samedi 4 juillet 2026

La Brigade Chimérique - Un taxi pour Beni Ounif


Dans la soute du Zeppelin, c'est l'attente. Coincés entre les deux caisses qu'ils doivent convoyer pour les Habits Noirs, les membres de l'Escadron Étrange (plus Jessica Jane) patientent le temps du voyage au-dessus de la Méditerranée, puis sur l'aéroport d'Alger. La nuit venue, Félix et Aymeric partent en éclaireurs afin de repérer la camionnette sensée les attendre. Mais à peine sortis du ventre de l'aérostat, ils sont à deux doigts de se faire repérer par une patrouille militaire stationnant sur le tarmac. Appliquant la méthode du "pas bouger", ils passent entre les mailles du filet et trouvent le véhicule garé derrière les grillages de sécurité ceinturant l'aérodrome.

Albert Roche et Ozie s'occupent alors de décharger les deux lourdes caisses alors que Félix, cédant sa place à son double égyptien, les fait s'envoler par dessus les grilles pour les déposer précautionneusement à côté du fourgon. Puis l'équipe, tant bien que mal, franchit la barrière métallique.

Maintenant, il s'agit de contacter des alliés pouvant les guider, voire les épauler dans leur périple jusqu'à Oran où doivent être livrées les deux caisses.

Ils décident de laisser dans la cambrousse environnante les deux membres les plus voyants de l'équipe pendant que Félix, Aymeric et sa fiancée se rendent au souk d'Alger afin de contacter Faissal Cassa, membre de l'Étoile Nord-Africaine.

Félix finit par dénicher ce jeune vendeur de rue et organise une rencontre mais Aymeric ne veut pas lâcher son véhicule se disant probablement que même si la civilisation avait été amenée à nos colonies, il n'était pas sûr de retrouver ses quatre pneus.

Finalement Faissal parvient à les mener à Marouan Bouyanfif où Jessica, dans un élan de sincérité, et sûrement éprise de vérité, raconte toute l'aventure à leur contact. Le Berbère accepte de les aider et ses connaissances du terrain et des réseaux sur place leur donnent espoir de livrer les caisses, et d'atteindre Beni Ounif, leur destination finale. Marouan ne peut pas grand chose pour leur voyage jusqu'à Oran, par contre, une fois sur place, il promet de leur fournir cartes et matériel pour rejoindre le petit village à la frontière Algéro-Marocaine.

Le trio rejoint alors les caisses et leurs gardiens. Tout le monde remonte dans l'engin et les voilà partis pour Oran. Ozie au volant, ils contournent Alger mais finissent par rencontrer une patrouille de l'armée française qui contrôle les véhicules quittant la ville. Un militaire s'approche dans sa quête des papiers du quatuor plus une, et se mange une portière ouverte avec force par Ozie. Pendant que le soldat malchanceux s'envole pour aller s'écraser quelques mètres plus loin, Le Premier Soldat de France électrise un de ses camarades qui tentait de s'emparer de son arme. Albert et Aymeric décident d'immobiliser le camion, l'un en l'électrocutant, l'autre en transperçant le capot de son rayon. Quant aux deux passagers qui assistent à la scène, ils voient médusés leurs armes s'envoler sous les pouvoirs d'Aménosis II. Ils prennent alors leurs jambes à leur cou.

Le premier est facilement rejoint par Ozie qui le neutralise avec une claque de forain. L'autre est poursuivi par Aymeric qui manque son placage. Heureusement, le pharaon réincarné veille et ouvre une fondrière sous les pas du militaire qui chute ainsi qu'un Saint Sernin surpris. Le surhomme sort victorieux du pugilat et du fond du trou.

Les soldats français sont ficelés. L'eau et l'essence changent de véhicule et l'équipée reprend le chemin vers Oran.

Arrivé sur les pourtours de la ville, l'Escadron Étrange (et sa pièce rapportée) s'arrête devant la maison d'un chevrier et demande son chemin. Le vieil homme leur propose de louer son gamin afin qu'il les conduise à l'adresse où les caisses doivent être livrées. Pour plus de discrétion, Ozie et Albert passent à l'arrière et Félix prend le volant.

Mais aux abords la ville, le camion se retrouve dans une file de charrettes bloquées par un poste de contrôle de l'armée française visiblement sur les dents. Sentant qu'on les recherche, Félix tente de quitter la file pour trouver un autre accès à la ville mais l'invective soldatesque retentit aussitôt.

"Amenosis, fout le sbeul !" conseille Ozie de l'arrière du camion. Félix caresse son scarabée et cède sa place à son alter ego. Par sa puissance mentale il broie une charrette à la stupéfaction de tous et plus encore enchaîne par un drift avec son véhicule pour parcourir les ruelles de la ville à tombeau ouvert sous la direction d'un fils de chevrier et de ses acolytes totalement médusés.

Les voici à destination. Une petite boutique de marchand. Ils montrent patte blanche, déposent les caisses et le camion par trop reconnaissable, payent le jeune paysan ravi et partent pour leur rendez-vous avec Marouan Bouyanfif.

Ils repèrent le bar indiqué par le membre de l'Étoile Nord-Africaine et attendent l'heure propice après quoi Félix, Aymeric et Jessica vont au rendez-vous alors qu'Albert et Ozie restent dans l'ombre.

Marouan a déjà tout préparé. Une planque pour la nuit pour tout le groupe, des vivres, des cartes et des chameaux pour quatre jours dans le désert jusqu'à Beni Ounif.

Le lendemain Aymeric fait ses adieux à sa douce, ce dernier voyage étant bien trop hasardeux et dangereux pour Jessica.

Les voilà partis. Et hormis une halte dans un village où les attend un compatriote de Marouan qui leur offre un abri pour le repos et un repas cuisiné, le voyage se passe sans surprise.

Quatre jours plus tard les voilà en vue de Beni Ounif ou plutôt de ce qu'il n'en reste pas. Car le village a disparu au profit d'un géant de 4 mètres se trouvant exactement sous une sphère de rotation inverse à celle de notre globe terrestre. Ces deux incongruités sont entièrement constituées des débris flottants et disjoints du village disparu.

Peu enclin pour le moment à s'approcher de cet avatar d'Atlas portant le globe, ils contournent le lieu et repèrent au loin un sorte de bunker se détachant de l'horizon. S'y dirigeant avec prudence ils ne manquent pas de remarquer les tours, les miradors et les mitrailleuses qui émaillent le fortin. Ils se détournent alors, l'air de rien et prennent le large le temps de voir venir et de constituer un plan d'attaque.

À suivre


samedi 13 juin 2026

La Brigade Chimérique - Stupeurs et Tremblements

Maigret et le massacre de Bobigny

L’Escadron Étrange reçoit un message du C.I.D. leur demandant de se rendre dans leurs locaux de Montmartre à propos de leur collègue Félix Dufaux, disparu dans la ville de Shamballa.

Un agent les fait descendre dans les sous-bassements de la base jusqu’à une pièce sécurisée. À l’intérieur une boîte de taille humaine pouvant faire penser à une vierge de fer imaginée par un architecte brutaliste. Pour ce qu’ils en comprennent, cette "Pandorica box"  est conservée depuis longtemps. On ne peut l’ouvrir, elle s’ouvre d’elle-même lorsque bon lui semble pour révéler ce que bon lui veut. Et il se trouve, qu’elle s'est ouverte sur un Félix Dufaux pataugeant dans une flaque de slime qui coule au pied de la boîte.

Leur ami récupéré, ils reçoivent peu après une invitation d’un certain commissaire Jules Maigret, à la PJ, à laquelle ils répondent avec diligence.

Le commissaire leur révèle travailler sur le cas d’un massacre perpétué à l’hôpital de Bobigny qu’il soupçonne d’avoir été perpétré par des sur-hommes. Les victimes sont tous des algériens. Ils ont été rapatriés par l’armée française tout d’abord à l’Institut du Radium puis à l’hôpital de Bobigny. De plus le C.I.D. refuse de l’aider dans son enquête. Tout cela le met dans l’impasse et dans l’embarras d’où son appel au quatuor super-scientifique car il flaire des embrouilles. Mais le Julo, il s’en laisse pas raconter et lui ce qu’il veut c’est la justice pour les morts et leurs familles.

Après que les agents de police, dans la confidence, aient évacués les journalistes postés devant l'entrée, l’Escadron Étrange entre dans l'hôpital et découvre une chambre de soin commune ravagée. Des cadavres en morceaux, découpés par des éclats de métal, arrachés au mobilier. Aidés par le directeur et le personnel, ils apprennent que sur les 12 algériens présents, 9 sont à l’état de kebab, 2 ont survécu dans un triste état et 1 a disparu.

Félix Dufaux à travers Aménosis II recueille des impressions résiduelles sur place. Il capte la présence d’un tireur d’élite qui a débuté le massacre auquel s’est joint un manipulateur de métal et puis possiblement un personnage pouvant manipuler l’esprit des victimes. Le profil des agresseurs titille tristement la mémoire de nos héros.

L'interrogatoire des survivants est difficile car ils sont dans un vilain état et ne parlent que difficilement la langue. Ils sont victimes de mutations corporelles désordonnées. Ils semblent tout deux avoir travaillé sur un chantier en Algérie qui leur a laissé de mauvais souvenirs et les difformités dont ils sont atteints. Ils appartiennent tous deux à l’Étoile Nord-Africaine, un syndicat marxiste.

Les investigations à l’hôpital étant terminées, les 4 phénomènes décident de se rendre à l’Institut du Radium. Chemin faisant Ozie repère Julien Marenval, journaliste à l’Excelsior et chroniqueur épisodique des aventures de l’Escadron Étrange, qui court dans la rue. Il décide de lui emboîter le pas tandis que ses camarades rejoignent Irène Joliot-Curie.

Elle leur confirme que c’est l’armée française qui a amené les victimes à l’Institut. Elles souffraient toutes de malformations et de troubles mémoriels. L’un d’eux, Azim Ben Amira avait développé une aptitude super-scientifique. En cas d’émotions fortes, il infligeait des dégâts contondants par simple contact. Puis l’armée les a ensuite récupérées et conduits à Bobigny.

Au passage, le voyageur temporel délivre une de ses prophéties dont il a le secret : « Le sauveur, perdu dans le désert, au delà de la mer intérieure. Le tenir à l’oeil. L’armageddon oublié. Sa puissance illimitée. »

De son côté Ozie court les rues avec un Marenval attiré par des sirènes de police. Ils finissent par croiser des passants blessés, présentant des plaies semblables à des coups de couteau, laissées par un fuyard par simple contact et des policiers poursuivant un individu de type louche et basané. Ozie traque l’individu jusqu’à un chantier où ce dernier se suicide en sautant du haut d’un immeuble en construction. Le moribond habillé d’une tunique d’hôpital décède dans un dernier soupir « Le bâtiment froid, glacial et le regard qui me hante. »

Rapidement, trop, un stratogyre du C.I.D. débarque et prenant le commandement sur la police, embarque manu militari, sans aucune précaution ni respect, le corps, comme pour le substituer à toute enquête.

Les membres de l’Escadron Étrange se retrouvent au café du Radium où ils rassemblent leurs renseignements.

- D’évidence Ozie a trouvé le dernier algérien disparu, Azim Ben Amira.

- Un C.I.D. bien empressé et peu coopératif.

- L’armée française transformée en agence de voyage.

- Des algériens traumatisés et mutés.

Les 4 sur-hommes commencent à penser que les autorités françaises font des expérimentations pas jolies jolies sur le sol algérien.

Ils décident de retrouver Marenval à l’Excelsior pour voir s’il n’aurait pas des compléments d’informations. Ce dernier est occupé par une étrange affaire de séismes subits et soudains sur tout le pourtour méditerranéen. Comme ils pressentent un lien entre les affaires algériennes et les soubresauts terrestres, nos héros décident de creuser l’affaire. Les quatre inséparables vont voir leur ami le Pr Charpentier qui leur obtient un rendez-vous avec Dimitri Galizin, spécialiste des questions sismiques et fils de Boris, inventeur du sismomètre.

Ce dernier les reçoit à la faculté de Nanterre. Il leur confirme l’activité terrestre inhabituelle. Il situe le plus précisément possible le foyer à la frontière Ouest du Maroc et de l'Algérie. Il leur fournit un sismomètre portable car nos héros sont d’ores et déjà résolus à démêler l’écheveau des mystères algériens jusqu’à son ultime fil.

Ainsi vont-ils faire leur rapport préliminaire auprès du commissaire Maigret en imaginant des moyens de rejoindre l’Afrique du Nord.

Les Hommes en Noir

Chacun décide donc de rassembler du matériel pour un départ vers le continent africain.

Mais, arrivé chez lui, Félix Dufaux trouve sa concierge empalée sur des morceaux de métal. À son hangar, Aymeric de Saint Sernin découvre Jessica Jane chloroformée et dans son petit pavillon, François de Vaucanson retrouve son serviteur et ami Lotar, transpercé par les ressorts de son lit.

Et soudain tout devient noir, Ozie perd la vue, l’usage et la sensibilité de ses membres. Seule l’ouïe perdure. Une voix se présente comme un membre de l’ armée et lui indique qu’il ne faudra pas compter sur l’armée pour la mission que ses amis et lui se sont fixés. Pire, les forces de la France joueront contre eux. Puis au bout d’un moment tout s’éclaire. Le gredin s’est enfuit par la fenêtre et Ozie se retrouve entièrement enduit d’une substance noirâtre et gluante qui handicape tous ses mouvements. Il y reconnaît vaguement un dérivé du Halo Supernoir du C.I.D. qui se révèle une nouvelle fois être une vraie passoire.

Ayant rejoint ses amis après un rapide nettoyage, ils en concluent qu’ils ont à leurs trousses à la fois Les Longs Couteaux - ces übermendch avec qui ils avaient déjà eu maille à partir dans l’épisode de l’Orient-Express - et les forces armées nationales. L’affaire se torse et ne sera pas facile à mener à bien.

Fort heureusement Albert Roche a récupéré Marenval qui leur a avoué avoir quelques contacts possibles pour les aider dans leur projet.

 - Duran Alphonse, un militaire, fils de général et en désaccord ouvert avec son père quant à la gestion de la question algérienne.

- Mistinguette et les Habits Noirs, toujours dans les coups retords.

- Sir Lawrence Thomas Edouard, un anglais ayant une grande connaissance de la région algérienne et de nombreux réseaux encore sur place.

- Les algériens parisiens affiliés à l’Étoile Nord-Africaine.

Ozie poursuit l'entretien de ses rouages qui sera long et laborieux pour retrouver la plénitude de ses aptitudes.

Peu enclin à frayer de nouveau avec les Habits Noir, le quatuor rencontre Sir Edouard dans son hôtel particulier. Ce dernier est solidaire avec la volonté de justice auprès des populations berbères mais ne peut pas beaucoup plus.

Marenval leur arrange ensuite un rendez-vous à Barbès à 21h avec des membres de l’Étoile Nord-Africaine. Leur entrevue se solde par une liste de contact à Alger mais l’organisation ne dispose que de moyens très insuffisants.

Duran fils n’étant plus sur le territoire français, tout conduit à devoir passer par les hommes en noir parisiens. Pendant qu’Albert et Félix prennent rendez-vous à fin de réunion avec Mistinguette, Aymeric va de déconvenue en déconvenue avec la base aérienne militaire où se trouve son hangar et l’avion qui devait les conduire en Algérie. Son aéroplane est bloqué par un sabot et l’administration de la base lui fait misère sur misère administrative pour lui enlever. On fait tout pour les bloquer sur le territoire mais c’est mal connaître leur persévérance. Et aussi la psychologie contrariante d’Albert Roche.

Bref, l’équipe comprend que ce sera Habits Noirs ou ce ne sera pas .

Mistinguette est bien contente de les voir et de les aider avec contrepartie bien sûr. Elle leur propose un voyage dans la soute d’un Zeppelin, en toute discrétion. Ils auront en charge la caisse n°14 qu’ils devront conduire d’Alger à Oran et cela sous les radars des autorités militaires françaises qui ont bouclés tout le pays. Tel est le prix de leur voyage. Après quoi libre à eux de se mettre dans les embrouilles de leur choix. Le départ aura lieu le lendemain à 14h. Des hommes à elle les attendront et les aideront pour l’embarquement et le débarquement.

L’équipe accepte faute de solutions alternatives et nos 5 comparses, puisque Jessica les accompagne, craignant pour sa protection, se préparent pour leur voyage.

À suivre

samedi 9 mai 2026

La Brigade Chimérique - Ça chauffe à Shamballa


Alors que chaque membre de l'Escadron Étrange termine ses travaux d'intérêt général auprès de la population de Shamballa, Albert Roche a une bien vilaine surprise. L'araignée qu'il avait sauvée des violences policières se transforme en Daniela Von Lamp et le surine par deux fois, puis fuit dans les ombres alors que le Premier Soldat de France fuit tout court, le gaz s'échappant de son enveloppe. Il devient mou et s'étale au sol non sans avoir auparavant communiqué son désaccord au vil russe d'un arc électrique revanchard que le popov n'oubliera pas de sitôt.

Ozie arrive sur ces entrefaites et se porte à son secours en bouchant les trous de sa combinaison avec ses doigts. Enfin arrivent leurs deux derniers compagnons qui les aident en rustinant l'infortuné.

Après une très courte explication, ils sont alertés par un immeuble non loin qui prend feu. Ils s'y précipitent pour découvrir une place dont la chaussée effondrée s'ouvre sur un vaste trou à proximité du bâtiment léché par les flammes. Du fond du trou s'élève une étrange mélopée et sort un guerrier mongol de 3 mètres.

Le géant attaque, projetant sa lance ébarbée sur Félix dont l'avatar égyptien fait néanmoins s'écrouler le reste du sol sous les pieds de l'adversaire. Profitant du sursis, Albert Roche file vers l'immeuble et ses soubassements alors qu'Aymeric arrache la lance de l'épaule de son camarade lui occasionnant encore plus de dégâts. Ozie fait face au mongol monté en graine, esquivant ses coups de massue tout en ripostant.

Au fond du trou, 5 cercueils géants, dont deux commencent à s'ouvrir. L'armée de Begtsé s'éveille.

Aymeric puis Aménosis rejoignent Albert dans les sous-sols, vastes tunnels où gisent les cercueils des combattants du protecteur de la Mongolie.

Alors qu'à la surface, Ozie se retrouve face à deux géants bien qu'un soit déjà à terre et ne tarde pas à disparaître dans une concert de flammèches du plus bel effet, un étage en dessous Aymeric et Aménosis se retrouvent aux prises avec un leur cousin de même taille et tout aussi bagarreur. Grâce à ses compagnons qui occupent le géant, Albert, lui, vient de débusquer un Marek enflammé occupé à chanter afin, vraisemblablement, de réveiller son armée d'emprunt.

Ça se bat âprement dans tous les coins. Marek est fou furieux. Il exprime toute sa rancœur et son fiel de squale tout en faisant monter la température au niveau du point de fusion du plomb et balance boules de feu sur boules de feu à la face du Premier Soldat de France. Ce dernier ne se démonte pas et regonflé par la température ambiante riposte éclair pour éclair sur l'ancien Requin du Ciel finissant par griller définitivement le pro du barbecue.

Les sarcophages se referment sur les géants qui rentrent dans leurs perpétuelles pénates. Aménosis récupère sur les restes de Marek le contenant protégeant sa relique martienne, un oeil de Xorn.

Mais le temps presse car l'Oeil de Xorn de nos héros en a pris un coup question batterie. Il ne s'agirait pas de rester bloqué en Shamballa, en Bat-Ayoun, où que ce soit ?

Ils se rendent donc finalement à la bibliothèque dont une de leur débitrice des travaux d'intérêt général leur avait indiqué le chemin, via un immense escalier qui n'était pas là avant l'échauffourée avec les titans mongols.

Ils se retrouvent devant l'entrée et une créature de haute taille, maigrichonne, arborant un masque métallique sans visage. Ce dernier leur fait signe du doigt de se taire, leur tourne le dos et se met en marche dans la bibliothèque dont l'architecture intérieure ressemble à un rêve d'Escher.

Au bout d'un moment, Aymeric sent qu'à cet étage se trouvent des ouvrages rares et peut-être des exemplaires des ses écrits. Il quitte alors le groupe sur un "Salut les copains." et disparaît littéralement dans un discret nuage de fumée. Le reste de l'escadron continue à la suite du bibliothécaire filiforme. C'est au tour d' Aménosis de diverger sans un mot mais sans disparaître, puis Albert Roche et enfin Ozie qui croit bon de remercier son hôte à haute voix et dont l'extrême politesse ainsi que son manque d'à propos le fait éjecter de la bibliothèque dans un nuage de fumée pour se retrouver en compagnie d'Aymeric en plein milieu d'un spectacle de rue, qu'ils ont passablement perturbé par leur arrivée impromptue.

Pendant ce temps, au cœur de la bibliothèque, Albert et Aménosis trouvent chacun dans un coin de l'immense bibliothèque la réponse à leur question la plus intime et la plus essentielle. Albert est alors accosté par un vieil homme qui le mène en silence dans une petite salle d'étude. Là il tend un petit carnet noir en murmurant qu'Albert et ses acolytes y trouveront certainement des réponses aux évènements qui menacent leur monde. Il montre notamment une page manuscrite, dont le texte interpelle Albert malgré son caractère fortement cryptique.

Enfin nos deux bibliophiles rejoignent dans un nuage de gaz leurs camarades à la langue par trop pendue. Ils décident de rentrer, mettent la main sur l'Oeil de Xorn et se concentrent sur la tente de bat-Ayoun. Sauf Félix - ayant repris contrôle de son corps (mais non de ses esprits) qui fait toujours une fixette sur la bibliothèque, détentrice de tous les savoirs et des réponses à ses questions. Après tout, son alter ego pharaonique a eu une réponse, il ne sera pas dit que lui, Felix Dufaux repartirait bredouille, aussi sot en sortant qu'en entrant dans ce lieu de connaissances!

Le quatuor - moins Félix - réapparaît dans la Yourte mais tout petit. Ils ont en effet oublié de se concentrer sur leur taille en plus du lieu. Fort heureusement après quelques jours de rituels magiques de la jeune sorcière libérée de l'emprise de Marek et aidée de Bat-Bagen, le trio reprend ses mensurations normales.

Les deux thaumaturges mongols promettent de se pencher sur le possible retour de Félix / Amenosis dans cette réalité. Albert ronchonne intérieurement à propos de ces scientifiques plus intéressés à lire de vieux bouquins poussiéreux plutôt que de mettre toute leur énergie à sauver la France... et La Terre aussi, oui.(Mais pas l'Allemagne, faut pas déconner non plus!)

Leur mission accomplie, les trois aventuriers reprennent le chemin d'Oulan-Bator puis de Moscou et arrivent enfin chez eux, à Paris, capitale du Monde. Quand aux insectoïdes présent dans les plaines mongoles, ainsi que la femme en rouge, son petit compagnon et leur horde sauvage, il restera à Nous Autres de s'en occuper.

Le voyage permettra à Aymeric de Saint Sernin de se colleter au pilotage du stratogyre affecté à leur transport et aux membres de l'escadron étrange de lire le petit calepin noir, contenant message cryptique (décrypté) d'un certain "de NostreDame", et les dessins d'une machine apte à détruire Druuzo. L'escadron étrange sait désormais que le retour de Félix n'est pas une option, l’œil de Xorn volé autrefois sur Mars par Marek étant en sa possession, et étant une des pièces indispensables à la mise en œuvre de la destruction de la menace exoplanétaire. Qu'elle sera la prochaine étape de leurs aventures? récupérer Félix et son Oeil de Xorn? trouver un troisième oeil, nécessaire à la création d'un portail temporel? Se mettre en quête d'informations sur un peuple serpent antédiluvien autrefois maitre du Vril, énergie colossale et mystique, nécessaire au bon fonctionnement de l'arme anti Druuzo?

samedi 28 mars 2026

La Brigade Chimérique - La Cité de Sang


Bienvenue à Pétaouchnok

1 mois s’est écoulé depuis leur aventure londonienne, et c’est à 6h du matin en Juin 1936 que l’Escadron Étrange répond à la convocation de Léo Saintclair en personne. Un stratogyre vient chercher chaque membre de l’incroyable quatuor pour les amener au QG de Montmartre.

Là, Le Nyctalope les entretient de problèmes à la frontière russo-mongole dans lesquels serait impliqué Marek Dragovsky alias Dragon, l’ancien leader des Requins du Ciel sensé être mort sur la planète rouge durant leurs aventures martiennes. Pour preuve, il leur montre une photo de Dragon avec en arrière plan un insectoïde druzien. Il leur demande de se rendre en Russie et de collaborer avec Nous Autres afin de régler la question.

Les aventuriers acceptent et le départ étant prévu pour l’après-midi, ils se préparent.

Albert Roche contacte l’Institut du Radium et s’entretient avec le Voyageur Temporel qui dans un de ses moments de lucidité le met en garde : “Prends l’Oeil de Xorn, c’est le clef pour la Cité de Sang !”

L’équipe rejoint alors la Sorbonne afin que le Pr Charpentier leur confie l’Oeil en question. Ce dernier ayant récupéré les tableaux d’Escher de l’aventure bruxelloise, ils sont interpellés par l’un d’eux représentant un homme en feu face à une étrange cité.

À l’heure dite, un stratogyre modifié les conduit jusqu’à Moscou où ils sont accueillis par trois impressionnants mécanoïdes soviétiques qui resteront à leur disposition durant leur séjour. Ces derniers les conduisent à une Datcha afin de prendre du repos pendant le plein de l’appareil. 

Puis nouveau départ jusqu’à Oulan-Bator où les autorités locales les briefent sur différentes attaques d’avant-postes ou de tribus perpétrées par des forces inconnues. 

Le lendemain, l’Escadron Étrange embarque dans des camions afin d’atteindre les confins de la Mongolie, accompagné des trois mécanoïdes qui préfèrent courir au côté du convoi. Au vu de leurs informations, ils ont choisi de se diriger vers Halban, l’un des avant-postes attaqués.

Le pays est un immense plateau herbeux d’où émerge par endroits quelques formations rocheuses et où l’horizon vert de la plaine rejoint celui bleu azur du ciel. L'Escadron lié connaissance avec les jeunes soldats qui pilotent les armures.

En chemin, ils croisent une tribu qui fut attaquée par un russe blanc accompagné d’une femme en robe rouge au style aristocrate. Pas d’insectes dans l’histoire qui se complique donc.

Au fortin d’Halban, le bilan est sinistre. 7 mécanoïdes ont sacrifié leur vie pour venir à bout de 6 insectes druziens. L’un d’eux, dont la dépouille est gardée en chambre froide, est inconnu des aventuriers. Il ressemble à une sorte de pou de 4 m de long, entièrement blindé d’une épaisse cuirasse chitineuse.

La Vérité repère des traces qui descendent dans le lac et l’équipe décide de le longer jusqu'à un autre lieu d’attaque.

Alors qu’ils croisent une nouvelle tribu, ils apprennent qu’un camp militaire, ne figurant pas sur les cartes, est actuellement attaqué.

Au volant d’un camion, Aymeric conduit ses camarades à fond de train vers le lieu de la bagarre. Arrivé aux abords du camp fortifié, un pou druzien bouche la route. Aymeric tire sur la bête puis lui fonce dessus. La créature réplique en leur crachant des dards acides. Le camion part en tonneau alors que Félix, ayant changé sa place avec Aménosis, renverse le pou en lui balançant un rocher.

Shamballa, c’est n’importe quoi !

Le camion tourne-boule et seul Ozie n’en est pas déstabilisé. Aymeric est assommé, Félix et Albert s’en sortent sans trop de heurts.

Aménosis tente une projection de portière sur l’insecte qui charge le véhicule mais manque son coup. Ozie sort Aymeric du véhicule et le dépose dans l’herbe alors que ses camarades essaient l’électrocution puis le lancé de véhicule.

Albert Roche prend la direction du fortin et assiste au combat entre un pou extra-terrestre et un mécanoïde qui use de son lance-flamme pour tenter de le griller.

Ozie cherchant aux alentours la présence de Dragovsky repère en haut d’une montagne avoisinante deux silhouettes humaines. Un homme plutôt petit et une femme portant du rouge. Il s’élance dans leur direction.

Albert pénètre dans les bâtiments, attiré par des appels à l’aide. Il repère un insectoïde au fond d’un couloir s’acharnant sur une porte. Il l’électrise et avant que l’animal puisse réagir se cache derrière une des portes s’ouvrant sur le couloir. Cherchant son agresseur, la créature passe sans le voir et Albert l’électrocute définitivement. Les soldats russes qui étaient assiégés par la bête peuvent sortir.

Pendant ce temps, Félix ou plutôt Aménosis arrivé également au camp voit le mécanoïde résister tant bien que mal à son adversaire qui commence à cloquer sous l’effet des flammes mais sans pour autant lâcher prise. Le pharaon tente d’aider le soldat de Nous Autres en projetant des cailloux sur l’insecte puis en décrochant vainement une mitrailleuse des remparts.  Cette dernière finira simplement par terre dans la cour. Le pou n’en a cure et percute violemment le soldat en armure qui s’en va voler contre un mur. Puis la créature lui jette sa bave acide mais Aménosis la détourne et elle atterrit sur un cheval qui n’avait rien demandé et meurt dans d’atroces souffrances. L’insecte prenant conscience de la gène occasionné par l’égyptien lui déboule dessus et l’envoie dans le décor.

Aymeric se réveille, court vers le lieu de la bagarre, assiste à l’envol d’Aménosis et tire avec son Raygun sur le monstre mais, toujours sonné, le rate. Finalement c’est encore Albert qui électrocute la bestiole.

Pendant tout ce temps, Ozie a grimpé la falaise et en haut, plus personne. Il suit les traces, redescend de la montagne par un sentier et avant d’atteindre le pied d’icelle, assiste au départ de l’homme et de la femme et de la 100aine de cavaliers qui les accompagnent. Ils prennent la direction du Nord-Est.

Au camp fortifié, Albert et Aymeric recherchent le 3ème insectoïde. Ils le repèrent fuyant à l’horizon avec une 30aine de ses congénères se carapatant vers le Nord-Ouest.

Un mécanoïde ramène sur son épaule un soldat blessé, Sugukaï qui répète en mongol “ Sauvez ma fiancée, Bat-Ayoun !”.

Aiguillés par leur intuition super-scientifique les aventuriers décident d’aller voir la tribu de Sugukaï qui se situe non loin. Ils attendent un peu inquiets ou simplement impatients le retour d’Ozie. Ce dernier est immédiatement mis au volant d’un auto-chenille, ses collègues ayant jugé les compétences de conduite d’Aymeric bien peu fiables. Il leur fait donc son rapport tout en conduisant, avec à l’arrière du véhicule un mécanoïde et Youri, l’autre mécanoïde et traducteur du groupe, sans son équipement puisque c’est lui qui fut endommagé précédemment par l’insectoïde.

Arrivé à proximité du camp de Bat-Ayoun, Youri demande un arrêt d’urgence. En effet, quelque chose ne va pas. Personne en vue, les chevaux dans leur enclos. Il y a anguille.

Aymeric et Ozie partent en rampant dans les herbes mais sont attaqués par des nains au barbes végétales, armés de lames aiguës, qui tentent de les planter. Ces petits saligauds pas plus haut que la végétation se déplacent invisibles et vous tailladent les mollets. Alors qu’Ozie shoote dans les nains de jardin, Aymeric se réfugie dans l’enclos à chevaux. Bien mal lui en prend puisque, sortant des ombres des équidés, surgit une créature à tête de mérou qui lui crache une dague et refond dans les ombres. Le premier soldat de France a rejoint Aymeric de Saint Sernin et tous les deux libèrent les chevaux, moins un victime d'un tir de pistolet à rayon. La menace a disparue.

Albert fonce dans le village et constate que les yourtes sont fermées par des cadenas. L’homme-mérou surgit des ombres devant lui mais ni une ni deux Albert l’électrise et l’homme-poiscaille disparaît. Félix se fait bolosser par des lechiï (les nains des herbes) mais Youri et le mécanoïde vont à son secours.

Ozie arrive dans le village et arrache le cadenas de lapremière yourte qu’il croise. À l’intérieur, des mongols dont un portant plumes et colifichets divers, variés et sûrement éminemment mystiques. Ce dernier répète “Antsybal” mais Ozie n’y entend rien. Il laisse donc la troupe libérée et s’en va ouvrir une autre yourte. Il y trouve une jeune femme ligotée à un lit, les yeux révulsés.

Youri, le shaman - Bat-Baguen - et ses camarades le rejoignent. Youri à la traduction leur explique que le sorcier s’inquiète de la présence d’Antsybal - le démon des marées - l’homme à tête de mérou. Il explique que ce dernier s’est acoquiné avec Marek qui grâce à un œil de Xorn et un sort “est passé dans le sang de Bat-Ayoun” afin de rejoindre la ville mystique de Shamballa. Son projet est d’y prendre le contrôle des armées de Begtsé, le maître de la vie rouge, protecteur de la Mongolie et de s’en servir pour envahir le pays et puis le monde.

Passé ce moment d’explications mystico-mythologico-magiques culturellement sujettes à caution de la part de nos aventuriers européens rationalistes (sauf dans le cas de Félix bien sûr), ils décident de poursuivre Marek Dragovsky dans le corps de Batailloun qui recèle cachée en son sein, ou plutôt en son sang, une métropole légendaire. Jusqu’ici tout va bien.

Youri et le mécanoïde assureront leurs arrières et la sécurité de la tribu si l’Antsybal repointait le bout de sa tête de poisson.

Bref, Bat-Bagen entonne un chant diphonique, très à la mode dans les contrées mongoles et l’Oeil de Xorn se charge alors d’énergie mystique. Il servira de batterie pour leur voyage mais il leur faudra revenir avant que l’Oeil ne soit totalement déchargé sinon ils resteront coincés à l’intérieur de la ville ?, de la demoiselle ?, quelque part ailleurs que dans leur réalité dimensionnelle en tout cas.

Le quatuor ressent une pression formidable, ont l’impression de flotter dans un liquide puis sont emportés par une aspiration soudaine pour se retrouver sur le cul, sur le sol d’une ruelle, elle même en cul de sac. Ozie empoche l’Oeil de Xorn qui est chargé à bloc.

Les voilà à la découverte de Shamballa la mystérieuse où des dragons chinois volent dans les rues animées de personnages de toutes nationalités, de toutes époques et de toutes dimensions. Où les humains côtoient des animaux humains de toutes sortent. Bref un joli melting-pot prouvant que l’on peut vivre en bonne entente avec ses voisins en acceptant leurs différences.

Mais pas le temps de se poser car le compteur tourne. Alors qu’Albert et Aymeric tentent d’avoir des informations directement sur le marché au milieu duquel ils ont débouché, Ozie et Félix décident de rejoindre la grande bibliothèque où, dit-on, tout le savoir autant passé, présent que futur y est conservé. Pour avoir des réponses rapides il n’y a pas mieux du coup. La bibliothèque ne peut être atteinte que grâce à des guides, lesquels ne se trouvent pas sous la patte du premier cheval venu. De plus, des incendies ont commencé à éclater en ville depuis quelques temps et ils soupçonnent que Dragon en soit, dans un but indistinct, l’auteur.

Felix et Ozie se perdent dans les rues, l'égyptologue apparemment pressé d'accéder à la connaisse ultime. Aymeric et Albert foncent vers une fumée qu'Aymeric, inspiré par le tabac douteux qu'un vendeur lui a fourni, considère comme son "guide".

Pour les uns comme les autres la réussite est partielle et les deux groupes se retrouvent devant un incendie et s’y précipitent au moment où les pompiers locaux éteignent le feu. Point de Marek à l’horizon. Mais soudain, une voix tombe du ciel : “Attention !” suivie d’une pluie de jus de citron et d’un étrange personnage chutant avec son agrume géant. Il présente ses excuses et s’enfuit alors que chaque membre de l’Escadron Étrange se retrouve seul sur la place, ses compagnons ayant subitement disparu.

Félix Dufaux est appelé par une veille au coin d’une rue. Elle est submergée de bric-à-brac et lui demande d’aller amener sa quincaillerie non loin de là à son fils mourant ?!

Aymeric de Saint Sernin se fait alpaguer par des gens d’armes alcolos qui le forcent à boire sous peine d’enfreindre les lois locales.

Albert Roche s’oppose à des C.R.S. qui prennent un malin plaisir à rosser une araignée des rues qui n’a de tort que d’essayer de survivre aux vicissitudes de l’existence.

François de Vaucanson alias Ozie se retrouve aux prises avec une décoratrice philosophe qu’il aide à transporter un meuble nouvellement rénové dans une maison beaucoup trop chargée visuellement pour avoir un psychisme stable.

À suivre.

samedi 14 mars 2026

La Brigade Chimérique - The Brain from planet Druzo


Dès les premières heures, les membres de l’Escadron Étrange se rendent au C.I.D. M. Guy les y attend mais leur propose une entrevue dans un café non loin. Visiblement, suite à leurs frasques de ces derniers temps, Le Nyctalope leur interdit l’accès à ses locaux.

Nos 4 vaillants patriotes narrent donc au petit fonctionnaire leurs aventures berlinoises, la façon dont on leur vola sournoisement leur corps ainsi que la manière dont ils les ont courageusement récupérés. Le rond de cuir prend notes sans mot dire et leur donne rendez-vous à midi au même endroit.

Aymeric de Saint Sernin s’en va tenter de remettre de l’ordre dans son mariage et puisque Jessica est absente, décide de lui écrire et offrir un article dans lequel il relate sa vie Berlinoise. François de Vaucanson se dirige vers la bibliothèque de Paris afin de faire une revue complète de la semaine manquée et Félix Dufaux et Albert Roche vont rendre compte auprès de l’Institut du Radium qui fut le commanditaire du fiasco berlinois.

À midi ils retrouvent M. Guy qui leur indique que Le Nyctalope ne s’opposera pas à ce qu’ils détruisent la valise qu’ils ont remise, il y a quelques temps déjà, au Diogène Club de Londres, lors d’une mission pour le C.I.D. Valise piégée par les forces mabusiennes puisque contenant le cerveau d’un médium d’outre Rhin et servant d’attracteur pour Druzo (voir les épisodes précédents). Le chef du C.I.D. leur fait comprendre à travers son sous-fifre que cela serait une façon efficace de revenir dans ses bonnes grâces et de se racheter vis à vis de Paris et de la France.

Qu’à cela ne tienne, voilà les 4 surhommes partis en direction du hangar de Saint Sernin. Un petit mot pour Jessica Jane et une réparation d’un sabotage sur l’aéroplane de l’aventurier plus tard, les voilà en vol pour la perfide Albion.

2h de voyage et ils se posent à Londres. Ils rejoignent dare-dare le Diogène Club où l’huis reste clos après que le zélé portier les eut reconnus.

Mais au café d’en face, Thomas Carnaki leur fait signe. Ils lui racontent leurs mésaventures et le détective anglais de l’occulte organise une rencontre avec ses compatriotes Harry Dickson et Giberne l’Accélérateur. Devant la gravité du danger, ces derniers demandent au commando français de voler la valise dans la station radar où elle est employée et de la détruire. Un véhicule leur est fourni et le responsable de la station, Robert Watson Watt, est prévenu.

Pas de temps à perdre, les voilà roulant en direction du Suffolk. Mais arrivés à la station radar, point de R.W. Watt qui est en tournée dans d’autres stations radar, et c’est son adjoint Alvin Foster qui les reçoit de façon cordiale. Il leur explique que la valise est branchée à la station radar afin d’en décupler la puissance. Il s’absente pour chercher les clefs de la pièce où est contenue la valise et ne revient pas. Dans la salle des radars, de fortes exclamations leur parviennent. Une onde particulièrement puissante vient d’être émise.  Sentant le coup fourré, l’Escadron Étrange se rend à la porte blindée fermant le couloir de la station et protégeant, n’en doutons pas, la technologie la plus précieuse.

Ozie force la porte et il entre dans une salle bardée d’électronique, dont la valise reliée à une série d’appareils. Il se précipite, et sortant d’un recoin où il était caché, Alvin lui tire dessus tout en l’invectivant d’une exclamation aux consonances germaniques. Alors que l’automate sentient en vient au corps à corps, persuadé de maîtriser aisément l’individu, Albert les électrocute et Félix leur fait dégringoler moult appareillages sur le coin de la mouille. Alvin décède sans résistance. Dans la précipitation et l'agitation, Aymeric use spontanément de son pistolet à rayon et détruit la valise.

Ils ressortent ensuite de la station et par tranquillité d’esprit partent fouiller les deux cottages où logeaient Watt et Foster lorsqu’ils travaillaient à la station. En effet, ils leur paraît évident qu’au moins Foster a été victime de la Machine à Envahir les Esprits du Docteur Ziclon. En vain. Point d’indices sur une quelconque origine teutonne de l’un ou l’autre des scientifiques.

Ils retournent au Diogène Club pour rendre compte, les restes de la valise sous le bras. Carnaki, visiblement extrêmement gêné par les effluves méphitique émanant encore du cerveau mort de Minx, leur demande d’incinérer l’appareil, ce qu’ils font sans attendre.

Mission accomplie, l’Escadron Étrange repart vers sa patrie avec les remerciements des trois surhommes anglais ainsi que des contacts fiables au pays des rosbifs.

À suivre

samedi 21 février 2026

La Brigade Chimérique - À la poursuite du Docteur Ziclon

Chapitre 1
L'Agent de l'Ombre


La course poursuite dans l’escalier se termine lorsque l’ombre du fuyard disparaît étrangement dans l'encoignure de la porte. Pas de passage secret dissimulé pourtant, Ozie ne trouve qu’un papier au sol qu’il empoche. Il rejoint frustré ses camarades qui décident de se rendre au bar Die Hole, vague réminiscence de leur vies antérieures.

Sur les lieux, Albert Roche approche le tenancier qui se souvient bien de la présence de l’Escadron Étrange dans ses murs. Le premier soldat de France sentant un homme de confiance lui apprend la vérité sur l’échange des corps et reçoit en retour une promesse d’aide et de connexion à des réseaux anti-Mabuse.

De son côté Aymeric de Saint Sernin est attiré par les propos d’un poivrot qui se lamente sur son sort. Alfred Schultz déblatère sur la disparition de l’Ordre de l’Ultima Thulé et sur sa participation à des expériences scientifiques tout autant qu’ ésotériques. Pressentant d ‘intéressantes informations, le journaliste explorateur pousse le soulographe à plus de révélations.

Félix Dufaux voyant un papier dépasser de la poche d’Ozie l'interroge. Ce dernier a en effet totalement oublié le message abandonné par le mystérieux fuyard qui leur donne rendez-vous à 2h du matin à l’entrée de service de l’Hôtel Adlon.

Les contacts étant pris à Die Hole, ils partent au rendez-vous et rencontrent un surhomme russe se déplaçant dans les ombres. Danila Von Lamp leur apprend qu’il est à la recherche d’un compatriote de Nous Autres qui a subit la même expérience de décorporation que les héros. De prime abord il ne recherche que le corps car chez la plupart des sujets, l’esprit ne survit pas à l’échange. Les membres de l’Escadron Étrange sont l’exception qui confirme la règle. Il leur donne un prochain rendez-vous à 2h du matin à la synagogue détruite, le lendemain, et disparaît.

Nos infortunés français décident d’aller fouiller l’appart d’Alfred, n’ayant pas plus de piste pour retrouver leurs corps. Ils arrivent au moment où ce dernier se fait embarquer par des crânes. Dans son logis, ils trouvent des références à divers travaux et recherches mélangeant science et ésotérisme sous l’égide de l’Ordre de l’Ultima Thulé et signés R.V.S.

Le lendemain, après avoir trouvé les ruines de la synagogue, ils sont rejoints par Danila et assistent à la détresse d’une famille juive se cachant parmi les gravats. Mais les crânes débarquent, tout le monde fuit. Danila les emporte dans les ombres après les avoir bien mis en garde de ne pas ouvrir les yeux. Ils se réveillent au Grossentirgarden (un parc berlinois) le visage griffé et déchiré par leurs propres ongles. La traversée des ombres dont ils ne gardent aucun souvenir fut, de toute évidence, traumatisante.

Toujours un peu désœuvrés et désorientés, ils repartent à Die Hole où ils retrouvent Alfred Schultz toujours pleurnichant devant son verre. Albert en à gros et décide de l’interroger manu militari. Il l'embarque dans une pièce au fond aidé d'Aymeric. L’Alfred il déballe tout, et surtout sur son supérieur, un savant du nom de Rudolf Von Sobotendorf habitant dans un immeuble donnant sur le pont d’Oberbonbruke.

Mais voilà les crânes qui débarquent, il faut fuir à nouveau. Albert stoppe Aymeric qui voulait s'en prendre à l'allemand et ils filent vers le bâtiment du savant de l’Ultima Thulé. Ils entrent, fouillent et trouvent pleins de papiers éparpillés dont certains faisant référence à la machine du Docteur Electrax. Et soudain, c’est le drame, sur une photo Albert reconnaît Rudolf Von Sobotendorf comme étant l’infâme Docteur Ziclon, le même qui le transforma en gaz bioélectrique dans les tranchées sans lui demander son avis. Albert est colère et vocifère d’importance.

Chapitre 2
À la poursuite du Docteur Ziclon


Alors qu'Albert fulmine, les autres membres de l'équipe fouillent les restes de l'appartement et du laboratoire visiblement mis à sac sous un accès de rage. Ils rassemblent les papiers éparpillés et finissent par collationner des informations valables.

Rudolf Von Sobotendorf en tant que chef de l'Ultima Thulé développait de nombreux projets.

  • Le retour de Dönar avec des recherches dans les pays nordiques.
  • Après l'échec du surhomme Albert Roche, sa "lamentable réussite", il en créa une nouvelle version pour les autorités berlinoises. Das Gassman qui fut placé dans les égouts.
  • Das Otyugh. Une super bactérie gigantesque et dévoreuse qui fut également placée dans les égouts berlinois.
  • Des plans parcellaires d'une machine à envahir les esprits dérivée de celle du Docteur Electrax.

Les notes finissent par la résolution du savant, suite à la dissolution de l'Ordre de l'Ultima Thulé par Mabuse, de se réfugier auprès de sa dernière création.

L'Escadron Étrange suit la seule piste à disposition, les égouts Berlinois.

Ils se retrouvent dans des galeries aux dimensions gigantesques où courent des tuyaux colossaux s'enfonçant toujours plus profond dans les sous-bassements de la métropole.

Étrangement, les égouts sentent la rose ou d'autres notes florales. Ils en comprennent la raison lorsqu'ils débusquent Das Gassman, une copie conforme d'Albert Roche dans son costume permettant de contenir sa forme gazeuse. Das Gassman a été relégué par les autorités de la ville à être un désodoriseur vivant des égouts. Alors qu'Ozie tentait une approche diplomatique, ses camarades optent pour la contrainte physique et la menace. Le Gassman se défend et projette un gaz qui paralyse Ozie et Felix mais il est maîtrisé par les deux héros restant. L'infortuné égoutier les conduit jusqu'au plus profond du réseau d'assainissement où même lui n'a pas le droit de se rendre.

Dans cette ultime sous-sol, l'odeur de merde est bien présente. Ils finissent par trouver un vieux monsieur, assis au bord d'un vaste puits collecteur de toutes les déjections de la ville, parlant comme à un ami invisible et se lamentant sur son sort. Ozie s'approche seul du clodo ravi de voir un humain et entame la conversation avec celui dont il subodore déjà être le professeur Ziclon.

Albert Roche le reconnaissant immédiatement entre en rage et veut l'effacer de la surface, où plutôt ici, de la sousface de la Terre. Mais finalement Ozie arrive à contenir la situation et se présente ainsi que ces amis pour des envoyés de Mabuse. Sous la condition qu'il leur fournisse une nouvelle machine à envahir les esprits, Mabuse est prêt à le réintégrer dans l' intelligentsia allemande. Ziclon se montre volontaire et même enthousiaste. Il quitte sans regret les bords de l'immense puits où gît en son sein sa plus grande création, Das Otugh qui dévore dans les ténèbres toute la merde de la cité.

Durant la remontée, le savant est prolixe en renseignements. Il leur parle de ses projets pour ramener Dönar, plus connu sous le nom de Thor, et son terrible marteau, au service de l'Allemagne. Plus important il leur apprend que depuis Thunguska où une sonde de Druzo s'est écrasée, Minx, un agent de Mabuse, est parvenu à communiquer mentalement avec les insectes.

C'est durant cette première communication que l'artiste Escher fut malencontreusement impliqué. Mabuse mit au point des attracteurs pour Druzo dont le premier, composé du cerveau de Minx, fut livré à Londres par une équipe de surhommes français après un travail hors pair de désinformation par les services secrets allemands.

C'est la douche froide pour l'équipe.

Mais pas le temps de se morfondre, Tout ce petit monde réintègre l'appartement de Ziclon et le met rapidement au travail. Avec l'aide et sous l’œil attentif d'Ozie, la machine à envahir les esprits est remontée en quelques jours et améliorée permettant ainsi un échange à distance.

Il est temps pour l'Escadron Étrange de regagner leurs corps d'origine. Épaulé par le patron de Die Hole, l'un après l'autre, les surhommes s'assoient dans la machine. L'échange s'opère et sur le fauteuil ne reste plus qu'un allemand décédé, l'esprit ramené n'ayant pas survécu au transfert.

Avant de partir, Albert s'isole avec Ziclon, se présente comme la lamentable réussite et le tue alors que son créateur réalise qui est sa mort. Justice est faite.

Épilogue

Les membres de l'Escadron Étrange se "réveillent" sur les marches de l'Opéra de Paris, chacun aux bras de demoiselles à la petite vertu bien vulgaires. Derrière eux, le directeur de l'Opéra affolé, en face, une foule scandalisée et des journalistes aux anges. Aymeric stoppe le coup de poing qu'il allait asséner à un quidam, Albert à son casque couvert de graffitis orduriers. Félix, peu habitué aux excès,vomit la preuve de ses excès dans une jardinière fleurie non loin de là, soutenu lui aussi par  deux donzelles peu farouches. Ozie a une protubérance pyramidale au niveau des génitoires.

Il se déshabille et constate qu'on lui a soudé un membre en érection au niveau du pelvis. Il l'arrache.

Délaissant les putes, la foule et le directeur soulagé, ils apprennent par les journaux les frasques commises pendant leur absence de leur corps, notamment la façon dont Ozie a vomi sur le C.I.D.

Plus grave, alors qu'ils se rendent au hangar d'Aymeric de Saint Sernin, ils découvrent Jessica meurtrie dans sa chair et terrorisée à la vue de son mari. Cette dernière a subi les violences de son époux ainsi que ses agressions sexuelles. Malgré les explications, le traumatisme ne s'effacera pas facilement.

De même, alors qu'Ozie rentre chez lui, c'est un Lothar en lingerie fine et apeuré qui lui ouvre. L'automate comprend que l'allemand qui occupait son corps a abusé de son serviteur et ami par l'entremise du braquemart métallique qu'il avait fait souder à son entrejambe.

Tous ces jours de décorporations furent propices à humilier leur proches et jeter l’opprobre sur la réputation des surhommes parisiens.

Poussé malgré tout par le devoir, l'Escadron Étrange se rend au C.I.D. afin de prévenir le Nyctalope du fiasco de l'expédition londonienne et les dangers encourus par les détenteurs de la valise et du monde en général. Mais après leur comportement inqualifiable les agents de sécurité leur refusent l'entrée jusqu'au lendemain.

Ils rentrent donc se coucher. Aymeric devant se contenter d'un canapé, Jessica lui refusant la couche nuptiale. Ozie dans la solitude, ayant donné congé à Lothar afin que ce dernier se remette des derniers outrages qu'il a subi. Félix silencieux, ne laissant rien paraître et le Premier Soldat de France contenant probablement une rage sourde face au agissements révoltants des boches et les humiliations subies par les proches de ses amis.



samedi 24 janvier 2026

La Brigade Chimérique - Die fehlende Hose



Quelques mois plus tard…

Chaque membre de notre quatuor Étrange se réveille dans une chambre qui n’est pas la leur, dans un pyjama qui n’est pas le leur puisqu’il s’agit d’une chemise de nuit d’hôpital et… dans un corps qui n’est pas le leur !

Ozie découvre le mal de tête et c’est insupportable. Pourquoi les humains s’infligent-ils ça ?! Et ce corps tout mou avec le truc qui pend entre les jambes… SANS BLAGUE !

Albert Roche découvre qu’il parle en Allemand et que son corps appartient à un Allemand. Il en conçoit de l’aigreur qui lui donne des envies de meurtre avec violence.

Effectivement, isolés dans leur chambre fermée à clef. Chacun prend la mesure de son nouveau corps, de son mal de crâne et de sa capacité naturelle à baragouiner en teuton. C’est l’horreur.

Aymeric de Saint Sernin décide de sauter par la fenêtre du premier étage afin de s’échapper de cet endroit. Il s’écrase 4 - 5 mètres plus bas en se foulant une cheville au passage. Puis se bastonne avec un infirmier qui déboule de derrière une voiture militaire stationnée dans la cour de l’hôpital avant de perdre la partie lorsque son adversaire ajoute un Luger P08 Parabellum dans la discussion.

Ozie quant à lui appelle des infirmiers stationnant dans le couloir derrière sa porte. Il tente la diplomatie afin de comprendre la situation, se fait embrouiller et seringuer dans le dos par un infirmier perfide.

Félix Dufaux fait comme Ozie en plus vénère et fini sédaté comme Ozie. Ce dernier lutte néanmoins contre l’endormissement avec succès ce qui lui permet de fouiller un peu sa mémoire défaillante dû à ce putain de mal de tête. Il se souvient vaguement d’une mission à Berlin et de poissons nageant dans un étrange aquarium.

Albert Roche est colère. Il s’empare du tiroir de sa table de nuit. Appelle l’infirmier derrière la porte et lui fait part de son mécontentement à coup de tiroir dans la gueule. Puis il lui pique ses vêtements et son Luger P08 Parabellum et range le corps dans la chambre. Il part ensuite dans l’exploration du bâtiment afin de trouver d’autres teutons à qui exprimer sa juste ire.

Il croise deux infirmiers transportant un patient qui se plaint de sa cheville. Il leur tombe dessus comme un marteau sur deux enclumes en leur signifiant clairement son pédigrée de Premier Soldat de France. Du sol où il a chu, le patient à la guibolle blessée lui demande si il est bien Albert Roche car lui il est Aymeric de Saint Sernin et qu’il est bien content de retrouver son camarade fut-il dans le corps d’un fridolin. Ils prennent des fringues pour AdSS, les deux armes que ses pseudo-infirmiers transportaient et les enferment dans une chambre. Ils constatent que les locaux semblent délabrés et font penser à un ancien hôpital abandonné.

AdSS ayant aperçu, avant sa fuite ratée, un autre patient dans l’aile opposée, ils décident d’aller y voir, espérant retrouver les membres manquants de l’Escadron Étrange.

Pendant ce temps, Ozie luttant contre la torpeur chimique, jette son matelas par la fenêtre afin d’amortir la chute qu’il effectue du premier étage. Il atterrit ainsi dans la cour sans dégât et se dirige vers la véhicule militaire. C’est à ce moment qu’il entend  des appels provenant de l’étage qu’il vient de quitter. Se retournant, il voit deux gars qui lui font signe en se présentant comme AR et AdSS. Il leur répond avec joie et un mal de tête qui commence à bien faire en indiquant que pour sa part et pour ce qu’il en sait, il est François de Vaucanson aka Ozie. Il choppe un démonte-pneu dans la voiture après l’avoir fouillée et repart vers l’intérieur des bâtiments pour les rejoindre. Alors que dans le hall il trouve des vestes militaires allemandes et les clefs du véhicule, il entend des coups de feu.

Les deux comparses se coltinent avec un schleu embusqué dans la seule pièce contenant des genres d’appareillages médicaux. Ils finissent par avoir raison de leur adversaire, retrouvent Félix Dufaux toujours dans les vapes, le réveillent. Ensuite les 4 enfin réunis, migraineux et affublés de corps inconnus inspectent le matériel médical trouvé et qui a pris quelques balles perdues dans le buffet. Félix qui a perdu ses pouvoirs (comme ses camarades) mais a conservé ses connaissances ésotériques (comme ses collègues) reconnaît une variante de la machine du Dr Electrax prévue pour échanger des esprits dans d’autres corps. TIENS DONC !

Ils interrogent leur prisonnier qui ne sait pas grand chose si ce n'est qu'il devait, avec ses comparses, garder prisonniers nos 4 soldats français suivant les ordres d'un haut gradé allemand ayant ses quartiers au QG des crânes, à Berlin. Ils en profitent pour piocher dans les quelques médicaments présents afin de faire cesser le mal de tête qui les martèle depuis le réveil.

Ils s’équipent avec les uniformes de leurs geôliers. Malheureusement l’un d'eux vient de s’échapper et Ozie se retrouve lancé à sa poursuite, avec ses camarades, la teub à l’air. Il expérimente ainsi et en même temps la gêne et une juste colère qui monte inexorablement. Sentiments humains désagréables jusque là inconnus. Le fuyard s’échappe dans la forêt et l’androïde coincé dans un corps humain défectueux (un cerveau qui fait mal et impuissant face à des flots d'hormones contradictoires ce n’est pas normal) est obligé de se couvrir ses intimités avec un pantalon au cul merdeux trouvé dans un tas de linge sale.

Ils quittent l'endroit à bord du véhicule militaire et Ozie les encourage à fouiller dans leurs souvenirs. Remonte vaguement à leur mémoire : une mission diligentée par l'Institut du Radium. Une conférence à l'Hôtel Adlon. 4 savants allemands potentiellement transfuges à approcher.

Quelques barrages militaires plus loin, passés à l’esbroufe avec une relative facilité, les voilà en vue de la banlieue berlinoise. L’équipée décide de passer par les petites routes car l’entrée de la ville est filtrée par des Crânes peu sensibles au pouvoirs de l’embrouille.

Les voilà devant l’hôtel, où cantonnent 4 Crânes autour d’une berline noire d’aspect inquiétant. Ils décident donc de se garer plus loin et de wait and see comme disent les rosbifs. Ozie s’en va à la recherche de la porte de service, accompagné d’AdSS et de FD. Inutilement car de la porte principale de l’hôtel, sort un officiel en costard suivi par un employé. Le VIP monte dans la berline et à sa suite, à l’unisson, les 4 séïdes de Mabuses. La voiture prend le large.

Nos sans-enveloppe-corporelle-fixe investissent l’hôtel et malgré la chiasse qui macule son fondement - ou peut-être grâce à l’irritation que lui procure son état - Ozie emploie l’autorité teutonique militaire qui lui est temporairement confiée (l’espère-t-il) pour se faire remettre les clefs des chambres qu’avaient louées leurs anciens moi.

Direction le 4ème étage pour une fouille en règle mais le personnel de ménage est déjà passé et le vide immaculé les attend.

Alors qu’ils remontent dans l’ascenseur pour rendre les clefs à l’accueil, Ozie repère une ombre furtive au bout du couloir. Il invective péremptoirement le groom pour qu'il rouvre la porte et se lance à la poursuite de la silhouette fantomatique avec des envies d’envoyer des bourres-pif, probablement dûe à l’irritation de ce corps inefficace bourré d’hormones perturbantes et vétu de vêtements souillés évoquant des sentiments de gêne inconnus jusqu’alors.

“ALT ! SCHNELL.” hurle-t-il au fuyard. Bout du couloir, couloir à droite, l’ombre disparaît derrière la porte d’escalier de secours, , AdSS et FD sur les talons. L’ancien androïde use de son ouïe afin de déterminer si la silhouette en fuite est montée ou descendue. Il perçoit un bruit discret vers le haut et se précipite dans la montée d’escalier.