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samedi 14 mars 2026

La Brigade Chimérique - The Brain from planet Druzo


Dès les premières heures, les membres de l’Escadron Étrange se rendent au C.I.D. M. Guy les y attend mais leur propose une entrevue dans un café non loin. Visiblement, suite à leurs frasques de ces derniers temps, Le Nyctalope leur interdit l’accès à ses locaux.

Nos 4 vaillants patriotes narrent donc au petit fonctionnaire leurs aventures berlinoises, la façon dont on leur vola sournoisement leur corps ainsi que la manière dont ils les ont courageusement récupérés. Le rond de cuir prend notes sans mot dire et leur donne rendez-vous à midi au même endroit.

Aymeric de Saint Sernin s’en va tenter de remettre de l’ordre dans son mariage et puisque Jessica est absente, décide de lui écrire et offrir un article dans lequel il relate sa vie Berlinoise. François de Vaucanson se dirige vers la bibliothèque de Paris afin de faire une revue complète de la semaine manquée et Félix Dufaux et Albert Roche vont rendre compte auprès de l’Institut du Radium qui fut le commanditaire du fiasco berlinois.

À midi ils retrouvent M. Guy qui leur indique que Le Nyctalope ne s’opposera pas à ce qu’ils détruisent la valise qu’ils ont remise, il y a quelques temps déjà, au Diogène Club de Londres, lors d’une mission pour le C.I.D. Valise piégée par les forces mabusiennes puisque contenant le cerveau d’un médium d’outre Rhin et servant d’attracteur pour Druzo (voir les épisodes précédents). Le chef du C.I.D. leur fait comprendre à travers son sous-fifre que cela serait une façon efficace de revenir dans ses bonnes grâces et de se racheter vis à vis de Paris et de la France.

Qu’à cela ne tienne, voilà les 4 surhommes partis en direction du hangar de Saint Sernin. Un petit mot pour Jessica Jane et une réparation d’un sabotage sur l’aéroplane de l’aventurier plus tard, les voilà en vol pour la perfide Albion.

2h de voyage et ils se posent à Londres. Ils rejoignent dare-dare le Diogène Club où l’huis reste clos après que le zélé portier les eut reconnus.

Mais au café d’en face, Thomas Carnaki leur fait signe. Ils lui racontent leurs mésaventures et le détective anglais de l’occulte organise une rencontre avec ses compatriotes Harry Dickson et Giberne l’Accélérateur. Devant la gravité du danger, ces derniers demandent au commando français de voler la valise dans la station radar où elle est employée et de la détruire. Un véhicule leur est fourni et le responsable de la station, Robert Watson Watt, est prévenu.

Pas de temps à perdre, les voilà roulant en direction du Suffolk. Mais arrivés à la station radar, point de R.W. Watt qui est en tournée dans d’autres stations radar, et c’est son adjoint Alvin Foster qui les reçoit de façon cordiale. Il leur explique que la valise est branchée à la station radar afin d’en décupler la puissance. Il s’absente pour chercher les clefs de la pièce où est contenue la valise et ne revient pas. Dans la salle des radars, de fortes exclamations leur parviennent. Une onde particulièrement puissante vient d’être émise.  Sentant le coup fourré, l’Escadron Étrange se rend à la porte blindée fermant le couloir de la station et protégeant, n’en doutons pas, la technologie la plus précieuse.

Ozie force la porte et il entre dans une salle bardée d’électronique, dont la valise reliée à une série d’appareils. Il se précipite, et sortant d’un recoin où il était caché, Alvin lui tire dessus tout en l’invectivant d’une exclamation aux consonances germaniques. Alors que l’automate sentient en vient au corps à corps, persuadé de maîtriser aisément l’individu, Albert les électrocute et Félix leur fait dégringoler moult appareillages sur le coin de la mouille. Alvin décède sans résistance. Dans la précipitation et l'agitation, Aymeric use spontanément de son pistolet à rayon et détruit la valise.

Ils ressortent ensuite de la station et par tranquillité d’esprit partent fouiller les deux cottages où logeaient Watt et Foster lorsqu’ils travaillaient à la station. En effet, ils leur paraît évident qu’au moins Foster a été victime de la Machine à Envahir les Esprits du Docteur Ziclon. En vain. Point d’indices sur une quelconque origine teutonne de l’un ou l’autre des scientifiques.

Ils retournent au Diogène Club pour rendre compte, les restes de la valise sous le bras. Carnaki, visiblement extrêmement gêné par les effluves méphitique émanant encore du cerveau mort de Minx, leur demande d’incinérer l’appareil, ce qu’ils font sans attendre.

Mission accomplie, l’Escadron Étrange repart vers sa patrie avec les remerciements des trois surhommes anglais ainsi que des contacts fiables au pays des rosbifs.

À suivre

samedi 21 février 2026

La Brigade Chimérique - À la poursuite du Docteur Ziclon

Chapitre 1
L'Agent de l'Ombre


La course poursuite dans l’escalier se termine lorsque l’ombre du fuyard disparaît étrangement dans l'encoignure de la porte. Pas de passage secret dissimulé pourtant, Ozie ne trouve qu’un papier au sol qu’il empoche. Il rejoint frustré ses camarades qui décident de se rendre au bar Die Hole, vague réminiscence de leur vies antérieures.

Sur les lieux, Albert Roche approche le tenancier qui se souvient bien de la présence de l’Escadron Étrange dans ses murs. Le premier soldat de France sentant un homme de confiance lui apprend la vérité sur l’échange des corps et reçoit en retour une promesse d’aide et de connexion à des réseaux anti-Mabuse.

De son côté Aymeric de Saint Sernin est attiré par les propos d’un poivrot qui se lamente sur son sort. Alfred Schultz déblatère sur la disparition de l’Ordre de l’Ultima Thulé et sur sa participation à des expériences scientifiques tout autant qu’ ésotériques. Pressentant d ‘intéressantes informations, le journaliste explorateur pousse le soulographe à plus de révélations.

Félix Dufaux voyant un papier dépasser de la poche d’Ozie l'interroge. Ce dernier a en effet totalement oublié le message abandonné par le mystérieux fuyard qui leur donne rendez-vous à 2h du matin à l’entrée de service de l’Hôtel Adlon.

Les contacts étant pris à Die Hole, ils partent au rendez-vous et rencontrent un surhomme russe se déplaçant dans les ombres. Danila Von Lamp leur apprend qu’il est à la recherche d’un compatriote de Nous Autres qui a subit la même expérience de décorporation que les héros. De prime abord il ne recherche que le corps car chez la plupart des sujets, l’esprit ne survit pas à l’échange. Les membres de l’Escadron Étrange sont l’exception qui confirme la règle. Il leur donne un prochain rendez-vous à 2h du matin à la synagogue détruite, le lendemain, et disparaît.

Nos infortunés français décident d’aller fouiller l’appart d’Alfred, n’ayant pas plus de piste pour retrouver leurs corps. Ils arrivent au moment où ce dernier se fait embarquer par des crânes. Dans son logis, ils trouvent des références à divers travaux et recherches mélangeant science et ésotérisme sous l’égide de l’Ordre de l’Ultima Thulé et signés R.V.S.

Le lendemain, après avoir trouvé les ruines de la synagogue, ils sont rejoints par Danila et assistent à la détresse d’une famille juive se cachant parmi les gravats. Mais les crânes débarquent, tout le monde fuit. Danila les emporte dans les ombres après les avoir bien mis en garde de ne pas ouvrir les yeux. Ils se réveillent au Grossentirgarden (un parc berlinois) le visage griffé et déchiré par leurs propres ongles. La traversée des ombres dont ils ne gardent aucun souvenir fut, de toute évidence, traumatisante.

Toujours un peu désœuvrés et désorientés, ils repartent à Die Hole où ils retrouvent Alfred Schultz toujours pleurnichant devant son verre. Albert en à gros et décide de l’interroger manu militari. Il l'embarque dans une pièce au fond aidé d'Aymeric. L’Alfred il déballe tout, et surtout sur son supérieur, un savant du nom de Rudolf Von Sobotendorf habitant dans un immeuble donnant sur le pont d’Oberbonbruke.

Mais voilà les crânes qui débarquent, il faut fuir à nouveau. Albert stoppe Aymeric qui voulait s'en prendre à l'allemand et ils filent vers le bâtiment du savant de l’Ultima Thulé. Ils entrent, fouillent et trouvent pleins de papiers éparpillés dont certains faisant référence à la machine du Docteur Electrax. Et soudain, c’est le drame, sur une photo Albert reconnaît Rudolf Von Sobotendorf comme étant l’infâme Docteur Ziclon, le même qui le transforma en gaz bioélectrique dans les tranchées sans lui demander son avis. Albert est colère et vocifère d’importance.

Chapitre 2
À la poursuite du Docteur Ziclon


Alors qu'Albert fulmine, les autres membres de l'équipe fouillent les restes de l'appartement et du laboratoire visiblement mis à sac sous un accès de rage. Ils rassemblent les papiers éparpillés et finissent par collationner des informations valables.

Rudolf Von Sobotendorf en tant que chef de l'Ultima Thulé développait de nombreux projets.

  • Le retour de Dönar avec des recherches dans les pays nordiques.
  • Après l'échec du surhomme Albert Roche, sa "lamentable réussite", il en créa une nouvelle version pour les autorités berlinoises. Das Gassman qui fut placé dans les égouts.
  • Das Otyugh. Une super bactérie gigantesque et dévoreuse qui fut également placée dans les égouts berlinois.
  • Des plans parcellaires d'une machine à envahir les esprits dérivée de celle du Docteur Electrax.

Les notes finissent par la résolution du savant, suite à la dissolution de l'Ordre de l'Ultima Thulé par Mabuse, de se réfugier auprès de sa dernière création.

L'Escadron Étrange suit la seule piste à disposition, les égouts Berlinois.

Ils se retrouvent dans des galeries aux dimensions gigantesques où courent des tuyaux colossaux s'enfonçant toujours plus profond dans les sous-bassements de la métropole.

Étrangement, les égouts sentent la rose ou d'autres notes florales. Ils en comprennent la raison lorsqu'ils débusquent Das Gassman, une copie conforme d'Albert Roche dans son costume permettant de contenir sa forme gazeuse. Das Gassman a été relégué par les autorités de la ville à être un désodoriseur vivant des égouts. Alors qu'Ozie tentait une approche diplomatique, ses camarades optent pour la contrainte physique et la menace. Le Gassman se défend et projette un gaz qui paralyse Ozie et Felix mais il est maîtrisé par les deux héros restant. L'infortuné égoutier les conduit jusqu'au plus profond du réseau d'assainissement où même lui n'a pas le droit de se rendre.

Dans cette ultime sous-sol, l'odeur de merde est bien présente. Ils finissent par trouver un vieux monsieur, assis au bord d'un vaste puits collecteur de toutes les déjections de la ville, parlant comme à un ami invisible et se lamentant sur son sort. Ozie s'approche seul du clodo ravi de voir un humain et entame la conversation avec celui dont il subodore déjà être le professeur Ziclon.

Albert Roche le reconnaissant immédiatement entre en rage et veut l'effacer de la surface, où plutôt ici, de la sousface de la Terre. Mais finalement Ozie arrive à contenir la situation et se présente ainsi que ces amis pour des envoyés de Mabuse. Sous la condition qu'il leur fournisse une nouvelle machine à envahir les esprits, Mabuse est prêt à le réintégrer dans l' intelligentsia allemande. Ziclon se montre volontaire et même enthousiaste. Il quitte sans regret les bords de l'immense puits où gît en son sein sa plus grande création, Das Otugh qui dévore dans les ténèbres toute la merde de la cité.

Durant la remontée, le savant est prolixe en renseignements. Il leur parle de ses projets pour ramener Dönar, plus connu sous le nom de Thor, et son terrible marteau, au service de l'Allemagne. Plus important il leur apprend que depuis Thunguska où une sonde de Druzo s'est écrasée, Minx, un agent de Mabuse, est parvenu à communiquer mentalement avec les insectes.

C'est durant cette première communication que l'artiste Escher fut malencontreusement impliqué. Mabuse mit au point des attracteurs pour Druzo dont le premier, composé du cerveau de Minx, fut livré à Londres par une équipe de surhommes français après un travail hors pair de désinformation par les services secrets allemands.

C'est la douche froide pour l'équipe.

Mais pas le temps de se morfondre, Tout ce petit monde réintègre l'appartement de Ziclon et le met rapidement au travail. Avec l'aide et sous l’œil attentif d'Ozie, la machine à envahir les esprits est remontée en quelques jours et améliorée permettant ainsi un échange à distance.

Il est temps pour l'Escadron Étrange de regagner leurs corps d'origine. Épaulé par le patron de Die Hole, l'un après l'autre, les surhommes s'assoient dans la machine. L'échange s'opère et sur le fauteuil ne reste plus qu'un allemand décédé, l'esprit ramené n'ayant pas survécu au transfert.

Avant de partir, Albert s'isole avec Ziclon, se présente comme la lamentable réussite et le tue alors que son créateur réalise qui est sa mort. Justice est faite.

Épilogue

Les membres de l'Escadron Étrange se "réveillent" sur les marches de l'Opéra de Paris, chacun aux bras de demoiselles à la petite vertu bien vulgaires. Derrière eux, le directeur de l'Opéra affolé, en face, une foule scandalisée et des journalistes aux anges. Aymeric stoppe le coup de poing qu'il allait asséner à un quidam, Albert à son casque couvert de graffitis orduriers. Félix, peu habitué aux excès,vomit la preuve de ses excès dans une jardinière fleurie non loin de là, soutenu lui aussi par  deux donzelles peu farouches. Ozie a une protubérance pyramidale au niveau des génitoires.

Il se déshabille et constate qu'on lui a soudé un membre en érection au niveau du pelvis. Il l'arrache.

Délaissant les putes, la foule et le directeur soulagé, ils apprennent par les journaux les frasques commises pendant leur absence de leur corps, notamment la façon dont Ozie a vomi sur le C.I.D.

Plus grave, alors qu'ils se rendent au hangar d'Aymeric de Saint Sernin, ils découvrent Jessica meurtrie dans sa chair et terrorisée à la vue de son mari. Cette dernière a subi les violences de son époux ainsi que ses agressions sexuelles. Malgré les explications, le traumatisme ne s'effacera pas facilement.

De même, alors qu'Ozie rentre chez lui, c'est un Lothar en lingerie fine et apeuré qui lui ouvre. L'automate comprend que l'allemand qui occupait son corps a abusé de son serviteur et ami par l'entremise du braquemart métallique qu'il avait fait souder à son entrejambe.

Tous ces jours de décorporations furent propices à humilier leur proches et jeter l’opprobre sur la réputation des surhommes parisiens.

Poussé malgré tout par le devoir, l'Escadron Étrange se rend au C.I.D. afin de prévenir le Nyctalope du fiasco de l'expédition londonienne et les dangers encourus par les détenteurs de la valise et du monde en général. Mais après leur comportement inqualifiable les agents de sécurité leur refusent l'entrée jusqu'au lendemain.

Ils rentrent donc se coucher. Aymeric devant se contenter d'un canapé, Jessica lui refusant la couche nuptiale. Ozie dans la solitude, ayant donné congé à Lothar afin que ce dernier se remette des derniers outrages qu'il a subi. Félix silencieux, ne laissant rien paraître et le Premier Soldat de France contenant probablement une rage sourde face au agissements révoltants des boches et les humiliations subies par les proches de ses amis.



samedi 24 janvier 2026

La Brigade Chimérique - Die fehlende Hose



Quelques mois plus tard…

Chaque membre de notre quatuor Étrange se réveille dans une chambre qui n’est pas la leur, dans un pyjama qui n’est pas le leur puisqu’il s’agit d’une chemise de nuit d’hôpital et… dans un corps qui n’est pas le leur !

Ozie découvre le mal de tête et c’est insupportable. Pourquoi les humains s’infligent-ils ça ?! Et ce corps tout mou avec le truc qui pend entre les jambes… SANS BLAGUE !

Albert Roche découvre qu’il parle en Allemand et que son corps appartient à un Allemand. Il en conçoit de l’aigreur qui lui donne des envies de meurtre avec violence.

Effectivement, isolés dans leur chambre fermée à clef. Chacun prend la mesure de son nouveau corps, de son mal de crâne et de sa capacité naturelle à baragouiner en teuton. C’est l’horreur.

Aymeric de Saint Sernin décide de sauter par la fenêtre du premier étage afin de s’échapper de cet endroit. Il s’écrase 4 - 5 mètres plus bas en se foulant une cheville au passage. Puis se bastonne avec un infirmier qui déboule de derrière une voiture militaire stationnée dans la cour de l’hôpital avant de perdre la partie lorsque son adversaire ajoute un Luger P08 Parabellum dans la discussion.

Ozie quant à lui appelle des infirmiers stationnant dans le couloir derrière sa porte. Il tente la diplomatie afin de comprendre la situation, se fait embrouiller et seringuer dans le dos par un infirmier perfide.

Félix Dufaux fait comme Ozie en plus vénère et fini sédaté comme Ozie. Ce dernier lutte néanmoins contre l’endormissement avec succès ce qui lui permet de fouiller un peu sa mémoire défaillante dû à ce putain de mal de tête. Il se souvient vaguement d’une mission à Berlin et de poissons nageant dans un étrange aquarium.

Albert Roche est colère. Il s’empare du tiroir de sa table de nuit. Appelle l’infirmier derrière la porte et lui fait part de son mécontentement à coup de tiroir dans la gueule. Puis il lui pique ses vêtements et son Luger P08 Parabellum et range le corps dans la chambre. Il part ensuite dans l’exploration du bâtiment afin de trouver d’autres teutons à qui exprimer sa juste ire.

Il croise deux infirmiers transportant un patient qui se plaint de sa cheville. Il leur tombe dessus comme un marteau sur deux enclumes en leur signifiant clairement son pédigrée de Premier Soldat de France. Du sol où il a chu, le patient à la guibolle blessée lui demande si il est bien Albert Roche car lui il est Aymeric de Saint Sernin et qu’il est bien content de retrouver son camarade fut-il dans le corps d’un fridolin. Ils prennent des fringues pour AdSS, les deux armes que ses pseudo-infirmiers transportaient et les enferment dans une chambre. Ils constatent que les locaux semblent délabrés et font penser à un ancien hôpital abandonné.

AdSS ayant aperçu, avant sa fuite ratée, un autre patient dans l’aile opposée, ils décident d’aller y voir, espérant retrouver les membres manquants de l’Escadron Étrange.

Pendant ce temps, Ozie luttant contre la torpeur chimique, jette son matelas par la fenêtre afin d’amortir la chute qu’il effectue du premier étage. Il atterrit ainsi dans la cour sans dégât et se dirige vers la véhicule militaire. C’est à ce moment qu’il entend  des appels provenant de l’étage qu’il vient de quitter. Se retournant, il voit deux gars qui lui font signe en se présentant comme AR et AdSS. Il leur répond avec joie et un mal de tête qui commence à bien faire en indiquant que pour sa part et pour ce qu’il en sait, il est François de Vaucanson aka Ozie. Il choppe un démonte-pneu dans la voiture après l’avoir fouillée et repart vers l’intérieur des bâtiments pour les rejoindre. Alors que dans le hall il trouve des vestes militaires allemandes et les clefs du véhicule, il entend des coups de feu.

Les deux comparses se coltinent avec un schleu embusqué dans la seule pièce contenant des genres d’appareillages médicaux. Ils finissent par avoir raison de leur adversaire, retrouvent Félix Dufaux toujours dans les vapes, le réveillent. Ensuite les 4 enfin réunis, migraineux et affublés de corps inconnus inspectent le matériel médical trouvé et qui a pris quelques balles perdues dans le buffet. Félix qui a perdu ses pouvoirs (comme ses camarades) mais a conservé ses connaissances ésotériques (comme ses collègues) reconnaît une variante de la machine du Dr Electrax prévue pour échanger des esprits dans d’autres corps. TIENS DONC !

Ils interrogent leur prisonnier qui ne sait pas grand chose si ce n'est qu'il devait, avec ses comparses, garder prisonniers nos 4 soldats français suivant les ordres d'un haut gradé allemand ayant ses quartiers au QG des crânes, à Berlin. Ils en profitent pour piocher dans les quelques médicaments présents afin de faire cesser le mal de tête qui les martèle depuis le réveil.

Ils s’équipent avec les uniformes de leurs geôliers. Malheureusement l’un d'eux vient de s’échapper et Ozie se retrouve lancé à sa poursuite, avec ses camarades, la teub à l’air. Il expérimente ainsi et en même temps la gêne et une juste colère qui monte inexorablement. Sentiments humains désagréables jusque là inconnus. Le fuyard s’échappe dans la forêt et l’androïde coincé dans un corps humain défectueux (un cerveau qui fait mal et impuissant face à des flots d'hormones contradictoires ce n’est pas normal) est obligé de se couvrir ses intimités avec un pantalon au cul merdeux trouvé dans un tas de linge sale.

Ils quittent l'endroit à bord du véhicule militaire et Ozie les encourage à fouiller dans leurs souvenirs. Remonte vaguement à leur mémoire : une mission diligentée par l'Institut du Radium. Une conférence à l'Hôtel Adlon. 4 savants allemands potentiellement transfuges à approcher.

Quelques barrages militaires plus loin, passés à l’esbroufe avec une relative facilité, les voilà en vue de la banlieue berlinoise. L’équipée décide de passer par les petites routes car l’entrée de la ville est filtrée par des Crânes peu sensibles au pouvoirs de l’embrouille.

Les voilà devant l’hôtel, où cantonnent 4 Crânes autour d’une berline noire d’aspect inquiétant. Ils décident donc de se garer plus loin et de wait and see comme disent les rosbifs. Ozie s’en va à la recherche de la porte de service, accompagné d’AdSS et de FD. Inutilement car de la porte principale de l’hôtel, sort un officiel en costard suivi par un employé. Le VIP monte dans la berline et à sa suite, à l’unisson, les 4 séïdes de Mabuses. La voiture prend le large.

Nos sans-enveloppe-corporelle-fixe investissent l’hôtel et malgré la chiasse qui macule son fondement - ou peut-être grâce à l’irritation que lui procure son état - Ozie emploie l’autorité teutonique militaire qui lui est temporairement confiée (l’espère-t-il) pour se faire remettre les clefs des chambres qu’avaient louées leurs anciens moi.

Direction le 4ème étage pour une fouille en règle mais le personnel de ménage est déjà passé et le vide immaculé les attend.

Alors qu’ils remontent dans l’ascenseur pour rendre les clefs à l’accueil, Ozie repère une ombre furtive au bout du couloir. Il invective péremptoirement le groom pour qu'il rouvre la porte et se lance à la poursuite de la silhouette fantomatique avec des envies d’envoyer des bourres-pif, probablement dûe à l’irritation de ce corps inefficace bourré d’hormones perturbantes et vétu de vêtements souillés évoquant des sentiments de gêne inconnus jusqu’alors.

“ALT ! SCHNELL.” hurle-t-il au fuyard. Bout du couloir, couloir à droite, l’ombre disparaît derrière la porte d’escalier de secours, , AdSS et FD sur les talons. L’ancien androïde use de son ouïe afin de déterminer si la silhouette en fuite est montée ou descendue. Il perçoit un bruit discret vers le haut et se précipite dans la montée d’escalier. 

samedi 13 septembre 2025

La Brigade Chimérique (Icons system) - The Spirit of London

En arrivant à Londres, une épaisse nappe de brouillard accueille l’EE…

Pendant ce temps, FD remis sur pied accompagne l’une des équipes-leurres du CID en direction de Londres, fait le voyage sans heurt et rencontre Thomas Carnaki. Ils font connaissance en attendant l’arrivée deux heures plus tard de l’EE.

L’EE débarque du train et découvre FD, Thomas Carnaki et une brume inhabituelle qui inquiète même le détective-mage. Pour se rendre au Diogene Club sur Pall Mall Street, ils veulent prendre la voiture de Carnaki mais des forces magiques antiques œuvrent à les en empêcher : des murmures en gaëlique ancien profèrent un avertissement, des épées brumeuses déciment l'équipe du CID, blessant même Lagneau, et une gigantesque statue de lion leur bloque l’accès au véhicule. Le mage londonien tente de communiquer avec l’esprit animant le lion, l’EE arrive à embarquer dans la Bentley 4 1/4 Litre décapotable et FD dégage la rue en propulsant le lion de pierre.

Au volant, AdSS décide de faire un détour par un parc pour éviter des dégâts en ville. Mais une pluie de roses ciblant Siodmak blesse certains passagers, malgré la télékinésie et le “recapotage”. Arrivé à Regent’s Park, l’EE est attaqué par des pavés projetés depuis le sol sur Siodmak. Puis dans le parc, un autre avatar de l’esprit des lieux, sous la forme de la statue de l’amiral Nelson descendu de sa colonne, menace l’EE.

Carnaki tente à nouveau une communication et demande à l’EE de convaincre l’esprit antique de la nécessité d’accueillir Siodmak et son invention sur le sol anglais. A tour de rôle, FdV, AdSS et AR argumentent depuis une vision spectrale, le Parlement d’Argent. Le “Roi” antique cède, dépassé par la modernité mais rancunier envers les humains locaux.

Dans une Londres nocturne et apaisée, l’EE arrive enfin au Diogene Club et accomplit sa mission en transférant Siodmak et son invention au gouvernement britannique. Carnaki leur révèle que le contenu de la valise a un rapport avec le phénomène des ondes, sans plus de détails, et pourrait s’avérer crucial dans la défense future du pays.

L’EE connaît un moment de calme et de repos : AdSS fait venir JJ pour profiter de cette pause afin d'écrire un nouveau livre ; FdV et FD vont faire connaissance avec la capitale du Commonwealth ; et AR retourne en France avec Lagneau.

Fin du premier arc

samedi 30 août 2025

La Brigade Chimérique (Icons System) - Le Désorient Express

Après la récupération de la valise et de Dutilleul, FD et Dutilleul se rendent au CID et les autres vont au Moulin Rouge. En route, ils avertissent AdSS qui les rejoint dans Pigalle.

Le trio présente la valise à l’inspection de Nathanael Bensoussan pendant presque une heure. Avant de partir, FdV tente, en vain, d’apprendre le résultat des observations du scientifique des Habits Noirs, Mistinguett préfère attendre de les évaluer.

Au milieu de la nuit, FdV se rend au CID pour récupérer Siodmak et poursuivre le voyage. Mais il est interrogé par le Nyctalope (qui a obtenu des infos) et lui ment. Il retrouve ensuite le reste de l’EE au hangar AdSS.

Le lendemain, l’EE récupère Siodmak au CID et choisit un moyen de transport pour la fin du voyage-mission. Délaissant les airs et la route, ils embarquent incognito sur l’Orient Express avec une équipe du CID menée par Francis Lagneau. Durant la partie française du trajet, AdSS et des agents sont témoins de visions mystérieuses et troublantes. Sur le ferry, AR a aussi une vision dérangeante et un enfant se mutile pour échapper à une voix. Finalement, durant la partie britannique du voyage, un agent du CID tue un des collègues pour éviter un carnage dans le dernier wagon.

À suivre

samedi 19 juillet 2025

La Brigade Chimérique (Icons system) - La Valise Volée

L'Orient Express, bien déglingué, arrive en gare envahit par la foule des journaleux parisiens et des agents de la maréchaussée.

À peine posés les pieds sur le quai que des fumigènes explosent semant le chaos et permettant à une pseudo infirmière de voler la valise du savant allemand.

L'Escadron Étrange malgré une course poursuite dans la gare et une enquête sur le terrain ne parvient pas à retrouver l'intrigante.

Le lendemain au C.I.D., François, Albert et Félix font la connaissance de Miss Terria, agent anglais du M.I.6. Elle reconnaît Fatala grimée en infirmière sur des photos prises à la gare. La voleuse est une professionnelle du larcin et une ex de François Dutilleul, le célèbre Passe-muraille.

Dutilleul habitué de l'Institut du Radiumen est absent depuis plusieurs jours. Irène Joliot-Curie est inquiète.

À l'appartement du Passe-muraille, une investigation rapide des surhommes leur fait découvrir 4 gouttes de sang. Albert interrogeant la logeuse apprend la visite, la semaine précédente, de 2 gars louches aux yeux bleus. Il renifle quelques méfaits teutoniques.

Dans la rue, au pied de l'immeuble, l'Escadron est approché par un maigrelet appartenant aux mystérieux Habits Noirs. Il leur donne rendez-vous au Moulin Rouge après 22h.

Les surhommes retrouvent Miss Terria au bar Le Titi Parisien. Son réseau lui a appris que Fatala a agit sous la contrainte de Nous Autres car ils détiennent Dutilleul, et à présent la valise de Suidmak.

À Pigalle, une gueule cassée les introduit au sein du Moulin Rouge et auprès de Mistinguette (Jeanne Bourgeois), la chef des Habits Noirs. Ce réseau parallèle d'espions a localisé la valise. Le prix de l'information est que son scientifique, Nathanael Bensoussan puisse observer l'intérieur de la valise avant qu'elle ne soit acheminée à Londres. Les membres de l'Escadron Étrange acceptent.

Cela les conduits à Boulogne-Billancourt, rue de Seine, à un entrepôt gardé par des slaves à tendances communistes. Ce ne saurait arrêter les défenseurs de Paris et plus généralement du monde libre qui électrocutent ou molestent les membres de Nous Autres malgré les pièges explosifs qui minent les lieux.

Dutilleuil est sauvé, les kidnappeurs tombent sous les coups ou se suicident chimiquement. Dans une caisse frappé au sceau du C.I.D., la valise est récupérée.

À suivre


samedi 7 juin 2025

La Brigade Chimérique (Icons system) - Les 5 salopards de l’Orient Express

Scène pré-générique

Une aventure de l’Escadron Étrange sans l’Escadron Étrange.

ou

Virée mortelle pour les agents du C.I.D.


Les faits évoqués dans cette chronique ont lieu un mois environ après l’affaire Bruxelloise.

Quatre agents du C.I.D. sont chargés d’escorter un allemand dénommé Kurt Siudmak -ainsi que sa valise au contenu précieux- de Strasbourg à Paris. Kurt a été exfiltré d’Allemagne et doit être ensuite envoyé en Angleterre.

Le patron, Mr N. a exigé la plus grande discrétion. Un stratogyre est parti plus tôt de Strasbourg pour brouiller les pistes alors que les agents du C.I.D. quittent la ville dans un fourgon blindés escortés de deux voitures remplies d’espions. Ce transfert précautionneux n’est pas habituel pour de simples agents du C.I.D., même si ceux-ci sont pourvu d’équipements non conventionnels, et les agents se remémorent la phrase du patron : « plus que de surhommes, nous avons besoin d’hommes sûrs. »

La sortie de Strasbourg se fait sous la pluie, mais à la traversée de la première forêt, le convoi est arrêté par un arbre déraciné, arraché du sol et couché en travers de la route.

« C’est un piège ! » dit Léon Tonnelier, agent du C.I.D. muni d’un chapeau melon lui conférant des pouvoirs mentaux.

Les espions dans les voitures ne réagissent guère quand soudain, la voiture a l’avant est déchirée, broyée, écartelée par une main invisible !

« Marche arrière ! » hurle Léon au chauffeur du camion alors que la voiture de queue, manœuvre aussi.

Mais surgit alors un énorme ours kodiak qui abat ses grosses pattes sur ladite voiture, fracassant le moteur.

Edmond Daillefer, agent du C.I.D. muni d’une lance énergétique se penche par la vitre passager pour viser l’ours alors qu’Anselme Petitboudu se jette sur Kurt pour le protéger, étant équipé d’un costume blindé. Enfin, Theophraste Legandin surveille leurs arrières par le hublot. Léon tend l’oreille, aux aguets.

L’ours est touché par le tir d’Edmond et se tient la patte, les agents de la voiture aplatie s’égayent dans les buissons proches pour mieux se défendre.

La première voiture broyée semble se disloquer, ses parties métalliques se rassemblant pour former une créature humanoïde. Derrière l’arbre apparaissent un autre ours, jumeau du premier, et une femme portant une grande tenue noire. A l’avant du convoi, un homme portant une tenue de cuir noir sort des fourrés et se place à côté de l’ours blessé. Quelque chose tombe sur le toit du fourgon.

Les quatre agents du C.I.D. pensent en même temps : « les longs couteaux » se rappelant leurs briefing et formations d’agent. Les longs couteaux travaillent pour Mabuse et l’équipe est constituée de :

Pharaonk, un esprit désincarné qui contrôle le métal.

Lorelei qui a des pouvoirs au toucher.

Oumenk capable de se transformer en deux ours.

Das Glassgeister, que l’on peut traduire par l’esprit de glace.

Der Metzger, le boucher.

Léon, légèrement paniqué, oublie qu’il est dans un véhicule blindé et tente de tirer à travers le toit… heureusement sans conséquence fâcheuse.

Théophraste brise la vitre arrière et tire sur Lorelei qui tombe sous le choc de l’impact.

Le chauffeur du camion, semblant incertain sur la conduite à tenir, Edmond lui ordonne de foncer droit devant avant de tirer de nouveau sur l’ours qui semble étourdi pour le compte.

Léon change de cible et tire sur Pharaonk, l’homme de métal.

A l’avant, l’homme vêtu de cuir abat le conducteur, forçant Edmond à abandonner sa lance énergétique pour contrôler le véhicule. Mais, étrangement il semble mettre toute son attention à bien manœuvrer et conduire le véhicule, oubliant toute l’urgence de la situation. Le véhicule ralenti et Edmond semble peser chacune de ses actions de conduite avec la plus infinie précaution.

Théophraste continue de tirer des valda sur la Lorelei tout en hurlant à Anselme de bouger son cul. Lorelei tressaute, sans doute salement blessée. Anselme se lève, ouvre les portières arrières et confiant dans son costume blindé saute genoux en avant sur la mouille de Pharaonk. Ça fait un ponk ridicule, et Pharaonk, à peine ébranlé par le choc se saisit d’Anselme et commence à le broyer entre ces bras puissants. On entend craquer quelque part au niveau des côtes de l’agent. Anselme résiste tout de même à la douleur. Léon, profitant que les portières soient ouvertes jettent un œil sur le toit pour se retrouver nez à bouche de canon d’un luger. Une balle en sort comme au ralenti et vient finir sa course dans le front de Léon, alors qu’un rire guttural, satisfait et germanique retentit.

Edmond continue de rouler au pas, prend mille précautions pour longer la carcasse de la voiture fracassée, vérifiant qu’il ne va pas abimer la peinture de la carrosserie et semblant toujours ignorer le chaos ambiant. Plus loin, l’ours plonge à la poursuite d’un espion qui l’énerva en lui mettant un coup de botte. Anselme a roulé au sol, se sortant de l’étau de Pharaonk, ce dernier se jette sur le camion, l’agrippe fortement pour l’obliger à s’arrêter complètement, laissant dans la tôle les marques de ses mains métalliques. Théophraste et Léon bien que déséquilibrés ne tombent pas du véhicule.

Le second ours bondit alors par-dessus l’arbre couché et fonce sur la camionnette.

Edmond vérifie qu’il est bien au point mort avant de tenter de redémarrer le camion qui a calé, il ne faudrait pas noyer le moteur, n’est-ce pas ?

Léon, le front en sang veut se venger de l’homme au luger, arrive à l’atteindre de son arme, mais son adversaire semble porter des vêtements protecteurs. Théophraste tire sur le second ours à l’arrière qui grogne de douleur mais ne stoppe pas sa course. Anselme qui s’est relevé tente de frapper Pharaonk mais cela n’a guère d’effet. Derrière, Lorelei se relève lentement alors que des coups de feu retentissent dans les frondaisons alentours.

Pharaonk lance un poing constitué de milliers d échardes métalliques vers Anselme, qui l’évite de justesse. Du toit du véhicule le Boucher tire encore sur Léon, mais ce dernier est chanceux et la balle siffle à son oreille.

Edmond semble reprendre un peu ses esprits alors que Théophraste continue d’assaisonner l’ours de ses tirs. Anselme sort son arme de service, désespéré, et tire vainement sur

Léon, toujours à son duel avec le boucher, tente de lui faire ravaler sa morgue, mais es efforts sont insuffisants.

Le second ours se jette sur Anselme qui sombre dans l’inconscience. Pharaonk taillade de ses mains tranchantes Théophraste qui tombe à son tour, sur le toit du véhicule, le boucher disparait à la vue de Léon. Edmond redémarre enfin le camion. Léon change de cible, tire sur Lorelei qui continue de se rapprocher, mais il n’a pas été assez assidu au champ de tir pendant sa formation. L’ours à l’arrière festoie sur le cadavre d’Anselme à grandes bouchées sanglantes. Pharaonk, sans pitié, achève Théophraste alors que Léon succombe à un coup de feu venu des fourrés. Alors qu’Edmond relance son véhicule, le premier ours bondit devant lui, percutant le camion. Edmond garde tout de même le contrôle du véhicule et roule sur l’ours, mais le camion reste alors bloqué, les roues avant dans le vide. Edmond trouve finalement qu’il est plutôt bien garé et ne bouge plus. Son décès survient peu de temps après.

Fondu au noir.

Nous retrouvons les membres de l’Escadron Étrange, protecteur de Paris au Café Brebant, où ils ont été invité par Julien Maranval, journaliste à l’Exelcior. Ce dernier propose de devenir leur écrivain officiel.

À la fin du repas, un serveur nous présente un plateau avec une lettre dessus. Léo Sainclair, Le Nyctalope, nous invite en urgence à la librairie Fidérac dans le 18e arrondissement. Nous profitons de la voiture du journaliste pour nous y rendre instamment.

François frappe à l’huis et un vieux nous ouvre et se présente, Honoré Fidérac. La rencontre étant implicitement marquée par le secret défense, nous laissons le journaliste derrière nous, en compagnie de l’honorable libraire alors que ce dernier ouvre discrètement un passage dérobé derrière une étagère. Un couloir zébré d’une lumière rouge par des lanternes, un mastodonte du nom de Francis L’agneau, agent du C.I.D. nous attend au pied d’un vieil escalier en colimaçon. Au bout, une salle baignée de la même lumière rouge et comportant une table et des chaises en fer.

Le C.I.D. nous demande son aide, un fois de plus. Le Nyctalope souhaite que nous escortions un ressortissant Allemand, Kurt Suidmak et sa valise, les deux fuyant le régime du Dr Mabuze. Nous devons le conduire de Strasbourg à Londres via Paris, tout cela à bord de l’Orient Express. Albert grince des dents à la mention de la nationalité du transfuge mais nous finissons par accepter la mission. Nous devons récupérer le sieur Suidmak à Strasbourg à 13h10 pour un départ à 15h03 en train. Si nous avions du retard, l’exilé germanique se réfugiera à l’Hôtel de la Gare où il nous y attendra. Deux phrases de reconnaissance sont prévues : « On prétend qu’en haut de la Tour Eiffel, nul nuage n’obscurcit le ciel. » à laquelle il répondra « Il est vrai qu’à l’Est la tempête se lève et qu’un peu de répit ne se refuse pas. ». J’ai l’impression d’entendre les rouages de François tourner au ralenti et avec précision. Lagneau nous confie une liste de 12 numéro de téléphone.

Alors que nous rentrons nous reposer et surtout préparer nos affaires, François s’en va à la Sorbonne chercher des informations sur Kurt Suidmak.

Le lendemain, un stratogyre nous emporte à 8h pour nous déposer à 10h aux abord de Strasbourg. Pendant le voyage, François nous apprend que notre protégé est un physicien, qu’il fut aussi figurant dans le film Métropolis et qu’il a écrit quelques nouvelles de Merveilleux Scientifique mais non traduit en langue française.

Nous cheminons à travers la ville alors que François observe afin de trouver une librairie, en vain. Nous arrivons en vue du Parc Pourtales, lieu du rendez-vous, à 11h. Nous nous posons à un café proche tandis que François s’en va trouver une librairie et Albert s’en va dans le parc pour un tour de reconnaissance. L'automate revient bredouille peu de temps mais partageant un sentiment mutuel d’être surveillé. Deux agents non loin, faisant maladroitement semblant d’être absorbés dans la lecture de leur journal. Un couple croisé plusieurs fois sur le chemin de la librairie. Il nous semble clair qu’un nid d’espion nous entoure.

Nous rejoignons Le Premier Soldat de France dans le parc. Nous repérons à nouveau les deux lecteurs de journaux. Nous les abordons frontalement. Ils sont très gênés par leur manque de discrétion et se présentent comme des agents du renseignement intérieur, sous les ordres du Capitaine de Lespinette qui nous attendra avec un détachement de protection à bord de l’Orient Express.

Mais l’heure approche  et nous dirigeons nos pas vers la statue, lieu de rendez-vous. Un homme visiblement très fébrile, pressant une valise contre lui, s’y trouve. François s’avance vers lui, ajoutant à la nervosité de l’homme, le salut et lui délivre la phrase clef. Soulagé comme un naufragé à la vue d'une bouée de sauvetage, il débite la réponse dans un français approximatif au fort accent teuton.

Soudain, des balles sifflent à nos oreilles. Un homme et une femme sortent des fourrés. Chacun de nous se met en action, Albert sentant son ennemi héréditaire, les foudroie de son ire vengeresse et l’échauffourée se solde par un mort et une fuyarde blessée qui est rapidement rattrapée.

Nous nous replions à l’Hôtel de la Gare dans la chambre de notre expatrié toujours accroché à sa valise comme un morpion sur la fourrure d’une marquise.

14h45, nous voilà sur le quai de la gare. Nous avons un wagon réservé avec d’un côté la locomotive et de l’autre un wagon emplie d’agents du C.I.D. où nous faisons la rencontre avec le Capitaine de Lespinette membre du contre-espionnage français.

De retour dans notre wagon, Kurt nous fait comprendre qu’il n’a pas manger depuis 2 jours et que la faim le tiraille. Je tente de commander un repas, mais un grouillot employé de la compagnie me prend de haut m'indiquant à peine à demi-mots méprisants que ça ne se fait pas ici et que globalement il est étonné que nous y ayons même une place.

Nous nous dirigeons alors vers le wagon repas situé juste à la suite de celui des agents du C.I.D. Dès notre entrée, l’attitude des clients nous indique à peine implicitement qu’ils nous perçoivent comme des gitans à la cour du prince. Je les conchie, Albert de même, François n’a pas l’air de s’en occuper et Félix reste impénétrable. Albert remarque incidemment que le détecteur de nœud temporel s’allume en présence de Suidmak.

Nous nous attablons, commandons lorsque soudain, un bruit mat sur la fenêtre en face de notre table et immédiatement après, une explosion nous souffle ainsi que la fenêtre dont les bris de verre viennent nous cribler. Au même instant, la porte du wagon que nous avions emprunté se tord et laisse apparaître un humanoïde en métal aux allures de pharaon (décidément, ils sont partout. L’Égypte n’est plus ce qu’elle était visiblement).

François qui était resté en faction à l’autre porte se retrouve face à museau avec un énorme ours dont il semble peu vraisemblable qu’il fusse un client régulier de l’Orient Express vu le standing exigé.


La fumée se dissipant, se révèle une femme toute de cuir vêtue et un homme dont un tentacule lui sort de l’oreille ce qui me paraît absolument immonde et malséant.

Albert électrifie l’amatrice du cuir. Le Pharaon de Métal allonge son bras de façon démesurée et balance son poing dans la figure de Félix avant même qu’il ait pu tripoter son scarabée afin de laisser sa place à notre pharaon.

François utilise son art martial indien millénaire et malgré un coup de griffes vicieux de la bête, il parvient à la mettre à terre. Elle disparaît de façon étonnante dans un nuage de fumée alors qu’au bout du wagon passager suivant, un autre ours débute une charge mortelle.

Albert électrifie une seconde fois la fraulein mabusienne qui met genou à terre. Mais le Pharaon métallique lui balance sa tarte à la phalange et Le Premier Soldat de France tombe à la renverse.

Je décide de nous débarrasser définitivement de la dame de cuir  mais l’homme à la tentacule pénètre ma volonté alors qu’un nouveau tentacule lui sort de la narine (le dégoût m’envahit) et tout à coup, je sens qu’il faut que je protège cette superbe déesse de cuir qui fuit vers le wagon du C.I.D. Wagon duquel nous percevons de nombreux tirs et des cris de douleur.

François s’est préparé à la charge du deuxième ours, l’évite tout en le déséquilibrant et l’envoie bouler par la brèche produite par l’explosion de la fenêtre. L’animal se retrouve à moitié hors du wagon accroché par ses griffes afin d’éviter d’être emporté par l’avance du train.

Bien qu’à terre, Albert électrifie pour une deuxième fois l’égyptien en fer blanc.


Visiblement en difficulté face à notre groupe, l’Homme au Tentacules aboie un ordre au Pharaon de Métal qui lève les bras et le plafond du wagon se plie pour venir les isoler par rapport à nous.

Le frein d’urgence se déclenche enfin et alors que l’Homme aux Tentacules se tire par le dessus du toit qui fait un pan incliné, le dissimulant à notre regard, nous repérons dans le ciel ce que nous identifions dans un premier temps comme un stratogyre étonnamment silencieux. L’ours s’empare d’un câble qui lui est lancé de l’engin et le Pharaon de Métal emboîte le pas du tentaculaire mais s’en éviter de se prendre un nouvel éclair de la part d’Albert.

François s’empare d’un buste en bronze qui traînait par là et se rapproche de la déchirure du wagon. Il constate que dans le ciel commence à s’éloigner un petit zeppelin noir. Il balance le buste sur l’enveloppe de toile en espérant la percer mais le projectile rebondit. Le zeppelin semble protégé de plaque blindée de la même facture que le Zeppelin noir que nous avions combattu dans le ciel de Paris.

Alors que le train s’arrête, et que l’engin volant s’éloigne, Albert ajuste un dernier tir de foudre sur l’ours qui pend le long de son câble. Ce dernier disparaît en fumée comme le plantigrade précédent.

De Lespinette apparaît alors, blessé avec en arrière plan tous ses agents au sol, baignant dans le sang, le plafond de leur wagon criblé de balles. Il nous indique qu’il va bien et s’en va gérer le relationnel avec les clients et les administrateurs du train passablement choqués et énervés.

Nous sécurisons Kurt Suidmak qui s’était réfugié sous une table et en ressort sans une égratignure. Nous regagnons notre wagon en portant Félix que nous allongeons sur le canapé. Il se réveillera peu après alors que notre voyage a repris malgré l’état du wagon restaurant.

Nous réfléchissons à changer notre stratégie. Notamment à la réflexion de François, qui dès le début de notre mission, craignait que le risque d’agents ennemis infiltrés dans toute les organisations d’État était important. Je propose de nous réfugier à notre arrivée à Paris dans mon hangar situé sur une base militaire et de prendre mon aéroplane pour rejoindre Londres sans en informer qui que se soit. Prenant tout le monde à contre-pied tout en prenant le risque de n’avoir aucun soutien face au sinistre zeppelin noir.

A suivre

Cette aventure vous a été offerte par l'Eau Radium



samedi 31 mai 2025

La Brigade Chimérique (Icons system) - Perdus dans la Contrée des Rêves

Effraction au pavillon Belge

Dès qu’ils ont quitté le domicile d’Escher, nos héros, accompagnés de Makolé partent en direction de l’exposition universelle pour récupérer le tambour. Le site est très calme, la nuit est propice, et le service de sécurité est minimal voir dilettante. L’escadron étrange pénètre sans coup férir dans le pavillon belge protégé par un frêle cadenas qui cède sous la poigne métallique d’Ozie. Aucune alarme, pas de vigile, le tambour est vite trouvé grâce à Makolé.

Ce dernier s’empare de l’objet avec dévotion. Felix, faisant montre de réflexes que l’on attribue plutôt aux montent en l’air et autres escamoteurs réarrange les objets exposés pour ne pas laisser apparaître de manque et subtilise aussi le carton présentant le fameux tambour. La forfaiture est ainsi quasiment couverte. Seul un intermittent du spectacle qui de jour, mime la vie dans un village africain provoque une légère tension quand il sort, ensommeillé, pour aller nul ne sait où, et tout le monde s’en fout d’ailleurs !

Au plus profond de la psyché d’Escher

L’équipe décide, comme annoncé plus tôt à Mme Escher de retourner battre le tambour immédiatement. Celle- ci, surprise les laisse rentrer, et Makolé près d’Escher endormi et entouré de l’escadron étrange entame un rythme sur le tambour. Aux battements se mêlent bientôt d’autres sons, comme un brouhaha.

La voix d’Escher : « je ne consomme pas de drogue, mes rêves sont assez effrayants. »

Un grand blanc. Puis rouge cramoisi. Vaste toundra gelée, couleur ocre-rouge, un paysage martien. C’est le tableau d’Escher de l’exposition, mais sans l’insectoïde. Les héros ont la sensation étrange que la scène, aux limites du champ de vision, est rognée, inachevée...

Ils savent alors avec certitude qu’ils doivent aller chercher l’objet impossible d’Escher qui se trouve dans le cratère ou l’insectoïde est tombé. En arrivant au bord de l’énorme cratère ils se retrouvent dans un grand désert sous un ciel bleu, sans aucune transition, l’environnement martien a disparu.

Chacun éprouve la sensation que l’objet impossible d’Escher est un ruban de Moebius et qu’il se trouve au centre de ce désert tout à fait terrien, au cœur d’une tornade de sable. Au loin apparaissent des silhouettes humaines sur des animaux. Ce sont des bédouins chevauchant chameaux et ils fondent sur l’escadron étrange, cimeterres au clair, poussant des cris vindicatifs.

Les surhommes se préparent à la confrontation, Aymeric décide de ne pas se préoccuper des bédouins et de courir vers la tempête de sable. Félix tripote son scarabée, un homme à la peau parcheminée et bronzée, portant pagne et bibelots égyptiens apparaît à ses côtés, tout à fait interloqué. Felix tout aussi interloqué entame une conversation dans un sabir qui leur semble commun. Pendant ce temps, Albert Roche lance un éclair de barrage vers les cavaliers bédouins : l’un d’eux tombe à bas de son camélidé, sa chute semble décomposée, comme image par image, le chamelier apparaît dans diverses positions de sa chute, Albert Roche aperçoit aussi des rouages, puis tout se rassemble en un seul chamelier sur le sable, légèrement commotionné, alors que les autres bédouins continuent leur charge.

L’égyptien est en plein désarroi, il semble avoir tenté quelque chose qui n’a pas fonctionné, et il n’apprécie pas.

Aymeric tente de passer outre les guerriers du désert, mais un chamelier lui barre le passage sans faire mine de l’attaquer. Les autres foncent sur le reste du groupe.

Aymeric tombe en hébétude, perdu dans le kaléidoscope des ornementations de la couverture du chameau, il tente de résister à sa soudaine apathie.

Ozie se servant de son art martial ancestral, fracasse un bédouin qui tombe littéralement en morceaux ou apparaissent des rouages, avant de se reformer au sol.

Albert Roche continue ses attaques électriques, un autre chamelier tombe en morceaux, mais ceux-ci restent séparés avant de disparaître dans le sable du désert.

Félix, à la stupeur de l’égyptien (Amenosis donc) est capable d’utiliser seul son pouvoir de télékinésie, il crée une vague de sable pour submerger son adversaire. Amenosis est sabré par un bédouin, mais il est traversé sans dommage, son corps semblant fait de brume. Il hurle sa rage et son impuissance, sans doute, seul Félix pourrait le dire.

Aymeric échappe à l’attraction hypnotique des dessins de la couverture du chameau et se retrouve comme téléporté de l’autre côté de l’animal, libre de poursuivre sa route vers la tornade de sable.

Ozie travers d’un coup de poing bien asséné le chamelier qui semble fait de balsa soudainement. Il explose en milliers d’échardes qui sont toutes des reproductions du bédouin original, avant de disparaître dans le sable.

Albert Roche désarçonne le chamelier qui causa tant de souci à Aymeric.

Felix relance une vague de sable très impressionnante qui emporte au loin son adversaire.

Lorsque la vague s’amenuise, l’ennemi a disparu.

Felix subit une attaque et malgré ses efforts se retrouve avec une entaille sérieuse.

Aymeric reprend sa course vers la tempête et le ruban de Moebius. Même s’il n’a pas pu voler comme il pensait pouvoir le faire dans ce monde onirique, il parcourt tout de même en un instant la moitié de la distance. Il aperçoit une grande forme humanoïde, bras écartés, qui tournoie au centre de la tempête. L’humanoïde tient dans une main un ruban de Moebius. Ozie vole au secours de Felix et d’un coup de pied martial appuyé, éparpille le bédouin dans les airs, les morceaux devenant translucides avant de disparaître.

Albert Roche désarçonne un dernier bédouin qui se relève prestement, prêt à en découdre.

Félix, inventif, crée une colonne de sable ressemblant vaguement a un ver qui s’abat sur le dernier chamelier qui s’en trouve retardé dans ses intentions belliqueuses.

Alors que le combat sévit toujours, Aymeric arrive en deux pas- allez... deux et demi- au pied de la tempête. Il résiste bravement à son souffle puissant, s’encrant de toute ses forces dans le sable.

L’homme titanesque au centre de la tornade semble habillé tels certains surhommes terriens. Aymeric entame la conversation d’un « heho » sonore.

Sur le champ de bataille ; Ozie éclate le dernier bédouin du tranchant de la paluche, des gouttes de sangs jaillissent en multitudes de figures géométriques avant de toucher le sol. À l’endroit de l’impact de la main de l’androïde, une déchirure noire piquetée d’étoiles se referme lentement.

Au loin la tempête semble perdre de sa puissance à la mort du dernier bédouin. Albert Roche, Ozie et Félix se lancent à leur tour vers la tornade faiblissante. Felix veut désinvoquer Amenosis, mais cela ne marche pas, le pharaon, dépité est obligé de suivre comme un paysan.

Pendant ce temps, le surhomme de la tempête, portant une sorte de masque en céramique et une tenue moulante se jette du haut de ses trois mètres, poings serrés en avant sur le reporter du petit vingtième, tint.. Aymeric de Saint Sernin.

Ce dernier dégaine enfin son raygun, mais son tir passe à coté de sa cible, le rayon allant se diffracter dans la tempête. Aymeric a la vision fugace de rues de Bruxelles.

Le surhomme porte son coup de poing titanesque, Aymeric jette son foie sur la trajectoire et il choit dans le sable, assommé de douleur.

Albert Roche, Ozie et Félix parcourent la distance formidable les séparant du tourbillon de sable. Ils assistent donc à la peignée subie par leur comparse au chapeau colonial.

Le surhomme à la haute stature se dirige alors sur le groupe, avançant vers eux en tournoyant tel une toupie. Derrière lui, la tempête prend des allures de vent sableux anémié.

Fidèle à sa fée électricité, le premier soldat de France lance un éclair sur le tourniquet humain, celui-ci, atteint en pleine poitrine cesse de tournoyer et tombe le museau dans le sable.

Félix, produit un train de sable qui percute le Zébulon, l’enfouissant profondément en son cœur siliceux. Ne reste sur le sable chaud que le ruban de Moebius. Aymeric se relève suite au gnon encaissé, la bouche pleine de sable.Felix, fulgurant d’initiative, ramène à lui par télékinésie le ruban de Moebius.

La tempête se renforce alors, et de sableuse, devient aqueuse. Nos héros sont tout soudain sur le pont luxueux d’un paquebot agité par la houle et battu par des vagues énormes.

Le ciel est rougeoyant et zébré d’éclairs, le paquebot est poussé vers des récifs.

Les membres de l’escadron étrange ont la profonde conviction qu’ils doivent se rendre dans le poste de pilotage du paquebot pour y récupérer l’objet impossible d’Escher, « le cube de Necker » allons bon !

Aymeric, touché dans sa résolution par cette nouvelle quête à accomplir hurle « pourquoi ?!»

Mais il revient vite à la « réalité » du moment : une ligne de marins, tous identiques, et effectuant tous les mêmes mouvements s’approchent de l’équipe, barrant le chemin vers le poste d’équipage en brandissant leurs fusils.

Comme si cela ne suffisait pas, Aymeric jetant un œil sur ses arrières, déclenche la furie meurtrière de passagers auparavant occupés à paniquer à l’approche de la catastrophe récifienne.

Albert Roche réagit comme chaque fois face au danger, et sans réfléchir plus avant lance un éclair sur le marin le plus proche. Celui-ci est éjecté en arrière, et les deux marins les plus proche semble subir la même chose, avant de revenir à leur place.

Ozie crée une brèche devant lui, un sauvage coup de pied envoyant valdinguer le marin, ses deux comparses à proximité semble eux aussi tomber en arrière, avant de revenir à leur place.

Aymeric tout à fait guéri du coup de poing du désert sort son raygun et décide d’élargir une des brèches avec succès.

Felix, qui prend trop la confiance décide de pratiquer la télékinésie sans avoir recours à son alter ego, et il subit un cuisant échec, rien ne se passe !

L’éclair suivant d’Albert Roche se perd dans la tempête, cette tempête qui propulse le paquebot vers son destin fatal.

Alors que les passagers se rapprochent de l’équipe, les marins armés de fusils entrent au contact de Félix et Albert Roche, Felix subit un tir, Albert est protégé par son armure.

Ozie passe la vague des marins et continue sa course vers son objectif. Les marins ne s’intéressent plus du tout a lui. Aymeric fait de même puis quelques secondes plus tard, c’est au tour d’Albert.

Félix fait apparaître son alter ego au beau milieu de la mêlée. Ce dernier semble horrifié de se trouver au milieu d’une mer déchaînée. Deux marins tirent sur Félix Dufaux qui s’écroule comme une merde sur le pont du paquebot, Amenosis reste à ses coté, inutile.Les trois compagnons encore debout grimpent jusqu’au poste de pilotage. La visibilité est nulle à travers les hublots, les gouttes incessantes qui s’abattent dessus dessinent des formes géométriques improbables. Alors un tentacule se forme sur la surface du hublot et se propulse sur les héros. En arrière-plan on discerne une forme humanoïde luminescente dans la tempête.

Ozie fait des sushis du tentacule qui vole en éclat, ainsi que le hublot sur lequel il avait pris naissance. De l’autre côté, le surhomme en tenue bleu et rouge, et affublé d’une cape aussi courte que ridicule tend d’une manière paisible une offrande : le cube de Necker !

Aymeric récupère le cube et...

L’équipe au complet et en pleine forme se retrouve sur les remparts d’une grande citadelle d’architecture persane ou babylonienne. On entendrait presque Aymeric penser « Mais Pourquoi !?! » S’il n’y avait la rumeur de l’immense armée montant à l’assaut de l’énorme muraille. Derrière les créneaux, des archers jettent des regards interrogateurs aux héros, attendant visiblement un général, un meneur d’homme pour les diriger.


Nos héros ressentent la nécessité de récupérer un objet impossible d’Escher : le blivet, sorte 
de trident... à deux dents, qui se trouve dans la bibliothèque du château.

Felix et Albert restent sur le rempart pour diriger la défense : en bas l’armée est menée par un surhomme environné de flammes : Marek !

Ozie et Aymeric s’en vont chasser le blivet. Intuitivement ils situent la bibliothèque dans le palais central, dans cette immense cité ou des bâtiments d’architectures différentes se côtoient, mêlant diverses cultures. Aymeric, méfiant, marche en baissant le regard histoire de ne pas énerver quelqu’un et se concentre sur son trajet.

Sur le rempart colossal Félix invoque Amenosis qui de nouveau apparaît à côté de lui. A la vue de la citadelle et des armées, ce dernier est empli d’une joie meurtrière et religieuse, hurlant des imprécations telles que « des impies, massacrons-les ! » Felix sent qu’il tient ce qui ressemble le plus à un général et s’empresse de traduire les paroles du pharaon aux archers.

Albert Roche trouve tout de même que les défenses de la citadelle pourraient être perfectibles quand soudain, les archers encordés se jettent dans le vide, arrosent les ennemis de flèches avant d’être remontés par leurs camarades sur le rempart ! les ordres d’Amenosis semblent assez efficaces et la défense tient bon.

Aymeric et Ozie désormais vêtus de costumes d’apparats locaux semblent attendus par les habitants qui leur ouvrent les portes sur le chemin. Arrivé dans la bibliothèque, le blivet d’une taille imposante trône sur un piédestal de deux mètres de haut. Ozie saute alors sur Aymeric plutôt que sur le piédestal pour lui administrer une correction khalaripayatienne. Aymeric surpris constate que son ami automate est constitué des mêmes structures étranges et rouages que la créature rencontrée dans les rues de Bruxelles.

Heureusement Ozie semble moins puissant et efficace et Aymeric s’en sort. Sur la muraille les défenses tiennent bon, mais Marek est quasi insensible aux volées de flèches et est proche d’arriver au pieds du mur. Ce n’est pas du gout du premier soldat de France.

Mais avant qu’Albert Roche ne se jette dans la marave...

Aymeric, ne pouvant faire confiance au faux Ozie se jette sur le blivet pour l’empoigner....

Sensation étrange de tenir un membre métallique, comme ... le bras d’Ozie par exemple. Aymeric de Saint Sernin se retrouve alors allongé dans la chambre d’Escher, tenant la jambe mécanique d’Ozie, bien éveillé à côté de Makolé. Ses autres camarades endormis commencent à se réveiller, alors que dehors, dans une rue proche, des bruits d’objets brisés se prolongent et se transforment en un cri de douleur.

Escher se tient dans la pièce, il ne dessine plus, il semble très fatigué mais son regard est empli de surprise, de soulagement et de gratitude.

Sa femme, heureuse nous remercie chaleureusement avant de s’occuper de son mari qui est au bord de l’effondrement physique et nerveux.

Même si son état nécessite hospitalisation rapide, l’équipe lui pose quelques questions notamment le début de sa transe créatrice. Escher nous parle d’un certain Ludwig Minx, prestidigitateur qui lui avait parlé lors de son séjour en Italie de certaines visions qu’il avait eu. C’est à la suite de cette discussion qu’Escher a commencé ses dessins hallucinés.

Aymeric affirme que Ludwig Minx est un surhomme se faisant passer pour un prestidigitateur, au service de Mabuse. Il fut déclaré tué par ce même Mabuse il y a 3 ans, ce qui ne colle pas avec la rencontre avec Escher.

Enfin Makolé confirme qu’Escher est bien libéré de la « maladie » psychique et qu’Ozie, non humain, n’a jamais été envoyé dans le « rêve ». C’était donc la créature impossible qui avait pris la place d’Ozie !

Nos héros passent ensuite deux semaines de calme à Bruxelles. Charpentier affine ses démonstrations qui sont de plus en plus précises, et plus aucun incident étrange n’est rapporté sur les lieux de l’exposition ou en ville.

Le dernier incident, un grand flash situé dans le quartier de la galerie. Renseignements pris, seul le galeriste a subit un douloureux mal de tête au moment du flash, qui a eu lieu exactement au moment du sortir du rêve. Après une visite à l’antenne du C.I.D. pour rapport des évènements, Mr Gérard, unique représentant du C.I.D. Bruxellois donne à l’équipe plus d’infos sur Minx, maitre de l’illusion et de l’évasion : compagnon de Sulko, le dernier atlante (le plus puissant Übermensch de Mabuse) il serait mort il y a un an seulement en Allemagne. Mort... jusqu’à quand ?

Albert Roche, désireux de savoir de quoi il retourne avec dame Shani et ses accointances contre nature supposées avec les allemands décide d’enquêter mais fait chou blanc : la donzelle n’est plus sur les lieux de l’exposition, et ne semble plus être en ville non plus.

Albert Roche enrage.

Après un court séjour à l’hôpital pour se requinquer, Escher toujours aussi prolifique peint quatre toiles qu’il offre à l’escadron étrange : 3 représentent leurs aventures dans sa psyché.

Le dernier tableau représente une planète en feu (Druso ?) au centre d’un triangle dont les sommets sont des yeux, ainsi qu’un objet métallique crachant des flammes, comme un avion sans ailes, ou comme cet obus, dans le film de George Melies pour atteindre la lune !


Les jours traînent en longueur, Charpentier trouve que les autres merveilles technologiques 
présentées à l’exposition éclipsent la sienne, car il ne peut faire que des téléportations de courte portée, une attraction de fête foraine sans plus. Il a besoin de retourner à Paris pour replonger dans le travail pour faire des téléportations à grande distance.

Il donne l’exemple d’un certain Mr Dimanche qui, au pavillon suisse a fait démonstration de sa montre temporelle qui avance ou remonte dans le temps de quelques minutes.

Et puis un soir, un carton est apporté par un grouillot à nos héros, un certain Hercule Poirot, éminent détective souhaite les rencontrer.

Nos héros décident d’un commun accord qu’il est plus que temps de rentrer à Paris.

Le soir ils vont faire leurs adieux à Makolé qui confirme qu’un certain détective l’a un peu cuisiné sur le vol au pavillon belge, mais qu’il n’a pas parlé du tambour... mais visiblement il n’est pas sûr de ne pas en avoir trop dit quand même. Il est vraiment temps de fui... partir.

L’escadron étrange laisse tout de même un message pour le dénommé Poirot arguant que ce qui peut paraître un vol ne l’est pas forcement, et qu’en l’occurrence il faudrait plutôt voir l’affaire comme une ... restitution culturelle.

De retour à paris, Aymeric s’enquiert de la santé du voyageur temporel : si celui-ci semble aller de mieux en mieux, il réagit toujours de façon inquiétante sur certains sujets. S’il est content de voir les membres de l’équipe et s’il écoute avec attention le compte rendu des derniers évènements il ne semble pas avoir de réaction notable.

Après un compte rendu complet au C.I.D., dont Albert Roche devra expliquer la nécessité à Félix (Druso détruisant toute la planète, c’est ptet un peu gros pour quatre personnes fussent elles pleines de bonne volonté) s’ensuit un mois de vie normale pour nos héros, de repos, et sans doute d’ennui.Note : lors de sa dernière rencontre avec le voyageur, Aymeric a ressenti un trouble, un malaise bien qu’il n’ait pas pu le définir comme désagréable.

À suivre

Cette aventure vous a été offerte par les torchons Radium