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samedi 9 mai 2026

La Brigade Chimérique - Ça chauffe à Shamballa


Alors que chaque membre de l'Escadron Étrange termine ses travaux d'intérêt général auprès de la population de Shamballa, Albert Roche a une bien vilaine surprise. L'araignée qu'il avait sauvée des violences policières se transforme en Daniela Von Lamp et le surine par deux fois, puis fuit dans les ombres alors que le Premier Soldat de France fuit tout court, le gaz s'échappant de son enveloppe. Il devient mou et s'étale au sol non sans avoir auparavant communiqué son désaccord au vil russe d'un arc électrique revanchard que le popov n'oubliera pas de sitôt.

Ozie arrive sur ces entrefaites et se porte à son secours en bouchant les trous de sa combinaison avec ses doigts. Enfin arrivent leurs deux derniers compagnons qui les aident en rustinant l'infortuné.

Après une très courte explication, ils sont alertés par un immeuble non loin qui prend feu. Ils s'y précipitent pour découvrir une place dont la chaussée effondrée s'ouvre sur un vaste trou à proximité du bâtiment léché par les flammes. Du fond du trou s'élève une étrange mélopée et sort un guerrier mongol de 3 mètres.

Le géant attaque, projetant sa lance ébarbée sur Félix dont l'avatar égyptien fait néanmoins s'écrouler le reste du sol sous les pieds de l'adversaire. Profitant du sursis, Albert Roche file vers l'immeuble et ses soubassements alors qu'Aymeric arrache la lance de l'épaule de son camarade lui occasionnant encore plus de dégâts. Ozie fait face au mongol monté en graine, esquivant ses coups de massue tout en ripostant.

Au fond du trou, 5 cercueils géants, dont deux commencent à s'ouvrir. L'armée de Begtsé s'éveille.

Aymeric puis Aménosis rejoignent Albert dans les sous-sols, vastes tunnels où gisent les cercueils des combattants du protecteur de la Mongolie.

Alors qu'à la surface, Ozie se retrouve face à deux géants bien qu'un soit déjà à terre et ne tarde pas à disparaître dans une concert de flammèches du plus bel effet, un étage en dessous Aymeric et Aménosis se retrouvent aux prises avec un leur cousin de même taille et tout aussi bagarreur. Grâce à ses compagnons qui occupent le géant, Albert, lui, vient de débusquer un Marek enflammé occupé à chanter afin, vraisemblablement, de réveiller son armée d'emprunt.

Ça se bat âprement dans tous les coins. Marek est fou furieux. Il exprime toute sa rancœur et son fiel de squale tout en faisant monter la température au niveau du point de fusion du plomb et balance boules de feu sur boules de feu à la face du Premier Soldat de France. Ce dernier ne se démonte pas et regonflé par la température ambiante riposte éclair pour éclair sur l'ancien Requin du Ciel finissant par griller définitivement le pro du barbecue.

Les sarcophages se referment sur les géants qui rentrent dans leurs perpétuelles pénates. Aménosis récupère sur les restes de Marek le contenant protégeant sa relique martienne, un oeil de Xorn.

Mais le temps presse car l'Oeil de Xorn de nos héros en a pris un coup question batterie. Il ne s'agirait pas de rester bloqué en Shamballa, en Bat-Ayoun, où que ce soit ?

Ils se rendent donc finalement à la bibliothèque dont une de leur débitrice des travaux d'intérêt général leur avait indiqué le chemin, via un immense escalier qui n'était pas là avant l'échauffourée avec les titans mongols.

Ils se retrouvent devant l'entrée et une créature de haute taille, maigrichonne, arborant un masque métallique sans visage. Ce dernier leur fait signe du doigt de se taire, leur tourne le dos et se met en marche dans la bibliothèque dont l'architecture intérieure ressemble à un rêve d'Escher.

Au bout d'un moment, Aymeric sent qu'à cet étage se trouvent des ouvrages rares et peut-être des exemplaires des ses écrits. Il quitte alors le groupe sur un "Salut les copains." et disparaît littéralement dans un discret nuage de fumée. Le reste de l'escadron continue à la suite du bibliothécaire filiforme. C'est au tour d' Aménosis de diverger sans un mot mais sans disparaître, puis Albert Roche et enfin Ozie qui croit bon de remercier son hôte à haute voix et dont l'extrême politesse ainsi que son manque d'à propos le fait éjecter de la bibliothèque dans un nuage de fumée pour se retrouver en compagnie d'Aymeric en plein milieu d'un spectacle de rue, qu'ils ont passablement perturbé par leur arrivée impromptue.

Pendant ce temps, au cœur de la bibliothèque, Albert et Aménosis trouvent chacun dans un coin de l'immense bibliothèque la réponse à leur question la plus intime et la plus essentielle. Albert est alors accosté par un vieil homme qui le mène en silence dans une petite salle d'étude. Là il tend un petit carnet noir en murmurant qu'Albert et ses acolytes y trouveront certainement des réponses aux évènements qui menacent leur monde. Il montre notamment une page manuscrite, dont le texte interpelle Albert malgré son caractère fortement cryptique.

Enfin nos deux bibliophiles rejoignent dans un nuage de gaz leurs camarades à la langue par trop pendue. Ils décident de rentrer, mettent la main sur l'Oeil de Xorn et se concentrent sur la tente de bat-Ayoun. Sauf Félix - ayant repris contrôle de son corps (mais non de ses esprits) qui fait toujours une fixette sur la bibliothèque, détentrice de tous les savoirs et des réponses à ses questions. Après tout, son alter ego pharaonique a eu une réponse, il ne sera pas dit que lui, Felix Dufaux repartirait bredouille, aussi sot en sortant qu'en entrant dans ce lieu de connaissances!

Le quatuor - moins Félix - réapparaît dans la Yourte mais tout petit. Ils ont en effet oublié de se concentrer sur leur taille en plus du lieu. Fort heureusement après quelques jours de rituels magiques de la jeune sorcière libérée de l'emprise de Marek et aidée de Bat-Bagen, le trio reprend ses mensurations normales.

Les deux thaumaturges mongols promettent de se pencher sur le possible retour de Félix / Amenosis dans cette réalité. Albert ronchonne intérieurement à propos de ces scientifiques plus intéressés à lire de vieux bouquins poussiéreux plutôt que de mettre toute leur énergie à sauver la France... et La Terre aussi, oui.(Mais pas l'Allemagne, faut pas déconner non plus!)

Leur mission accomplie, les trois aventuriers reprennent le chemin d'Oulan-Bator puis de Moscou et arrivent enfin chez eux, à Paris, capitale du Monde. Quand aux insectoïdes présent dans les plaines mongoles, ainsi que la femme en rouge, son petit compagnon et leur horde sauvage, il restera à Nous Autres de s'en occuper.

Le voyage permettra à Aymeric de Saint Sernin de se colleter au pilotage du stratogyre affecté à leur transport et aux membres de l'escadron étrange de lire le petit calepin noir, contenant message cryptique (décrypté) d'un certain "de NostreDame", et les dessins d'une machine apte à détruire Druuzo. L'escadron étrange sait désormais que le retour de Félix n'est pas une option, l’œil de Xorn volé autrefois sur Mars par Marek étant en sa possession, et étant une des pièces indispensables à la mise en œuvre de la destruction de la menace exoplanétaire. Qu'elle sera la prochaine étape de leurs aventures? récupérer Félix et son Oeil de Xorn? trouver un troisième oeil, nécessaire à la création d'un portail temporel? Se mettre en quête d'informations sur un peuple serpent antédiluvien autrefois maitre du Vril, énergie colossale et mystique, nécessaire au bon fonctionnement de l'arme anti Druuzo?

samedi 28 mars 2026

La Brigade Chimérique - La Cité de Sang


Bienvenue à Pétaouchnok

1 mois s’est écoulé depuis leur aventure londonienne, et c’est à 6h du matin en Juin 1936 que l’Escadron Étrange répond à la convocation de Léo Saintclair en personne. Un stratogyre vient chercher chaque membre de l’incroyable quatuor pour les amener au QG de Montmartre.

Là, Le Nyctalope les entretient de problèmes à la frontière russo-mongole dans lesquels serait impliqué Marek Dragovsky alias Dragon, l’ancien leader des Requins du Ciel sensé être mort sur la planète rouge durant leurs aventures martiennes. Pour preuve, il leur montre une photo de Dragon avec en arrière plan un insectoïde druzien. Il leur demande de se rendre en Russie et de collaborer avec Nous Autres afin de régler la question.

Les aventuriers acceptent et le départ étant prévu pour l’après-midi, ils se préparent.

Albert Roche contacte l’Institut du Radium et s’entretient avec le Voyageur Temporel qui dans un de ses moments de lucidité le met en garde : “Prends l’Oeil de Xorn, c’est le clef pour la Cité de Sang !”

L’équipe rejoint alors la Sorbonne afin que le Pr Charpentier leur confie l’Oeil en question. Ce dernier ayant récupéré les tableaux d’Escher de l’aventure bruxelloise, ils sont interpellés par l’un d’eux représentant un homme en feu face à une étrange cité.

À l’heure dite, un stratogyre modifié les conduit jusqu’à Moscou où ils sont accueillis par trois impressionnants mécanoïdes soviétiques qui resteront à leur disposition durant leur séjour. Ces derniers les conduisent à une Datcha afin de prendre du repos pendant le plein de l’appareil. 

Puis nouveau départ jusqu’à Oulan-Bator où les autorités locales les briefent sur différentes attaques d’avant-postes ou de tribus perpétrées par des forces inconnues. 

Le lendemain, l’Escadron Étrange embarque dans des camions afin d’atteindre les confins de la Mongolie, accompagné des trois mécanoïdes qui préfèrent courir au côté du convoi. Au vu de leurs informations, ils ont choisi de se diriger vers Halban, l’un des avant-postes attaqués.

Le pays est un immense plateau herbeux d’où émerge par endroits quelques formations rocheuses et où l’horizon vert de la plaine rejoint celui bleu azur du ciel. L'Escadron lié connaissance avec les jeunes soldats qui pilotent les armures.

En chemin, ils croisent une tribu qui fut attaquée par un russe blanc accompagné d’une femme en robe rouge au style aristocrate. Pas d’insectes dans l’histoire qui se complique donc.

Au fortin d’Halban, le bilan est sinistre. 7 mécanoïdes ont sacrifié leur vie pour venir à bout de 6 insectes druziens. L’un d’eux, dont la dépouille est gardée en chambre froide, est inconnu des aventuriers. Il ressemble à une sorte de pou de 4 m de long, entièrement blindé d’une épaisse cuirasse chitineuse.

La Vérité repère des traces qui descendent dans le lac et l’équipe décide de le longer jusqu'à un autre lieu d’attaque.

Alors qu’ils croisent une nouvelle tribu, ils apprennent qu’un camp militaire, ne figurant pas sur les cartes, est actuellement attaqué.

Au volant d’un camion, Aymeric conduit ses camarades à fond de train vers le lieu de la bagarre. Arrivé aux abords du camp fortifié, un pou druzien bouche la route. Aymeric tire sur la bête puis lui fonce dessus. La créature réplique en leur crachant des dards acides. Le camion part en tonneau alors que Félix, ayant changé sa place avec Aménosis, renverse le pou en lui balançant un rocher.

Shamballa, c’est n’importe quoi !

Le camion tourne-boule et seul Ozie n’en est pas déstabilisé. Aymeric est assommé, Félix et Albert s’en sortent sans trop de heurts.

Aménosis tente une projection de portière sur l’insecte qui charge le véhicule mais manque son coup. Ozie sort Aymeric du véhicule et le dépose dans l’herbe alors que ses camarades essaient l’électrocution puis le lancé de véhicule.

Albert Roche prend la direction du fortin et assiste au combat entre un pou extra-terrestre et un mécanoïde qui use de son lance-flamme pour tenter de le griller.

Ozie cherchant aux alentours la présence de Dragovsky repère en haut d’une montagne avoisinante deux silhouettes humaines. Un homme plutôt petit et une femme portant du rouge. Il s’élance dans leur direction.

Albert pénètre dans les bâtiments, attiré par des appels à l’aide. Il repère un insectoïde au fond d’un couloir s’acharnant sur une porte. Il l’électrise et avant que l’animal puisse réagir se cache derrière une des portes s’ouvrant sur le couloir. Cherchant son agresseur, la créature passe sans le voir et Albert l’électrocute définitivement. Les soldats russes qui étaient assiégés par la bête peuvent sortir.

Pendant ce temps, Félix ou plutôt Aménosis arrivé également au camp voit le mécanoïde résister tant bien que mal à son adversaire qui commence à cloquer sous l’effet des flammes mais sans pour autant lâcher prise. Le pharaon tente d’aider le soldat de Nous Autres en projetant des cailloux sur l’insecte puis en décrochant vainement une mitrailleuse des remparts.  Cette dernière finira simplement par terre dans la cour. Le pou n’en a cure et percute violemment le soldat en armure qui s’en va voler contre un mur. Puis la créature lui jette sa bave acide mais Aménosis la détourne et elle atterrit sur un cheval qui n’avait rien demandé et meurt dans d’atroces souffrances. L’insecte prenant conscience de la gène occasionné par l’égyptien lui déboule dessus et l’envoie dans le décor.

Aymeric se réveille, court vers le lieu de la bagarre, assiste à l’envol d’Aménosis et tire avec son Raygun sur le monstre mais, toujours sonné, le rate. Finalement c’est encore Albert qui électrocute la bestiole.

Pendant tout ce temps, Ozie a grimpé la falaise et en haut, plus personne. Il suit les traces, redescend de la montagne par un sentier et avant d’atteindre le pied d’icelle, assiste au départ de l’homme et de la femme et de la 100aine de cavaliers qui les accompagnent. Ils prennent la direction du Nord-Est.

Au camp fortifié, Albert et Aymeric recherchent le 3ème insectoïde. Ils le repèrent fuyant à l’horizon avec une 30aine de ses congénères se carapatant vers le Nord-Ouest.

Un mécanoïde ramène sur son épaule un soldat blessé, Sugukaï qui répète en mongol “ Sauvez ma fiancée, Bat-Ayoun !”.

Aiguillés par leur intuition super-scientifique les aventuriers décident d’aller voir la tribu de Sugukaï qui se situe non loin. Ils attendent un peu inquiets ou simplement impatients le retour d’Ozie. Ce dernier est immédiatement mis au volant d’un auto-chenille, ses collègues ayant jugé les compétences de conduite d’Aymeric bien peu fiables. Il leur fait donc son rapport tout en conduisant, avec à l’arrière du véhicule un mécanoïde et Youri, l’autre mécanoïde et traducteur du groupe, sans son équipement puisque c’est lui qui fut endommagé précédemment par l’insectoïde.

Arrivé à proximité du camp de Bat-Ayoun, Youri demande un arrêt d’urgence. En effet, quelque chose ne va pas. Personne en vue, les chevaux dans leur enclos. Il y a anguille.

Aymeric et Ozie partent en rampant dans les herbes mais sont attaqués par des nains au barbes végétales, armés de lames aiguës, qui tentent de les planter. Ces petits saligauds pas plus haut que la végétation se déplacent invisibles et vous tailladent les mollets. Alors qu’Ozie shoote dans les nains de jardin, Aymeric se réfugie dans l’enclos à chevaux. Bien mal lui en prend puisque, sortant des ombres des équidés, surgit une créature à tête de mérou qui lui crache une dague et refond dans les ombres. Le premier soldat de France a rejoint Aymeric de Saint Sernin et tous les deux libèrent les chevaux, moins un victime d'un tir de pistolet à rayon. La menace a disparue.

Albert fonce dans le village et constate que les yourtes sont fermées par des cadenas. L’homme-mérou surgit des ombres devant lui mais ni une ni deux Albert l’électrise et l’homme-poiscaille disparaît. Félix se fait bolosser par des lechiï (les nains des herbes) mais Youri et le mécanoïde vont à son secours.

Ozie arrive dans le village et arrache le cadenas de lapremière yourte qu’il croise. À l’intérieur, des mongols dont un portant plumes et colifichets divers, variés et sûrement éminemment mystiques. Ce dernier répète “Antsybal” mais Ozie n’y entend rien. Il laisse donc la troupe libérée et s’en va ouvrir une autre yourte. Il y trouve une jeune femme ligotée à un lit, les yeux révulsés.

Youri, le shaman - Bat-Baguen - et ses camarades le rejoignent. Youri à la traduction leur explique que le sorcier s’inquiète de la présence d’Antsybal - le démon des marées - l’homme à tête de mérou. Il explique que ce dernier s’est acoquiné avec Marek qui grâce à un œil de Xorn et un sort “est passé dans le sang de Bat-Ayoun” afin de rejoindre la ville mystique de Shamballa. Son projet est d’y prendre le contrôle des armées de Begtsé, le maître de la vie rouge, protecteur de la Mongolie et de s’en servir pour envahir le pays et puis le monde.

Passé ce moment d’explications mystico-mythologico-magiques culturellement sujettes à caution de la part de nos aventuriers européens rationalistes (sauf dans le cas de Félix bien sûr), ils décident de poursuivre Marek Dragovsky dans le corps de Batailloun qui recèle cachée en son sein, ou plutôt en son sang, une métropole légendaire. Jusqu’ici tout va bien.

Youri et le mécanoïde assureront leurs arrières et la sécurité de la tribu si l’Antsybal repointait le bout de sa tête de poisson.

Bref, Bat-Bagen entonne un chant diphonique, très à la mode dans les contrées mongoles et l’Oeil de Xorn se charge alors d’énergie mystique. Il servira de batterie pour leur voyage mais il leur faudra revenir avant que l’Oeil ne soit totalement déchargé sinon ils resteront coincés à l’intérieur de la ville ?, de la demoiselle ?, quelque part ailleurs que dans leur réalité dimensionnelle en tout cas.

Le quatuor ressent une pression formidable, ont l’impression de flotter dans un liquide puis sont emportés par une aspiration soudaine pour se retrouver sur le cul, sur le sol d’une ruelle, elle même en cul de sac. Ozie empoche l’Oeil de Xorn qui est chargé à bloc.

Les voilà à la découverte de Shamballa la mystérieuse où des dragons chinois volent dans les rues animées de personnages de toutes nationalités, de toutes époques et de toutes dimensions. Où les humains côtoient des animaux humains de toutes sortent. Bref un joli melting-pot prouvant que l’on peut vivre en bonne entente avec ses voisins en acceptant leurs différences.

Mais pas le temps de se poser car le compteur tourne. Alors qu’Albert et Aymeric tentent d’avoir des informations directement sur le marché au milieu duquel ils ont débouché, Ozie et Félix décident de rejoindre la grande bibliothèque où, dit-on, tout le savoir autant passé, présent que futur y est conservé. Pour avoir des réponses rapides il n’y a pas mieux du coup. La bibliothèque ne peut être atteinte que grâce à des guides, lesquels ne se trouvent pas sous la patte du premier cheval venu. De plus, des incendies ont commencé à éclater en ville depuis quelques temps et ils soupçonnent que Dragon en soit, dans un but indistinct, l’auteur.

Felix et Ozie se perdent dans les rues, l'égyptologue apparemment pressé d'accéder à la connaisse ultime. Aymeric et Albert foncent vers une fumée qu'Aymeric, inspiré par le tabac douteux qu'un vendeur lui a fourni, considère comme son "guide".

Pour les uns comme les autres la réussite est partielle et les deux groupes se retrouvent devant un incendie et s’y précipitent au moment où les pompiers locaux éteignent le feu. Point de Marek à l’horizon. Mais soudain, une voix tombe du ciel : “Attention !” suivie d’une pluie de jus de citron et d’un étrange personnage chutant avec son agrume géant. Il présente ses excuses et s’enfuit alors que chaque membre de l’Escadron Étrange se retrouve seul sur la place, ses compagnons ayant subitement disparu.

Félix Dufaux est appelé par une veille au coin d’une rue. Elle est submergée de bric-à-brac et lui demande d’aller amener sa quincaillerie non loin de là à son fils mourant ?!

Aymeric de Saint Sernin se fait alpaguer par des gens d’armes alcolos qui le forcent à boire sous peine d’enfreindre les lois locales.

Albert Roche s’oppose à des C.R.S. qui prennent un malin plaisir à rosser une araignée des rues qui n’a de tort que d’essayer de survivre aux vicissitudes de l’existence.

François de Vaucanson alias Ozie se retrouve aux prises avec une décoratrice philosophe qu’il aide à transporter un meuble nouvellement rénové dans une maison beaucoup trop chargée visuellement pour avoir un psychisme stable.

À suivre.

samedi 14 mars 2026

La Brigade Chimérique - The Brain from planet Druzo


Dès les premières heures, les membres de l’Escadron Étrange se rendent au C.I.D. M. Guy les y attend mais leur propose une entrevue dans un café non loin. Visiblement, suite à leurs frasques de ces derniers temps, Le Nyctalope leur interdit l’accès à ses locaux.

Nos 4 vaillants patriotes narrent donc au petit fonctionnaire leurs aventures berlinoises, la façon dont on leur vola sournoisement leur corps ainsi que la manière dont ils les ont courageusement récupérés. Le rond de cuir prend notes sans mot dire et leur donne rendez-vous à midi au même endroit.

Aymeric de Saint Sernin s’en va tenter de remettre de l’ordre dans son mariage et puisque Jessica est absente, décide de lui écrire et offrir un article dans lequel il relate sa vie Berlinoise. François de Vaucanson se dirige vers la bibliothèque de Paris afin de faire une revue complète de la semaine manquée et Félix Dufaux et Albert Roche vont rendre compte auprès de l’Institut du Radium qui fut le commanditaire du fiasco berlinois.

À midi ils retrouvent M. Guy qui leur indique que Le Nyctalope ne s’opposera pas à ce qu’ils détruisent la valise qu’ils ont remise, il y a quelques temps déjà, au Diogène Club de Londres, lors d’une mission pour le C.I.D. Valise piégée par les forces mabusiennes puisque contenant le cerveau d’un médium d’outre Rhin et servant d’attracteur pour Druzo (voir les épisodes précédents). Le chef du C.I.D. leur fait comprendre à travers son sous-fifre que cela serait une façon efficace de revenir dans ses bonnes grâces et de se racheter vis à vis de Paris et de la France.

Qu’à cela ne tienne, voilà les 4 surhommes partis en direction du hangar de Saint Sernin. Un petit mot pour Jessica Jane et une réparation d’un sabotage sur l’aéroplane de l’aventurier plus tard, les voilà en vol pour la perfide Albion.

2h de voyage et ils se posent à Londres. Ils rejoignent dare-dare le Diogène Club où l’huis reste clos après que le zélé portier les eut reconnus.

Mais au café d’en face, Thomas Carnaki leur fait signe. Ils lui racontent leurs mésaventures et le détective anglais de l’occulte organise une rencontre avec ses compatriotes Harry Dickson et Giberne l’Accélérateur. Devant la gravité du danger, ces derniers demandent au commando français de voler la valise dans la station radar où elle est employée et de la détruire. Un véhicule leur est fourni et le responsable de la station, Robert Watson Watt, est prévenu.

Pas de temps à perdre, les voilà roulant en direction du Suffolk. Mais arrivés à la station radar, point de R.W. Watt qui est en tournée dans d’autres stations radar, et c’est son adjoint Alvin Foster qui les reçoit de façon cordiale. Il leur explique que la valise est branchée à la station radar afin d’en décupler la puissance. Il s’absente pour chercher les clefs de la pièce où est contenue la valise et ne revient pas. Dans la salle des radars, de fortes exclamations leur parviennent. Une onde particulièrement puissante vient d’être émise.  Sentant le coup fourré, l’Escadron Étrange se rend à la porte blindée fermant le couloir de la station et protégeant, n’en doutons pas, la technologie la plus précieuse.

Ozie force la porte et il entre dans une salle bardée d’électronique, dont la valise reliée à une série d’appareils. Il se précipite, et sortant d’un recoin où il était caché, Alvin lui tire dessus tout en l’invectivant d’une exclamation aux consonances germaniques. Alors que l’automate sentient en vient au corps à corps, persuadé de maîtriser aisément l’individu, Albert les électrocute et Félix leur fait dégringoler moult appareillages sur le coin de la mouille. Alvin décède sans résistance. Dans la précipitation et l'agitation, Aymeric use spontanément de son pistolet à rayon et détruit la valise.

Ils ressortent ensuite de la station et par tranquillité d’esprit partent fouiller les deux cottages où logeaient Watt et Foster lorsqu’ils travaillaient à la station. En effet, ils leur paraît évident qu’au moins Foster a été victime de la Machine à Envahir les Esprits du Docteur Ziclon. En vain. Point d’indices sur une quelconque origine teutonne de l’un ou l’autre des scientifiques.

Ils retournent au Diogène Club pour rendre compte, les restes de la valise sous le bras. Carnaki, visiblement extrêmement gêné par les effluves méphitique émanant encore du cerveau mort de Minx, leur demande d’incinérer l’appareil, ce qu’ils font sans attendre.

Mission accomplie, l’Escadron Étrange repart vers sa patrie avec les remerciements des trois surhommes anglais ainsi que des contacts fiables au pays des rosbifs.

À suivre

samedi 21 février 2026

La Brigade Chimérique - À la poursuite du Docteur Ziclon

Chapitre 1
L'Agent de l'Ombre


La course poursuite dans l’escalier se termine lorsque l’ombre du fuyard disparaît étrangement dans l'encoignure de la porte. Pas de passage secret dissimulé pourtant, Ozie ne trouve qu’un papier au sol qu’il empoche. Il rejoint frustré ses camarades qui décident de se rendre au bar Die Hole, vague réminiscence de leur vies antérieures.

Sur les lieux, Albert Roche approche le tenancier qui se souvient bien de la présence de l’Escadron Étrange dans ses murs. Le premier soldat de France sentant un homme de confiance lui apprend la vérité sur l’échange des corps et reçoit en retour une promesse d’aide et de connexion à des réseaux anti-Mabuse.

De son côté Aymeric de Saint Sernin est attiré par les propos d’un poivrot qui se lamente sur son sort. Alfred Schultz déblatère sur la disparition de l’Ordre de l’Ultima Thulé et sur sa participation à des expériences scientifiques tout autant qu’ ésotériques. Pressentant d ‘intéressantes informations, le journaliste explorateur pousse le soulographe à plus de révélations.

Félix Dufaux voyant un papier dépasser de la poche d’Ozie l'interroge. Ce dernier a en effet totalement oublié le message abandonné par le mystérieux fuyard qui leur donne rendez-vous à 2h du matin à l’entrée de service de l’Hôtel Adlon.

Les contacts étant pris à Die Hole, ils partent au rendez-vous et rencontrent un surhomme russe se déplaçant dans les ombres. Danila Von Lamp leur apprend qu’il est à la recherche d’un compatriote de Nous Autres qui a subit la même expérience de décorporation que les héros. De prime abord il ne recherche que le corps car chez la plupart des sujets, l’esprit ne survit pas à l’échange. Les membres de l’Escadron Étrange sont l’exception qui confirme la règle. Il leur donne un prochain rendez-vous à 2h du matin à la synagogue détruite, le lendemain, et disparaît.

Nos infortunés français décident d’aller fouiller l’appart d’Alfred, n’ayant pas plus de piste pour retrouver leurs corps. Ils arrivent au moment où ce dernier se fait embarquer par des crânes. Dans son logis, ils trouvent des références à divers travaux et recherches mélangeant science et ésotérisme sous l’égide de l’Ordre de l’Ultima Thulé et signés R.V.S.

Le lendemain, après avoir trouvé les ruines de la synagogue, ils sont rejoints par Danila et assistent à la détresse d’une famille juive se cachant parmi les gravats. Mais les crânes débarquent, tout le monde fuit. Danila les emporte dans les ombres après les avoir bien mis en garde de ne pas ouvrir les yeux. Ils se réveillent au Grossentirgarden (un parc berlinois) le visage griffé et déchiré par leurs propres ongles. La traversée des ombres dont ils ne gardent aucun souvenir fut, de toute évidence, traumatisante.

Toujours un peu désœuvrés et désorientés, ils repartent à Die Hole où ils retrouvent Alfred Schultz toujours pleurnichant devant son verre. Albert en à gros et décide de l’interroger manu militari. Il l'embarque dans une pièce au fond aidé d'Aymeric. L’Alfred il déballe tout, et surtout sur son supérieur, un savant du nom de Rudolf Von Sobotendorf habitant dans un immeuble donnant sur le pont d’Oberbonbruke.

Mais voilà les crânes qui débarquent, il faut fuir à nouveau. Albert stoppe Aymeric qui voulait s'en prendre à l'allemand et ils filent vers le bâtiment du savant de l’Ultima Thulé. Ils entrent, fouillent et trouvent pleins de papiers éparpillés dont certains faisant référence à la machine du Docteur Electrax. Et soudain, c’est le drame, sur une photo Albert reconnaît Rudolf Von Sobotendorf comme étant l’infâme Docteur Ziclon, le même qui le transforma en gaz bioélectrique dans les tranchées sans lui demander son avis. Albert est colère et vocifère d’importance.

Chapitre 2
À la poursuite du Docteur Ziclon


Alors qu'Albert fulmine, les autres membres de l'équipe fouillent les restes de l'appartement et du laboratoire visiblement mis à sac sous un accès de rage. Ils rassemblent les papiers éparpillés et finissent par collationner des informations valables.

Rudolf Von Sobotendorf en tant que chef de l'Ultima Thulé développait de nombreux projets.

  • Le retour de Dönar avec des recherches dans les pays nordiques.
  • Après l'échec du surhomme Albert Roche, sa "lamentable réussite", il en créa une nouvelle version pour les autorités berlinoises. Das Gassman qui fut placé dans les égouts.
  • Das Otyugh. Une super bactérie gigantesque et dévoreuse qui fut également placée dans les égouts berlinois.
  • Des plans parcellaires d'une machine à envahir les esprits dérivée de celle du Docteur Electrax.

Les notes finissent par la résolution du savant, suite à la dissolution de l'Ordre de l'Ultima Thulé par Mabuse, de se réfugier auprès de sa dernière création.

L'Escadron Étrange suit la seule piste à disposition, les égouts Berlinois.

Ils se retrouvent dans des galeries aux dimensions gigantesques où courent des tuyaux colossaux s'enfonçant toujours plus profond dans les sous-bassements de la métropole.

Étrangement, les égouts sentent la rose ou d'autres notes florales. Ils en comprennent la raison lorsqu'ils débusquent Das Gassman, une copie conforme d'Albert Roche dans son costume permettant de contenir sa forme gazeuse. Das Gassman a été relégué par les autorités de la ville à être un désodoriseur vivant des égouts. Alors qu'Ozie tentait une approche diplomatique, ses camarades optent pour la contrainte physique et la menace. Le Gassman se défend et projette un gaz qui paralyse Ozie et Felix mais il est maîtrisé par les deux héros restant. L'infortuné égoutier les conduit jusqu'au plus profond du réseau d'assainissement où même lui n'a pas le droit de se rendre.

Dans cette ultime sous-sol, l'odeur de merde est bien présente. Ils finissent par trouver un vieux monsieur, assis au bord d'un vaste puits collecteur de toutes les déjections de la ville, parlant comme à un ami invisible et se lamentant sur son sort. Ozie s'approche seul du clodo ravi de voir un humain et entame la conversation avec celui dont il subodore déjà être le professeur Ziclon.

Albert Roche le reconnaissant immédiatement entre en rage et veut l'effacer de la surface, où plutôt ici, de la sousface de la Terre. Mais finalement Ozie arrive à contenir la situation et se présente ainsi que ces amis pour des envoyés de Mabuse. Sous la condition qu'il leur fournisse une nouvelle machine à envahir les esprits, Mabuse est prêt à le réintégrer dans l' intelligentsia allemande. Ziclon se montre volontaire et même enthousiaste. Il quitte sans regret les bords de l'immense puits où gît en son sein sa plus grande création, Das Otugh qui dévore dans les ténèbres toute la merde de la cité.

Durant la remontée, le savant est prolixe en renseignements. Il leur parle de ses projets pour ramener Dönar, plus connu sous le nom de Thor, et son terrible marteau, au service de l'Allemagne. Plus important il leur apprend que depuis Thunguska où une sonde de Druzo s'est écrasée, Minx, un agent de Mabuse, est parvenu à communiquer mentalement avec les insectes.

C'est durant cette première communication que l'artiste Escher fut malencontreusement impliqué. Mabuse mit au point des attracteurs pour Druzo dont le premier, composé du cerveau de Minx, fut livré à Londres par une équipe de surhommes français après un travail hors pair de désinformation par les services secrets allemands.

C'est la douche froide pour l'équipe.

Mais pas le temps de se morfondre, Tout ce petit monde réintègre l'appartement de Ziclon et le met rapidement au travail. Avec l'aide et sous l’œil attentif d'Ozie, la machine à envahir les esprits est remontée en quelques jours et améliorée permettant ainsi un échange à distance.

Il est temps pour l'Escadron Étrange de regagner leurs corps d'origine. Épaulé par le patron de Die Hole, l'un après l'autre, les surhommes s'assoient dans la machine. L'échange s'opère et sur le fauteuil ne reste plus qu'un allemand décédé, l'esprit ramené n'ayant pas survécu au transfert.

Avant de partir, Albert s'isole avec Ziclon, se présente comme la lamentable réussite et le tue alors que son créateur réalise qui est sa mort. Justice est faite.

Épilogue

Les membres de l'Escadron Étrange se "réveillent" sur les marches de l'Opéra de Paris, chacun aux bras de demoiselles à la petite vertu bien vulgaires. Derrière eux, le directeur de l'Opéra affolé, en face, une foule scandalisée et des journalistes aux anges. Aymeric stoppe le coup de poing qu'il allait asséner à un quidam, Albert à son casque couvert de graffitis orduriers. Félix, peu habitué aux excès,vomit la preuve de ses excès dans une jardinière fleurie non loin de là, soutenu lui aussi par  deux donzelles peu farouches. Ozie a une protubérance pyramidale au niveau des génitoires.

Il se déshabille et constate qu'on lui a soudé un membre en érection au niveau du pelvis. Il l'arrache.

Délaissant les putes, la foule et le directeur soulagé, ils apprennent par les journaux les frasques commises pendant leur absence de leur corps, notamment la façon dont Ozie a vomi sur le C.I.D.

Plus grave, alors qu'ils se rendent au hangar d'Aymeric de Saint Sernin, ils découvrent Jessica meurtrie dans sa chair et terrorisée à la vue de son mari. Cette dernière a subi les violences de son époux ainsi que ses agressions sexuelles. Malgré les explications, le traumatisme ne s'effacera pas facilement.

De même, alors qu'Ozie rentre chez lui, c'est un Lothar en lingerie fine et apeuré qui lui ouvre. L'automate comprend que l'allemand qui occupait son corps a abusé de son serviteur et ami par l'entremise du braquemart métallique qu'il avait fait souder à son entrejambe.

Tous ces jours de décorporations furent propices à humilier leur proches et jeter l’opprobre sur la réputation des surhommes parisiens.

Poussé malgré tout par le devoir, l'Escadron Étrange se rend au C.I.D. afin de prévenir le Nyctalope du fiasco de l'expédition londonienne et les dangers encourus par les détenteurs de la valise et du monde en général. Mais après leur comportement inqualifiable les agents de sécurité leur refusent l'entrée jusqu'au lendemain.

Ils rentrent donc se coucher. Aymeric devant se contenter d'un canapé, Jessica lui refusant la couche nuptiale. Ozie dans la solitude, ayant donné congé à Lothar afin que ce dernier se remette des derniers outrages qu'il a subi. Félix silencieux, ne laissant rien paraître et le Premier Soldat de France contenant probablement une rage sourde face au agissements révoltants des boches et les humiliations subies par les proches de ses amis.



samedi 24 janvier 2026

La Brigade Chimérique - Die fehlende Hose



Quelques mois plus tard…

Chaque membre de notre quatuor Étrange se réveille dans une chambre qui n’est pas la leur, dans un pyjama qui n’est pas le leur puisqu’il s’agit d’une chemise de nuit d’hôpital et… dans un corps qui n’est pas le leur !

Ozie découvre le mal de tête et c’est insupportable. Pourquoi les humains s’infligent-ils ça ?! Et ce corps tout mou avec le truc qui pend entre les jambes… SANS BLAGUE !

Albert Roche découvre qu’il parle en Allemand et que son corps appartient à un Allemand. Il en conçoit de l’aigreur qui lui donne des envies de meurtre avec violence.

Effectivement, isolés dans leur chambre fermée à clef. Chacun prend la mesure de son nouveau corps, de son mal de crâne et de sa capacité naturelle à baragouiner en teuton. C’est l’horreur.

Aymeric de Saint Sernin décide de sauter par la fenêtre du premier étage afin de s’échapper de cet endroit. Il s’écrase 4 - 5 mètres plus bas en se foulant une cheville au passage. Puis se bastonne avec un infirmier qui déboule de derrière une voiture militaire stationnée dans la cour de l’hôpital avant de perdre la partie lorsque son adversaire ajoute un Luger P08 Parabellum dans la discussion.

Ozie quant à lui appelle des infirmiers stationnant dans le couloir derrière sa porte. Il tente la diplomatie afin de comprendre la situation, se fait embrouiller et seringuer dans le dos par un infirmier perfide.

Félix Dufaux fait comme Ozie en plus vénère et fini sédaté comme Ozie. Ce dernier lutte néanmoins contre l’endormissement avec succès ce qui lui permet de fouiller un peu sa mémoire défaillante dû à ce putain de mal de tête. Il se souvient vaguement d’une mission à Berlin et de poissons nageant dans un étrange aquarium.

Albert Roche est colère. Il s’empare du tiroir de sa table de nuit. Appelle l’infirmier derrière la porte et lui fait part de son mécontentement à coup de tiroir dans la gueule. Puis il lui pique ses vêtements et son Luger P08 Parabellum et range le corps dans la chambre. Il part ensuite dans l’exploration du bâtiment afin de trouver d’autres teutons à qui exprimer sa juste ire.

Il croise deux infirmiers transportant un patient qui se plaint de sa cheville. Il leur tombe dessus comme un marteau sur deux enclumes en leur signifiant clairement son pédigrée de Premier Soldat de France. Du sol où il a chu, le patient à la guibolle blessée lui demande si il est bien Albert Roche car lui il est Aymeric de Saint Sernin et qu’il est bien content de retrouver son camarade fut-il dans le corps d’un fridolin. Ils prennent des fringues pour AdSS, les deux armes que ses pseudo-infirmiers transportaient et les enferment dans une chambre. Ils constatent que les locaux semblent délabrés et font penser à un ancien hôpital abandonné.

AdSS ayant aperçu, avant sa fuite ratée, un autre patient dans l’aile opposée, ils décident d’aller y voir, espérant retrouver les membres manquants de l’Escadron Étrange.

Pendant ce temps, Ozie luttant contre la torpeur chimique, jette son matelas par la fenêtre afin d’amortir la chute qu’il effectue du premier étage. Il atterrit ainsi dans la cour sans dégât et se dirige vers la véhicule militaire. C’est à ce moment qu’il entend  des appels provenant de l’étage qu’il vient de quitter. Se retournant, il voit deux gars qui lui font signe en se présentant comme AR et AdSS. Il leur répond avec joie et un mal de tête qui commence à bien faire en indiquant que pour sa part et pour ce qu’il en sait, il est François de Vaucanson aka Ozie. Il choppe un démonte-pneu dans la voiture après l’avoir fouillée et repart vers l’intérieur des bâtiments pour les rejoindre. Alors que dans le hall il trouve des vestes militaires allemandes et les clefs du véhicule, il entend des coups de feu.

Les deux comparses se coltinent avec un schleu embusqué dans la seule pièce contenant des genres d’appareillages médicaux. Ils finissent par avoir raison de leur adversaire, retrouvent Félix Dufaux toujours dans les vapes, le réveillent. Ensuite les 4 enfin réunis, migraineux et affublés de corps inconnus inspectent le matériel médical trouvé et qui a pris quelques balles perdues dans le buffet. Félix qui a perdu ses pouvoirs (comme ses camarades) mais a conservé ses connaissances ésotériques (comme ses collègues) reconnaît une variante de la machine du Dr Electrax prévue pour échanger des esprits dans d’autres corps. TIENS DONC !

Ils interrogent leur prisonnier qui ne sait pas grand chose si ce n'est qu'il devait, avec ses comparses, garder prisonniers nos 4 soldats français suivant les ordres d'un haut gradé allemand ayant ses quartiers au QG des crânes, à Berlin. Ils en profitent pour piocher dans les quelques médicaments présents afin de faire cesser le mal de tête qui les martèle depuis le réveil.

Ils s’équipent avec les uniformes de leurs geôliers. Malheureusement l’un d'eux vient de s’échapper et Ozie se retrouve lancé à sa poursuite, avec ses camarades, la teub à l’air. Il expérimente ainsi et en même temps la gêne et une juste colère qui monte inexorablement. Sentiments humains désagréables jusque là inconnus. Le fuyard s’échappe dans la forêt et l’androïde coincé dans un corps humain défectueux (un cerveau qui fait mal et impuissant face à des flots d'hormones contradictoires ce n’est pas normal) est obligé de se couvrir ses intimités avec un pantalon au cul merdeux trouvé dans un tas de linge sale.

Ils quittent l'endroit à bord du véhicule militaire et Ozie les encourage à fouiller dans leurs souvenirs. Remonte vaguement à leur mémoire : une mission diligentée par l'Institut du Radium. Une conférence à l'Hôtel Adlon. 4 savants allemands potentiellement transfuges à approcher.

Quelques barrages militaires plus loin, passés à l’esbroufe avec une relative facilité, les voilà en vue de la banlieue berlinoise. L’équipée décide de passer par les petites routes car l’entrée de la ville est filtrée par des Crânes peu sensibles au pouvoirs de l’embrouille.

Les voilà devant l’hôtel, où cantonnent 4 Crânes autour d’une berline noire d’aspect inquiétant. Ils décident donc de se garer plus loin et de wait and see comme disent les rosbifs. Ozie s’en va à la recherche de la porte de service, accompagné d’AdSS et de FD. Inutilement car de la porte principale de l’hôtel, sort un officiel en costard suivi par un employé. Le VIP monte dans la berline et à sa suite, à l’unisson, les 4 séïdes de Mabuses. La voiture prend le large.

Nos sans-enveloppe-corporelle-fixe investissent l’hôtel et malgré la chiasse qui macule son fondement - ou peut-être grâce à l’irritation que lui procure son état - Ozie emploie l’autorité teutonique militaire qui lui est temporairement confiée (l’espère-t-il) pour se faire remettre les clefs des chambres qu’avaient louées leurs anciens moi.

Direction le 4ème étage pour une fouille en règle mais le personnel de ménage est déjà passé et le vide immaculé les attend.

Alors qu’ils remontent dans l’ascenseur pour rendre les clefs à l’accueil, Ozie repère une ombre furtive au bout du couloir. Il invective péremptoirement le groom pour qu'il rouvre la porte et se lance à la poursuite de la silhouette fantomatique avec des envies d’envoyer des bourres-pif, probablement dûe à l’irritation de ce corps inefficace bourré d’hormones perturbantes et vétu de vêtements souillés évoquant des sentiments de gêne inconnus jusqu’alors.

“ALT ! SCHNELL.” hurle-t-il au fuyard. Bout du couloir, couloir à droite, l’ombre disparaît derrière la porte d’escalier de secours, , AdSS et FD sur les talons. L’ancien androïde use de son ouïe afin de déterminer si la silhouette en fuite est montée ou descendue. Il perçoit un bruit discret vers le haut et se précipite dans la montée d’escalier. 

samedi 13 septembre 2025

La Brigade Chimérique (Icons system) - The Spirit of London

En arrivant à Londres, une épaisse nappe de brouillard accueille l’EE…

Pendant ce temps, FD remis sur pied accompagne l’une des équipes-leurres du CID en direction de Londres, fait le voyage sans heurt et rencontre Thomas Carnaki. Ils font connaissance en attendant l’arrivée deux heures plus tard de l’EE.

L’EE débarque du train et découvre FD, Thomas Carnaki et une brume inhabituelle qui inquiète même le détective-mage. Pour se rendre au Diogene Club sur Pall Mall Street, ils veulent prendre la voiture de Carnaki mais des forces magiques antiques œuvrent à les en empêcher : des murmures en gaëlique ancien profèrent un avertissement, des épées brumeuses déciment l'équipe du CID, blessant même Lagneau, et une gigantesque statue de lion leur bloque l’accès au véhicule. Le mage londonien tente de communiquer avec l’esprit animant le lion, l’EE arrive à embarquer dans la Bentley 4 1/4 Litre décapotable et FD dégage la rue en propulsant le lion de pierre.

Au volant, AdSS décide de faire un détour par un parc pour éviter des dégâts en ville. Mais une pluie de roses ciblant Siodmak blesse certains passagers, malgré la télékinésie et le “recapotage”. Arrivé à Regent’s Park, l’EE est attaqué par des pavés projetés depuis le sol sur Siodmak. Puis dans le parc, un autre avatar de l’esprit des lieux, sous la forme de la statue de l’amiral Nelson descendu de sa colonne, menace l’EE.

Carnaki tente à nouveau une communication et demande à l’EE de convaincre l’esprit antique de la nécessité d’accueillir Siodmak et son invention sur le sol anglais. A tour de rôle, FdV, AdSS et AR argumentent depuis une vision spectrale, le Parlement d’Argent. Le “Roi” antique cède, dépassé par la modernité mais rancunier envers les humains locaux.

Dans une Londres nocturne et apaisée, l’EE arrive enfin au Diogene Club et accomplit sa mission en transférant Siodmak et son invention au gouvernement britannique. Carnaki leur révèle que le contenu de la valise a un rapport avec le phénomène des ondes, sans plus de détails, et pourrait s’avérer crucial dans la défense future du pays.

L’EE connaît un moment de calme et de repos : AdSS fait venir JJ pour profiter de cette pause afin d'écrire un nouveau livre ; FdV et FD vont faire connaissance avec la capitale du Commonwealth ; et AR retourne en France avec Lagneau.

Fin du premier arc

samedi 30 août 2025

La Brigade Chimérique (Icons System) - Le Désorient Express

Après la récupération de la valise et de Dutilleul, FD et Dutilleul se rendent au CID et les autres vont au Moulin Rouge. En route, ils avertissent AdSS qui les rejoint dans Pigalle.

Le trio présente la valise à l’inspection de Nathanael Bensoussan pendant presque une heure. Avant de partir, FdV tente, en vain, d’apprendre le résultat des observations du scientifique des Habits Noirs, Mistinguett préfère attendre de les évaluer.

Au milieu de la nuit, FdV se rend au CID pour récupérer Siodmak et poursuivre le voyage. Mais il est interrogé par le Nyctalope (qui a obtenu des infos) et lui ment. Il retrouve ensuite le reste de l’EE au hangar AdSS.

Le lendemain, l’EE récupère Siodmak au CID et choisit un moyen de transport pour la fin du voyage-mission. Délaissant les airs et la route, ils embarquent incognito sur l’Orient Express avec une équipe du CID menée par Francis Lagneau. Durant la partie française du trajet, AdSS et des agents sont témoins de visions mystérieuses et troublantes. Sur le ferry, AR a aussi une vision dérangeante et un enfant se mutile pour échapper à une voix. Finalement, durant la partie britannique du voyage, un agent du CID tue un des collègues pour éviter un carnage dans le dernier wagon.

À suivre

samedi 19 juillet 2025

La Brigade Chimérique (Icons system) - La Valise Volée

L'Orient Express, bien déglingué, arrive en gare envahit par la foule des journaleux parisiens et des agents de la maréchaussée.

À peine posés les pieds sur le quai que des fumigènes explosent semant le chaos et permettant à une pseudo infirmière de voler la valise du savant allemand.

L'Escadron Étrange malgré une course poursuite dans la gare et une enquête sur le terrain ne parvient pas à retrouver l'intrigante.

Le lendemain au C.I.D., François, Albert et Félix font la connaissance de Miss Terria, agent anglais du M.I.6. Elle reconnaît Fatala grimée en infirmière sur des photos prises à la gare. La voleuse est une professionnelle du larcin et une ex de François Dutilleul, le célèbre Passe-muraille.

Dutilleul habitué de l'Institut du Radiumen est absent depuis plusieurs jours. Irène Joliot-Curie est inquiète.

À l'appartement du Passe-muraille, une investigation rapide des surhommes leur fait découvrir 4 gouttes de sang. Albert interrogeant la logeuse apprend la visite, la semaine précédente, de 2 gars louches aux yeux bleus. Il renifle quelques méfaits teutoniques.

Dans la rue, au pied de l'immeuble, l'Escadron est approché par un maigrelet appartenant aux mystérieux Habits Noirs. Il leur donne rendez-vous au Moulin Rouge après 22h.

Les surhommes retrouvent Miss Terria au bar Le Titi Parisien. Son réseau lui a appris que Fatala a agit sous la contrainte de Nous Autres car ils détiennent Dutilleul, et à présent la valise de Suidmak.

À Pigalle, une gueule cassée les introduit au sein du Moulin Rouge et auprès de Mistinguette (Jeanne Bourgeois), la chef des Habits Noirs. Ce réseau parallèle d'espions a localisé la valise. Le prix de l'information est que son scientifique, Nathanael Bensoussan puisse observer l'intérieur de la valise avant qu'elle ne soit acheminée à Londres. Les membres de l'Escadron Étrange acceptent.

Cela les conduits à Boulogne-Billancourt, rue de Seine, à un entrepôt gardé par des slaves à tendances communistes. Ce ne saurait arrêter les défenseurs de Paris et plus généralement du monde libre qui électrocutent ou molestent les membres de Nous Autres malgré les pièges explosifs qui minent les lieux.

Dutilleuil est sauvé, les kidnappeurs tombent sous les coups ou se suicident chimiquement. Dans une caisse frappé au sceau du C.I.D., la valise est récupérée.

À suivre


samedi 7 juin 2025

La Brigade Chimérique (Icons system) - Les 5 salopards de l’Orient Express

Scène pré-générique

Une aventure de l’Escadron Étrange sans l’Escadron Étrange.

ou

Virée mortelle pour les agents du C.I.D.


Les faits évoqués dans cette chronique ont lieu un mois environ après l’affaire Bruxelloise.

Quatre agents du C.I.D. sont chargés d’escorter un allemand dénommé Kurt Siudmak -ainsi que sa valise au contenu précieux- de Strasbourg à Paris. Kurt a été exfiltré d’Allemagne et doit être ensuite envoyé en Angleterre.

Le patron, Mr N. a exigé la plus grande discrétion. Un stratogyre est parti plus tôt de Strasbourg pour brouiller les pistes alors que les agents du C.I.D. quittent la ville dans un fourgon blindés escortés de deux voitures remplies d’espions. Ce transfert précautionneux n’est pas habituel pour de simples agents du C.I.D., même si ceux-ci sont pourvu d’équipements non conventionnels, et les agents se remémorent la phrase du patron : « plus que de surhommes, nous avons besoin d’hommes sûrs. »

La sortie de Strasbourg se fait sous la pluie, mais à la traversée de la première forêt, le convoi est arrêté par un arbre déraciné, arraché du sol et couché en travers de la route.

« C’est un piège ! » dit Léon Tonnelier, agent du C.I.D. muni d’un chapeau melon lui conférant des pouvoirs mentaux.

Les espions dans les voitures ne réagissent guère quand soudain, la voiture a l’avant est déchirée, broyée, écartelée par une main invisible !

« Marche arrière ! » hurle Léon au chauffeur du camion alors que la voiture de queue, manœuvre aussi.

Mais surgit alors un énorme ours kodiak qui abat ses grosses pattes sur ladite voiture, fracassant le moteur.

Edmond Daillefer, agent du C.I.D. muni d’une lance énergétique se penche par la vitre passager pour viser l’ours alors qu’Anselme Petitboudu se jette sur Kurt pour le protéger, étant équipé d’un costume blindé. Enfin, Theophraste Legandin surveille leurs arrières par le hublot. Léon tend l’oreille, aux aguets.

L’ours est touché par le tir d’Edmond et se tient la patte, les agents de la voiture aplatie s’égayent dans les buissons proches pour mieux se défendre.

La première voiture broyée semble se disloquer, ses parties métalliques se rassemblant pour former une créature humanoïde. Derrière l’arbre apparaissent un autre ours, jumeau du premier, et une femme portant une grande tenue noire. A l’avant du convoi, un homme portant une tenue de cuir noir sort des fourrés et se place à côté de l’ours blessé. Quelque chose tombe sur le toit du fourgon.

Les quatre agents du C.I.D. pensent en même temps : « les longs couteaux » se rappelant leurs briefing et formations d’agent. Les longs couteaux travaillent pour Mabuse et l’équipe est constituée de :

Pharaonk, un esprit désincarné qui contrôle le métal.

Lorelei qui a des pouvoirs au toucher.

Oumenk capable de se transformer en deux ours.

Das Glassgeister, que l’on peut traduire par l’esprit de glace.

Der Metzger, le boucher.

Léon, légèrement paniqué, oublie qu’il est dans un véhicule blindé et tente de tirer à travers le toit… heureusement sans conséquence fâcheuse.

Théophraste brise la vitre arrière et tire sur Lorelei qui tombe sous le choc de l’impact.

Le chauffeur du camion, semblant incertain sur la conduite à tenir, Edmond lui ordonne de foncer droit devant avant de tirer de nouveau sur l’ours qui semble étourdi pour le compte.

Léon change de cible et tire sur Pharaonk, l’homme de métal.

A l’avant, l’homme vêtu de cuir abat le conducteur, forçant Edmond à abandonner sa lance énergétique pour contrôler le véhicule. Mais, étrangement il semble mettre toute son attention à bien manœuvrer et conduire le véhicule, oubliant toute l’urgence de la situation. Le véhicule ralenti et Edmond semble peser chacune de ses actions de conduite avec la plus infinie précaution.

Théophraste continue de tirer des valda sur la Lorelei tout en hurlant à Anselme de bouger son cul. Lorelei tressaute, sans doute salement blessée. Anselme se lève, ouvre les portières arrières et confiant dans son costume blindé saute genoux en avant sur la mouille de Pharaonk. Ça fait un ponk ridicule, et Pharaonk, à peine ébranlé par le choc se saisit d’Anselme et commence à le broyer entre ces bras puissants. On entend craquer quelque part au niveau des côtes de l’agent. Anselme résiste tout de même à la douleur. Léon, profitant que les portières soient ouvertes jettent un œil sur le toit pour se retrouver nez à bouche de canon d’un luger. Une balle en sort comme au ralenti et vient finir sa course dans le front de Léon, alors qu’un rire guttural, satisfait et germanique retentit.

Edmond continue de rouler au pas, prend mille précautions pour longer la carcasse de la voiture fracassée, vérifiant qu’il ne va pas abimer la peinture de la carrosserie et semblant toujours ignorer le chaos ambiant. Plus loin, l’ours plonge à la poursuite d’un espion qui l’énerva en lui mettant un coup de botte. Anselme a roulé au sol, se sortant de l’étau de Pharaonk, ce dernier se jette sur le camion, l’agrippe fortement pour l’obliger à s’arrêter complètement, laissant dans la tôle les marques de ses mains métalliques. Théophraste et Léon bien que déséquilibrés ne tombent pas du véhicule.

Le second ours bondit alors par-dessus l’arbre couché et fonce sur la camionnette.

Edmond vérifie qu’il est bien au point mort avant de tenter de redémarrer le camion qui a calé, il ne faudrait pas noyer le moteur, n’est-ce pas ?

Léon, le front en sang veut se venger de l’homme au luger, arrive à l’atteindre de son arme, mais son adversaire semble porter des vêtements protecteurs. Théophraste tire sur le second ours à l’arrière qui grogne de douleur mais ne stoppe pas sa course. Anselme qui s’est relevé tente de frapper Pharaonk mais cela n’a guère d’effet. Derrière, Lorelei se relève lentement alors que des coups de feu retentissent dans les frondaisons alentours.

Pharaonk lance un poing constitué de milliers d échardes métalliques vers Anselme, qui l’évite de justesse. Du toit du véhicule le Boucher tire encore sur Léon, mais ce dernier est chanceux et la balle siffle à son oreille.

Edmond semble reprendre un peu ses esprits alors que Théophraste continue d’assaisonner l’ours de ses tirs. Anselme sort son arme de service, désespéré, et tire vainement sur

Léon, toujours à son duel avec le boucher, tente de lui faire ravaler sa morgue, mais es efforts sont insuffisants.

Le second ours se jette sur Anselme qui sombre dans l’inconscience. Pharaonk taillade de ses mains tranchantes Théophraste qui tombe à son tour, sur le toit du véhicule, le boucher disparait à la vue de Léon. Edmond redémarre enfin le camion. Léon change de cible, tire sur Lorelei qui continue de se rapprocher, mais il n’a pas été assez assidu au champ de tir pendant sa formation. L’ours à l’arrière festoie sur le cadavre d’Anselme à grandes bouchées sanglantes. Pharaonk, sans pitié, achève Théophraste alors que Léon succombe à un coup de feu venu des fourrés. Alors qu’Edmond relance son véhicule, le premier ours bondit devant lui, percutant le camion. Edmond garde tout de même le contrôle du véhicule et roule sur l’ours, mais le camion reste alors bloqué, les roues avant dans le vide. Edmond trouve finalement qu’il est plutôt bien garé et ne bouge plus. Son décès survient peu de temps après.

Fondu au noir.

Nous retrouvons les membres de l’Escadron Étrange, protecteur de Paris au Café Brebant, où ils ont été invité par Julien Maranval, journaliste à l’Exelcior. Ce dernier propose de devenir leur écrivain officiel.

À la fin du repas, un serveur nous présente un plateau avec une lettre dessus. Léo Sainclair, Le Nyctalope, nous invite en urgence à la librairie Fidérac dans le 18e arrondissement. Nous profitons de la voiture du journaliste pour nous y rendre instamment.

François frappe à l’huis et un vieux nous ouvre et se présente, Honoré Fidérac. La rencontre étant implicitement marquée par le secret défense, nous laissons le journaliste derrière nous, en compagnie de l’honorable libraire alors que ce dernier ouvre discrètement un passage dérobé derrière une étagère. Un couloir zébré d’une lumière rouge par des lanternes, un mastodonte du nom de Francis L’agneau, agent du C.I.D. nous attend au pied d’un vieil escalier en colimaçon. Au bout, une salle baignée de la même lumière rouge et comportant une table et des chaises en fer.

Le C.I.D. nous demande son aide, un fois de plus. Le Nyctalope souhaite que nous escortions un ressortissant Allemand, Kurt Suidmak et sa valise, les deux fuyant le régime du Dr Mabuze. Nous devons le conduire de Strasbourg à Londres via Paris, tout cela à bord de l’Orient Express. Albert grince des dents à la mention de la nationalité du transfuge mais nous finissons par accepter la mission. Nous devons récupérer le sieur Suidmak à Strasbourg à 13h10 pour un départ à 15h03 en train. Si nous avions du retard, l’exilé germanique se réfugiera à l’Hôtel de la Gare où il nous y attendra. Deux phrases de reconnaissance sont prévues : « On prétend qu’en haut de la Tour Eiffel, nul nuage n’obscurcit le ciel. » à laquelle il répondra « Il est vrai qu’à l’Est la tempête se lève et qu’un peu de répit ne se refuse pas. ». J’ai l’impression d’entendre les rouages de François tourner au ralenti et avec précision. Lagneau nous confie une liste de 12 numéro de téléphone.

Alors que nous rentrons nous reposer et surtout préparer nos affaires, François s’en va à la Sorbonne chercher des informations sur Kurt Suidmak.

Le lendemain, un stratogyre nous emporte à 8h pour nous déposer à 10h aux abord de Strasbourg. Pendant le voyage, François nous apprend que notre protégé est un physicien, qu’il fut aussi figurant dans le film Métropolis et qu’il a écrit quelques nouvelles de Merveilleux Scientifique mais non traduit en langue française.

Nous cheminons à travers la ville alors que François observe afin de trouver une librairie, en vain. Nous arrivons en vue du Parc Pourtales, lieu du rendez-vous, à 11h. Nous nous posons à un café proche tandis que François s’en va trouver une librairie et Albert s’en va dans le parc pour un tour de reconnaissance. L'automate revient bredouille peu de temps mais partageant un sentiment mutuel d’être surveillé. Deux agents non loin, faisant maladroitement semblant d’être absorbés dans la lecture de leur journal. Un couple croisé plusieurs fois sur le chemin de la librairie. Il nous semble clair qu’un nid d’espion nous entoure.

Nous rejoignons Le Premier Soldat de France dans le parc. Nous repérons à nouveau les deux lecteurs de journaux. Nous les abordons frontalement. Ils sont très gênés par leur manque de discrétion et se présentent comme des agents du renseignement intérieur, sous les ordres du Capitaine de Lespinette qui nous attendra avec un détachement de protection à bord de l’Orient Express.

Mais l’heure approche  et nous dirigeons nos pas vers la statue, lieu de rendez-vous. Un homme visiblement très fébrile, pressant une valise contre lui, s’y trouve. François s’avance vers lui, ajoutant à la nervosité de l’homme, le salut et lui délivre la phrase clef. Soulagé comme un naufragé à la vue d'une bouée de sauvetage, il débite la réponse dans un français approximatif au fort accent teuton.

Soudain, des balles sifflent à nos oreilles. Un homme et une femme sortent des fourrés. Chacun de nous se met en action, Albert sentant son ennemi héréditaire, les foudroie de son ire vengeresse et l’échauffourée se solde par un mort et une fuyarde blessée qui est rapidement rattrapée.

Nous nous replions à l’Hôtel de la Gare dans la chambre de notre expatrié toujours accroché à sa valise comme un morpion sur la fourrure d’une marquise.

14h45, nous voilà sur le quai de la gare. Nous avons un wagon réservé avec d’un côté la locomotive et de l’autre un wagon emplie d’agents du C.I.D. où nous faisons la rencontre avec le Capitaine de Lespinette membre du contre-espionnage français.

De retour dans notre wagon, Kurt nous fait comprendre qu’il n’a pas manger depuis 2 jours et que la faim le tiraille. Je tente de commander un repas, mais un grouillot employé de la compagnie me prend de haut m'indiquant à peine à demi-mots méprisants que ça ne se fait pas ici et que globalement il est étonné que nous y ayons même une place.

Nous nous dirigeons alors vers le wagon repas situé juste à la suite de celui des agents du C.I.D. Dès notre entrée, l’attitude des clients nous indique à peine implicitement qu’ils nous perçoivent comme des gitans à la cour du prince. Je les conchie, Albert de même, François n’a pas l’air de s’en occuper et Félix reste impénétrable. Albert remarque incidemment que le détecteur de nœud temporel s’allume en présence de Suidmak.

Nous nous attablons, commandons lorsque soudain, un bruit mat sur la fenêtre en face de notre table et immédiatement après, une explosion nous souffle ainsi que la fenêtre dont les bris de verre viennent nous cribler. Au même instant, la porte du wagon que nous avions emprunté se tord et laisse apparaître un humanoïde en métal aux allures de pharaon (décidément, ils sont partout. L’Égypte n’est plus ce qu’elle était visiblement).

François qui était resté en faction à l’autre porte se retrouve face à museau avec un énorme ours dont il semble peu vraisemblable qu’il fusse un client régulier de l’Orient Express vu le standing exigé.


La fumée se dissipant, se révèle une femme toute de cuir vêtue et un homme dont un tentacule lui sort de l’oreille ce qui me paraît absolument immonde et malséant.

Albert électrifie l’amatrice du cuir. Le Pharaon de Métal allonge son bras de façon démesurée et balance son poing dans la figure de Félix avant même qu’il ait pu tripoter son scarabée afin de laisser sa place à notre pharaon.

François utilise son art martial indien millénaire et malgré un coup de griffes vicieux de la bête, il parvient à la mettre à terre. Elle disparaît de façon étonnante dans un nuage de fumée alors qu’au bout du wagon passager suivant, un autre ours débute une charge mortelle.

Albert électrifie une seconde fois la fraulein mabusienne qui met genou à terre. Mais le Pharaon métallique lui balance sa tarte à la phalange et Le Premier Soldat de France tombe à la renverse.

Je décide de nous débarrasser définitivement de la dame de cuir  mais l’homme à la tentacule pénètre ma volonté alors qu’un nouveau tentacule lui sort de la narine (le dégoût m’envahit) et tout à coup, je sens qu’il faut que je protège cette superbe déesse de cuir qui fuit vers le wagon du C.I.D. Wagon duquel nous percevons de nombreux tirs et des cris de douleur.

François s’est préparé à la charge du deuxième ours, l’évite tout en le déséquilibrant et l’envoie bouler par la brèche produite par l’explosion de la fenêtre. L’animal se retrouve à moitié hors du wagon accroché par ses griffes afin d’éviter d’être emporté par l’avance du train.

Bien qu’à terre, Albert électrifie pour une deuxième fois l’égyptien en fer blanc.


Visiblement en difficulté face à notre groupe, l’Homme au Tentacules aboie un ordre au Pharaon de Métal qui lève les bras et le plafond du wagon se plie pour venir les isoler par rapport à nous.

Le frein d’urgence se déclenche enfin et alors que l’Homme aux Tentacules se tire par le dessus du toit qui fait un pan incliné, le dissimulant à notre regard, nous repérons dans le ciel ce que nous identifions dans un premier temps comme un stratogyre étonnamment silencieux. L’ours s’empare d’un câble qui lui est lancé de l’engin et le Pharaon de Métal emboîte le pas du tentaculaire mais s’en éviter de se prendre un nouvel éclair de la part d’Albert.

François s’empare d’un buste en bronze qui traînait par là et se rapproche de la déchirure du wagon. Il constate que dans le ciel commence à s’éloigner un petit zeppelin noir. Il balance le buste sur l’enveloppe de toile en espérant la percer mais le projectile rebondit. Le zeppelin semble protégé de plaque blindée de la même facture que le Zeppelin noir que nous avions combattu dans le ciel de Paris.

Alors que le train s’arrête, et que l’engin volant s’éloigne, Albert ajuste un dernier tir de foudre sur l’ours qui pend le long de son câble. Ce dernier disparaît en fumée comme le plantigrade précédent.

De Lespinette apparaît alors, blessé avec en arrière plan tous ses agents au sol, baignant dans le sang, le plafond de leur wagon criblé de balles. Il nous indique qu’il va bien et s’en va gérer le relationnel avec les clients et les administrateurs du train passablement choqués et énervés.

Nous sécurisons Kurt Suidmak qui s’était réfugié sous une table et en ressort sans une égratignure. Nous regagnons notre wagon en portant Félix que nous allongeons sur le canapé. Il se réveillera peu après alors que notre voyage a repris malgré l’état du wagon restaurant.

Nous réfléchissons à changer notre stratégie. Notamment à la réflexion de François, qui dès le début de notre mission, craignait que le risque d’agents ennemis infiltrés dans toute les organisations d’État était important. Je propose de nous réfugier à notre arrivée à Paris dans mon hangar situé sur une base militaire et de prendre mon aéroplane pour rejoindre Londres sans en informer qui que se soit. Prenant tout le monde à contre-pied tout en prenant le risque de n’avoir aucun soutien face au sinistre zeppelin noir.

A suivre

Cette aventure vous a été offerte par l'Eau Radium