récupération de la valise et de Dutilleul, FD et Dutilleul se rendent au CID et les autres vont au Moulin Rouge. En route, ils avertissent AdSS qui les rejoint dans Pigalle.

Le trio présente la valise à l’inspection de Nathanael Bensoussan pendant presque une heure. Avant de partir, FdV tente, en vain, d’apprendre le résultat des observations du scientifique des Habits Noirs, Mistinguett préfère attendre de les évaluer.

Au milieu de la nuit, FdV se rend au CID pour récupérer Siodmak et poursuivre le voyage. Mais il est interrogé par le Nyctalope (qui a obtenu des infos) et lui ment. Il retrouve ensuite le reste de l’EE au hangar AdSS.

Le lendemain, l’EE récupère Siodmak au CID et choisit un moyen de transport pour la fin du voyage-mission. Délaissant les airs et la route, ils embarquent incognito sur l’Orient Express avec une équipe du CID menée par Francis Lagneau. Durant la partie française du trajet, AdSS et des agents sont témoins de visions mystérieuses et troublantes. Sur le ferry, AR a aussi une vision dérangeante et un enfant se mutile pour échapper à une voix. Finalement, durant la partie britannique du voyage, un agent du CID tue un des collègues pour éviter un carnage dans le dernier wagon.

À suivre

samedi 19 juillet 2025

La Brigade Chimérique (Icons system) - La Valise Volée

L'Orient Express, bien déglingué, arrive en gare envahit par la foule des journaleux parisiens et des agents de la maréchaussée.

À peine posés les pieds sur le quai que des fumigènes explosent semant le chaos et permettant à une pseudo infirmière de voler la valise du savant allemand.

L'Escadron Étrange malgré une course poursuite dans la gare et une enquête sur le terrain ne parvient pas à retrouver l'intrigante.

Le lendemain au C.I.D., François, Albert et Félix font la connaissance de Miss Terria, agent anglais du M.I.6. Elle reconnaît Fatala grimée en infirmière sur des photos prises à la gare. La voleuse est une professionnelle du larcin et une ex de François Dutilleul, le célèbre Passe-muraille.

Dutilleul habitué de l'Institut du Radiumen est absent depuis plusieurs jours. Irène Joliot-Curie est inquiète.

À l'appartement du Passe-muraille, une investigation rapide des surhommes leur fait découvrir 4 gouttes de sang. Albert interrogeant la logeuse apprend la visite, la semaine précédente, de 2 gars louches aux yeux bleus. Il renifle quelques méfaits teutoniques.

Dans la rue, au pied de l'immeuble, l'Escadron est approché par un maigrelet appartenant aux mystérieux Habits Noirs. Il leur donne rendez-vous au Moulin Rouge après 22h.

Les surhommes retrouvent Miss Terria au bar Le Titi Parisien. Son réseau lui a appris que Fatala a agit sous la contrainte de Nous Autres car ils détiennent Dutilleul, et à présent la valise de Suidmak.

À Pigalle, une gueule cassée les introduit au sein du Moulin Rouge et auprès de Mistinguette (Jeanne Bourgeois), la chef des Habits Noirs. Ce réseau parallèle d'espions a localisé la valise. Le prix de l'information est que son scientifique, Nathanael Bensoussan puisse observer l'intérieur de la valise avant qu'elle ne soit acheminée à Londres. Les membres de l'Escadron Étrange acceptent.

Cela les conduits à Boulogne-Billancourt, rue de Seine, à un entrepôt gardé par des slaves à tendances communistes. Ce ne saurait arrêter les défenseurs de Paris et plus généralement du monde libre qui électrocutent ou molestent les membres de Nous Autres malgré les pièges explosifs qui minent les lieux.

Dutilleuil est sauvé, les kidnappeurs tombent sous les coups ou se suicident chimiquement. Dans une caisse frappé au sceau du C.I.D., la valise est récupérée.

À suivre


samedi 7 juin 2025

La Brigade Chimérique (Icons system) - Les 5 salopards de l’Orient Express

Scène pré-générique

Une aventure de l’Escadron Étrange sans l’Escadron Étrange.

ou

Virée mortelle pour les agents du C.I.D.


Les faits évoqués dans cette chronique ont lieu un mois environ après l’affaire Bruxelloise.

Quatre agents du C.I.D. sont chargés d’escorter un allemand dénommé Kurt Siudmak -ainsi que sa valise au contenu précieux- de Strasbourg à Paris. Kurt a été exfiltré d’Allemagne et doit être ensuite envoyé en Angleterre.

Le patron, Mr N. a exigé la plus grande discrétion. Un stratogyre est parti plus tôt de Strasbourg pour brouiller les pistes alors que les agents du C.I.D. quittent la ville dans un fourgon blindés escortés de deux voitures remplies d’espions. Ce transfert précautionneux n’est pas habituel pour de simples agents du C.I.D., même si ceux-ci sont pourvu d’équipements non conventionnels, et les agents se remémorent la phrase du patron : « plus que de surhommes, nous avons besoin d’hommes sûrs. »

La sortie de Strasbourg se fait sous la pluie, mais à la traversée de la première forêt, le convoi est arrêté par un arbre déraciné, arraché du sol et couché en travers de la route.

« C’est un piège ! » dit Léon Tonnelier, agent du C.I.D. muni d’un chapeau melon lui conférant des pouvoirs mentaux.

Les espions dans les voitures ne réagissent guère quand soudain, la voiture a l’avant est déchirée, broyée, écartelée par une main invisible !

« Marche arrière ! » hurle Léon au chauffeur du camion alors que la voiture de queue, manœuvre aussi.

Mais surgit alors un énorme ours kodiak qui abat ses grosses pattes sur ladite voiture, fracassant le moteur.

Edmond Daillefer, agent du C.I.D. muni d’une lance énergétique se penche par la vitre passager pour viser l’ours alors qu’Anselme Petitboudu se jette sur Kurt pour le protéger, étant équipé d’un costume blindé. Enfin, Theophraste Legandin surveille leurs arrières par le hublot. Léon tend l’oreille, aux aguets.

L’ours est touché par le tir d’Edmond et se tient la patte, les agents de la voiture aplatie s’égayent dans les buissons proches pour mieux se défendre.

La première voiture broyée semble se disloquer, ses parties métalliques se rassemblant pour former une créature humanoïde. Derrière l’arbre apparaissent un autre ours, jumeau du premier, et une femme portant une grande tenue noire. A l’avant du convoi, un homme portant une tenue de cuir noir sort des fourrés et se place à côté de l’ours blessé. Quelque chose tombe sur le toit du fourgon.

Les quatre agents du C.I.D. pensent en même temps : « les longs couteaux » se rappelant leurs briefing et formations d’agent. Les longs couteaux travaillent pour Mabuse et l’équipe est constituée de :

Pharaonk, un esprit désincarné qui contrôle le métal.

Lorelei qui a des pouvoirs au toucher.

Oumenk capable de se transformer en deux ours.

Das Glassgeister, que l’on peut traduire par l’esprit de glace.

Der Metzger, le boucher.

Léon, légèrement paniqué, oublie qu’il est dans un véhicule blindé et tente de tirer à travers le toit… heureusement sans conséquence fâcheuse.

Théophraste brise la vitre arrière et tire sur Lorelei qui tombe sous le choc de l’impact.

Le chauffeur du camion, semblant incertain sur la conduite à tenir, Edmond lui ordonne de foncer droit devant avant de tirer de nouveau sur l’ours qui semble étourdi pour le compte.

Léon change de cible et tire sur Pharaonk, l’homme de métal.

A l’avant, l’homme vêtu de cuir abat le conducteur, forçant Edmond à abandonner sa lance énergétique pour contrôler le véhicule. Mais, étrangement il semble mettre toute son attention à bien manœuvrer et conduire le véhicule, oubliant toute l’urgence de la situation. Le véhicule ralenti et Edmond semble peser chacune de ses actions de conduite avec la plus infinie précaution.

Théophraste continue de tirer des valda sur la Lorelei tout en hurlant à Anselme de bouger son cul. Lorelei tressaute, sans doute salement blessée. Anselme se lève, ouvre les portières arrières et confiant dans son costume blindé saute genoux en avant sur la mouille de Pharaonk. Ça fait un ponk ridicule, et Pharaonk, à peine ébranlé par le choc se saisit d’Anselme et commence à le broyer entre ces bras puissants. On entend craquer quelque part au niveau des côtes de l’agent. Anselme résiste tout de même à la douleur. Léon, profitant que les portières soient ouvertes jettent un œil sur le toit pour se retrouver nez à bouche de canon d’un luger. Une balle en sort comme au ralenti et vient finir sa course dans le front de Léon, alors qu’un rire guttural, satisfait et germanique retentit.

Edmond continue de rouler au pas, prend mille précautions pour longer la carcasse de la voiture fracassée, vérifiant qu’il ne va pas abimer la peinture de la carrosserie et semblant toujours ignorer le chaos ambiant. Plus loin, l’ours plonge à la poursuite d’un espion qui l’énerva en lui mettant un coup de botte. Anselme a roulé au sol, se sortant de l’étau de Pharaonk, ce dernier se jette sur le camion, l’agrippe fortement pour l’obliger à s’arrêter complètement, laissant dans la tôle les marques de ses mains métalliques. Théophraste et Léon bien que déséquilibrés ne tombent pas du véhicule.

Le second ours bondit alors par-dessus l’arbre couché et fonce sur la camionnette.

Edmond vérifie qu’il est bien au point mort avant de tenter de redémarrer le camion qui a calé, il ne faudrait pas noyer le moteur, n’est-ce pas ?

Léon, le front en sang veut se venger de l’homme au luger, arrive à l’atteindre de son arme, mais son adversaire semble porter des vêtements protecteurs. Théophraste tire sur le second ours à l’arrière qui grogne de douleur mais ne stoppe pas sa course. Anselme qui s’est relevé tente de frapper Pharaonk mais cela n’a guère d’effet. Derrière, Lorelei se relève lentement alors que des coups de feu retentissent dans les frondaisons alentours.

Pharaonk lance un poing constitué de milliers d échardes métalliques vers Anselme, qui l’évite de justesse. Du toit du véhicule le Boucher tire encore sur Léon, mais ce dernier est chanceux et la balle siffle à son oreille.

Edmond semble reprendre un peu ses esprits alors que Théophraste continue d’assaisonner l’ours de ses tirs. Anselme sort son arme de service, désespéré, et tire vainement sur

Léon, toujours à son duel avec le boucher, tente de lui faire ravaler sa morgue, mais es efforts sont insuffisants.

Le second ours se jette sur Anselme qui sombre dans l’inconscience. Pharaonk taillade de ses mains tranchantes Théophraste qui tombe à son tour, sur le toit du véhicule, le boucher disparait à la vue de Léon. Edmond redémarre enfin le camion. Léon change de cible, tire sur Lorelei qui continue de se rapprocher, mais il n’a pas été assez assidu au champ de tir pendant sa formation. L’ours à l’arrière festoie sur le cadavre d’Anselme à grandes bouchées sanglantes. Pharaonk, sans pitié, achève Théophraste alors que Léon succombe à un coup de feu venu des fourrés. Alors qu’Edmond relance son véhicule, le premier ours bondit devant lui, percutant le camion. Edmond garde tout de même le contrôle du véhicule et roule sur l’ours, mais le camion reste alors bloqué, les roues avant dans le vide. Edmond trouve finalement qu’il est plutôt bien garé et ne bouge plus. Son décès survient peu de temps après.

Fondu au noir.

Nous retrouvons les membres de l’Escadron Étrange, protecteur de Paris au Café Brebant, où ils ont été invité par Julien Maranval, journaliste à l’Exelcior. Ce dernier propose de devenir leur écrivain officiel.

À la fin du repas, un serveur nous présente un plateau avec une lettre dessus. Léo Sainclair, Le Nyctalope, nous invite en urgence à la librairie Fidérac dans le 18e arrondissement. Nous profitons de la voiture du journaliste pour nous y rendre instamment.

François frappe à l’huis et un vieux nous ouvre et se présente, Honoré Fidérac. La rencontre étant implicitement marquée par le secret défense, nous laissons le journaliste derrière nous, en compagnie de l’honorable libraire alors que ce dernier ouvre discrètement un passage dérobé derrière une étagère. Un couloir zébré d’une lumière rouge par des lanternes, un mastodonte du nom de Francis L’agneau, agent du C.I.D. nous attend au pied d’un vieil escalier en colimaçon. Au bout, une salle baignée de la même lumière rouge et comportant une table et des chaises en fer.

Le C.I.D. nous demande son aide, un fois de plus. Le Nyctalope souhaite que nous escortions un ressortissant Allemand, Kurt Suidmak et sa valise, les deux fuyant le régime du Dr Mabuze. Nous devons le conduire de Strasbourg à Londres via Paris, tout cela à bord de l’Orient Express. Albert grince des dents à la mention de la nationalité du transfuge mais nous finissons par accepter la mission. Nous devons récupérer le sieur Suidmak à Strasbourg à 13h10 pour un départ à 15h03 en train. Si nous avions du retard, l’exilé germanique se réfugiera à l’Hôtel de la Gare où il nous y attendra. Deux phrases de reconnaissance sont prévues : « On prétend qu’en haut de la Tour Eiffel, nul nuage n’obscurcit le ciel. » à laquelle il répondra « Il est vrai qu’à l’Est la tempête se lève et qu’un peu de répit ne se refuse pas. ». J’ai l’impression d’entendre les rouages de François tourner au ralenti et avec précision. Lagneau nous confie une liste de 12 numéro de téléphone.

Alors que nous rentrons nous reposer et surtout préparer nos affaires, François s’en va à la Sorbonne chercher des informations sur Kurt Suidmak.

Le lendemain, un stratogyre nous emporte à 8h pour nous déposer à 10h aux abord de Strasbourg. Pendant le voyage, François nous apprend que notre protégé est un physicien, qu’il fut aussi figurant dans le film Métropolis et qu’il a écrit quelques nouvelles de Merveilleux Scientifique mais non traduit en langue française.

Nous cheminons à travers la ville alors que François observe afin de trouver une librairie, en vain. Nous arrivons en vue du Parc Pourtales, lieu du rendez-vous, à 11h. Nous nous posons à un café proche tandis que François s’en va trouver une librairie et Albert s’en va dans le parc pour un tour de reconnaissance. L'automate revient bredouille peu de temps mais partageant un sentiment mutuel d’être surveillé. Deux agents non loin, faisant maladroitement semblant d’être absorbés dans la lecture de leur journal. Un couple croisé plusieurs fois sur le chemin de la librairie. Il nous semble clair qu’un nid d’espion nous entoure.

Nous rejoignons Le Premier Soldat de France dans le parc. Nous repérons à nouveau les deux lecteurs de journaux. Nous les abordons frontalement. Ils sont très gênés par leur manque de discrétion et se présentent comme des agents du renseignement intérieur, sous les ordres du Capitaine de Lespinette qui nous attendra avec un détachement de protection à bord de l’Orient Express.

Mais l’heure approche  et nous dirigeons nos pas vers la statue, lieu de rendez-vous. Un homme visiblement très fébrile, pressant une valise contre lui, s’y trouve. François s’avance vers lui, ajoutant à la nervosité de l’homme, le salut et lui délivre la phrase clef. Soulagé comme un naufragé à la vue d'une bouée de sauvetage, il débite la réponse dans un français approximatif au fort accent teuton.

Soudain, des balles sifflent à nos oreilles. Un homme et une femme sortent des fourrés. Chacun de nous se met en action, Albert sentant son ennemi héréditaire, les foudroie de son ire vengeresse et l’échauffourée se solde par un mort et une fuyarde blessée qui est rapidement rattrapée.

Nous nous replions à l’Hôtel de la Gare dans la chambre de notre expatrié toujours accroché à sa valise comme un morpion sur la fourrure d’une marquise.

14h45, nous voilà sur le quai de la gare. Nous avons un wagon réservé avec d’un côté la locomotive et de l’autre un wagon emplie d’agents du C.I.D. où nous faisons la rencontre avec le Capitaine de Lespinette membre du contre-espionnage français.

De retour dans notre wagon, Kurt nous fait comprendre qu’il n’a pas manger depuis 2 jours et que la faim le tiraille. Je tente de commander un repas, mais un grouillot employé de la compagnie me prend de haut m'indiquant à peine à demi-mots méprisants que ça ne se fait pas ici et que globalement il est étonné que nous y ayons même une place.

Nous nous dirigeons alors vers le wagon repas situé juste à la suite de celui des agents du C.I.D. Dès notre entrée, l’attitude des clients nous indique à peine implicitement qu’ils nous perçoivent comme des gitans à la cour du prince. Je les conchie, Albert de même, François n’a pas l’air de s’en occuper et Félix reste impénétrable. Albert remarque incidemment que le détecteur de nœud temporel s’allume en présence de Suidmak.

Nous nous attablons, commandons lorsque soudain, un bruit mat sur la fenêtre en face de notre table et immédiatement après, une explosion nous souffle ainsi que la fenêtre dont les bris de verre viennent nous cribler. Au même instant, la porte du wagon que nous avions emprunté se tord et laisse apparaître un humanoïde en métal aux allures de pharaon (décidément, ils sont partout. L’Égypte n’est plus ce qu’elle était visiblement).

François qui était resté en faction à l’autre porte se retrouve face à museau avec un énorme ours dont il semble peu vraisemblable qu’il fusse un client régulier de l’Orient Express vu le standing exigé.


La fumée se dissipant, se révèle une femme toute de cuir vêtue et un homme dont un tentacule lui sort de l’oreille ce qui me paraît absolument immonde et malséant.

Albert électrifie l’amatrice du cuir. Le Pharaon de Métal allonge son bras de façon démesurée et balance son poing dans la figure de Félix avant même qu’il ait pu tripoter son scarabée afin de laisser sa place à notre pharaon.

François utilise son art martial indien millénaire et malgré un coup de griffes vicieux de la bête, il parvient à la mettre à terre. Elle disparaît de façon étonnante dans un nuage de fumée alors qu’au bout du wagon passager suivant, un autre ours débute une charge mortelle.

Albert électrifie une seconde fois la fraulein mabusienne qui met genou à terre. Mais le Pharaon métallique lui balance sa tarte à la phalange et Le Premier Soldat de France tombe à la renverse.

Je décide de nous débarrasser définitivement de la dame de cuir  mais l’homme à la tentacule pénètre ma volonté alors qu’un nouveau tentacule lui sort de la narine (le dégoût m’envahit) et tout à coup, je sens qu’il faut que je protège cette superbe déesse de cuir qui fuit vers le wagon du C.I.D. Wagon duquel nous percevons de nombreux tirs et des cris de douleur.

François s’est préparé à la charge du deuxième ours, l’évite tout en le déséquilibrant et l’envoie bouler par la brèche produite par l’explosion de la fenêtre. L’animal se retrouve à moitié hors du wagon accroché par ses griffes afin d’éviter d’être emporté par l’avance du train.

Bien qu’à terre, Albert électrifie pour une deuxième fois l’égyptien en fer blanc.


Visiblement en difficulté face à notre groupe, l’Homme au Tentacules aboie un ordre au Pharaon de Métal qui lève les bras et le plafond du wagon se plie pour venir les isoler par rapport à nous.

Le frein d’urgence se déclenche enfin et alors que l’Homme aux Tentacules se tire par le dessus du toit qui fait un pan incliné, le dissimulant à notre regard, nous repérons dans le ciel ce que nous identifions dans un premier temps comme un stratogyre étonnamment silencieux. L’ours s’empare d’un câble qui lui est lancé de l’engin et le Pharaon de Métal emboîte le pas du tentaculaire mais s’en éviter de se prendre un nouvel éclair de la part d’Albert.

François s’empare d’un buste en bronze qui traînait par là et se rapproche de la déchirure du wagon. Il constate que dans le ciel commence à s’éloigner un petit zeppelin noir. Il balance le buste sur l’enveloppe de toile en espérant la percer mais le projectile rebondit. Le zeppelin semble protégé de plaque blindée de la même facture que le Zeppelin noir que nous avions combattu dans le ciel de Paris.

Alors que le train s’arrête, et que l’engin volant s’éloigne, Albert ajuste un dernier tir de foudre sur l’ours qui pend le long de son câble. Ce dernier disparaît en fumée comme le plantigrade précédent.

De Lespinette apparaît alors, blessé avec en arrière plan tous ses agents au sol, baignant dans le sang, le plafond de leur wagon criblé de balles. Il nous indique qu’il va bien et s’en va gérer le relationnel avec les clients et les administrateurs du train passablement choqués et énervés.

Nous sécurisons Kurt Suidmak qui s’était réfugié sous une table et en ressort sans une égratignure. Nous regagnons notre wagon en portant Félix que nous allongeons sur le canapé. Il se réveillera peu après alors que notre voyage a repris malgré l’état du wagon restaurant.

Nous réfléchissons à changer notre stratégie. Notamment à la réflexion de François, qui dès le début de notre mission, craignait que le risque d’agents ennemis infiltrés dans toute les organisations d’État était important. Je propose de nous réfugier à notre arrivée à Paris dans mon hangar situé sur une base militaire et de prendre mon aéroplane pour rejoindre Londres sans en informer qui que se soit. Prenant tout le monde à contre-pied tout en prenant le risque de n’avoir aucun soutien face au sinistre zeppelin noir.

A suivre

Cette aventure vous a été offerte par l'Eau Radium