Bienvenue à Pétaouchnok
1 mois s’est écoulé depuis leur aventure londonienne, et c’est à 6h du matin en Juin 1936 que l’Escadron Étrange répond à la convocation de Léo Saintclair en personne. Un stratogyre vient chercher chaque membre de l’incroyable quatuor pour les amener au QG de Montmartre.
Là, Le Nyctalope les entretient de problèmes à la frontière russo-mongole dans lesquels serait impliqué Marek Dragovsky alias Dragon, l’ancien leader des Requins du Ciel sensé être mort sur la planète rouge durant leurs aventures martiennes. Pour preuve, il leur montre une photo de Dragon avec en arrière plan un insectoïde druzien. Il leur demande de se rendre en Russie et de collaborer avec Nous Autres afin de régler la question.
Les aventuriers acceptent et le départ étant prévu pour l’après-midi, ils se préparent.
Albert Roche contacte l’Institut du Radium et s’entretient avec le Voyageur Temporel qui dans un de ses moments de lucidité le met en garde : “Prends l’Oeil de Xorn, c’est le clef pour la Cité de Sang !”
L’équipe rejoint alors la Sorbonne afin que le Pr Charpentier leur confie l’Oeil en question. Ce dernier ayant récupéré les tableaux d’Escher de l’aventure bruxelloise, ils sont interpellés par l’un d’eux représentant un homme en feu face à une étrange cité.
À l’heure dite, un stratogyre modifié les conduit jusqu’à Moscou où ils sont accueillis par trois impressionnants mécanoïdes soviétiques qui resteront à leur disposition durant leur séjour. Ces derniers les conduisent à une Datcha afin de prendre du repos pendant le plein de l’appareil.
Puis nouveau départ jusqu’à Oulan-Bator où les autorités locales les briefent sur différentes attaques d’avant-postes ou de tribus perpétrées par des forces inconnues.
Le lendemain, l’Escadron Étrange embarque dans des camions afin d’atteindre les confins de la Mongolie, accompagné des trois mécanoïdes qui préfèrent courir au côté du convoi. Au vu de leurs informations, ils ont choisi de se diriger vers Halban, l’un des avant-postes attaqués.
Le pays est un immense plateau herbeux d’où émerge par endroits quelques formations rocheuses et où l’horizon vert de la plaine rejoint celui bleu azur du ciel. L'Escadron lié connaissance avec les jeunes soldats qui pilotent les armures.
En chemin, ils croisent une tribu qui fut attaquée par un russe blanc accompagné d’une femme en robe rouge au style aristocrate. Pas d’insectes dans l’histoire qui se complique donc.
Au fortin d’Halban, le bilan est sinistre. 7 mécanoïdes ont sacrifié leur vie pour venir à bout de 6 insectes druziens. L’un d’eux, dont la dépouille est gardée en chambre froide, est inconnu des aventuriers. Il ressemble à une sorte de pou de 4 m de long, entièrement blindé d’une épaisse cuirasse chitineuse.
La Vérité repère des traces qui descendent dans le lac et l’équipe décide de le longer jusqu'à un autre lieu d’attaque.
Alors qu’ils croisent une nouvelle tribu, ils apprennent qu’un camp militaire, ne figurant pas sur les cartes, est actuellement attaqué.
Au volant d’un camion, Aymeric conduit ses camarades à fond de train vers le lieu de la bagarre. Arrivé aux abords du camp fortifié, un pou druzien bouche la route. Aymeric tire sur la bête puis lui fonce dessus. La créature réplique en leur crachant des dards acides. Le camion part en tonneau alors que Félix, ayant changé sa place avec Aménosis, renverse le pou en lui balançant un rocher.
Shamballa, c’est n’importe quoi !
Le camion tourne-boule et seul Ozie n’en est pas déstabilisé. Aymeric est assommé, Félix et Albert s’en sortent sans trop de heurts.
Aménosis tente une projection de portière sur l’insecte qui charge le véhicule mais manque son coup. Ozie sort Aymeric du véhicule et le dépose dans l’herbe alors que ses camarades essaient l’électrocution puis le lancé de véhicule.
Albert Roche prend la direction du fortin et assiste au combat entre un pou extra-terrestre et un mécanoïde qui use de son lance-flamme pour tenter de le griller.
Ozie cherchant aux alentours la présence de Dragovsky repère en haut d’une montagne avoisinante deux silhouettes humaines. Un homme plutôt petit et une femme portant du rouge. Il s’élance dans leur direction.
Albert pénètre dans les bâtiments, attiré par des appels à l’aide. Il repère un insectoïde au fond d’un couloir s’acharnant sur une porte. Il l’électrise et avant que l’animal puisse réagir se cache derrière une des portes s’ouvrant sur le couloir. Cherchant son agresseur, la créature passe sans le voir et Albert l’électrocute définitivement. Les soldats russes qui étaient assiégés par la bête peuvent sortir.
Pendant ce temps, Félix ou plutôt Aménosis arrivé également au camp voit le mécanoïde résister tant bien que mal à son adversaire qui commence à cloquer sous l’effet des flammes mais sans pour autant lâcher prise. Le pharaon tente d’aider le soldat de Nous Autres en projetant des cailloux sur l’insecte puis en décrochant vainement une mitrailleuse des remparts. Cette dernière finira simplement par terre dans la cour. Le pou n’en a cure et percute violemment le soldat en armure qui s’en va voler contre un mur. Puis la créature lui jette sa bave acide mais Aménosis la détourne et elle atterrit sur un cheval qui n’avait rien demandé et meurt dans d’atroces souffrances. L’insecte prenant conscience de la gène occasionné par l’égyptien lui déboule dessus et l’envoie dans le décor.
Aymeric se réveille, court vers le lieu de la bagarre, assiste à l’envol d’Aménosis et tire avec son Raygun sur le monstre mais, toujours sonné, le rate. Finalement c’est encore Albert qui électrocute la bestiole.
Pendant tout ce temps, Ozie a grimpé la falaise et en haut, plus personne. Il suit les traces, redescend de la montagne par un sentier et avant d’atteindre le pied d’icelle, assiste au départ de l’homme et de la femme et de la 100aine de cavaliers qui les accompagnent. Ils prennent la direction du Nord-Est.
Au camp fortifié, Albert et Aymeric recherchent le 3ème insectoïde. Ils le repèrent fuyant à l’horizon avec une 30aine de ses congénères se carapatant vers le Nord-Ouest.
Un mécanoïde ramène sur son épaule un soldat blessé, Sugukaï qui répète en mongol “ Sauvez ma fiancée, Bat-Ayoun !”.
Aiguillés par leur intuition super-scientifique les aventuriers décident d’aller voir la tribu de Sugukaï qui se situe non loin. Ils attendent un peu inquiets ou simplement impatients le retour d’Ozie. Ce dernier est immédiatement mis au volant d’un auto-chenille, ses collègues ayant jugé les compétences de conduite d’Aymeric bien peu fiables. Il leur fait donc son rapport tout en conduisant, avec à l’arrière du véhicule un mécanoïde et Youri, l’autre mécanoïde et traducteur du groupe, sans son équipement puisque c’est lui qui fut endommagé précédemment par l’insectoïde.
Arrivé à proximité du camp de Bat-Ayoun, Youri demande un arrêt d’urgence. En effet, quelque chose ne va pas. Personne en vue, les chevaux dans leur enclos. Il y a anguille.
Aymeric et Ozie partent en rampant dans les herbes mais sont attaqués par des nains au barbes végétales, armés de lames aiguës, qui tentent de les planter. Ces petits saligauds pas plus haut que la végétation se déplacent invisibles et vous tailladent les mollets. Alors qu’Ozie shoote dans les nains de jardin, Aymeric se réfugie dans l’enclos à chevaux. Bien mal lui en prend puisque, sortant des ombres des équidés, surgit une créature à tête de mérou qui lui crache une dague et refond dans les ombres. Le premier soldat de France a rejoint Aymeric de Saint Sernin et tous les deux libèrent les chevaux, moins un victime d'un tir de pistolet à rayon. La menace a disparue.
Albert fonce dans le village et constate que les yourtes sont fermées par des cadenas. L’homme-mérou surgit des ombres devant lui mais ni une ni deux Albert l’électrise et l’homme-poiscaille disparaît. Félix se fait bolosser par des lechiï (les nains des herbes) mais Youri et le mécanoïde vont à son secours.
Ozie arrive dans le village et arrache le cadenas de lapremière yourte qu’il croise. À l’intérieur, des mongols dont un portant plumes et colifichets divers, variés et sûrement éminemment mystiques. Ce dernier répète “Antsybal” mais Ozie n’y entend rien. Il laisse donc la troupe libérée et s’en va ouvrir une autre yourte. Il y trouve une jeune femme ligotée à un lit, les yeux révulsés.Youri, le shaman - Bat-Baguen - et ses camarades le rejoignent. Youri à la traduction leur explique que le sorcier s’inquiète de la présence d’Antsybal - le démon des marées - l’homme à tête de mérou. Il explique que ce dernier s’est acoquiné avec Marek qui grâce à un œil de Xorn et un sort “est passé dans le sang de Bat-Ayoun” afin de rejoindre la ville mystique de Shamballa. Son projet est d’y prendre le contrôle des armées de Begtsé, le maître de la vie rouge, protecteur de la Mongolie et de s’en servir pour envahir le pays et puis le monde.
Passé ce moment d’explications mystico-mythologico-magiques culturellement sujettes à caution de la part de nos aventuriers européens rationalistes (sauf dans le cas de Félix bien sûr), ils décident de poursuivre Marek Dragovsky dans le corps de Batailloun qui recèle cachée en son sein, ou plutôt en son sang, une métropole légendaire. Jusqu’ici tout va bien.
Youri et le mécanoïde assureront leurs arrières et la sécurité de la tribu si l’Antsybal repointait le bout de sa tête de poisson.
Bref, Bat-Bagen entonne un chant diphonique, très à la mode dans les contrées mongoles et l’Oeil de Xorn se charge alors d’énergie mystique. Il servira de batterie pour leur voyage mais il leur faudra revenir avant que l’Oeil ne soit totalement déchargé sinon ils resteront coincés à l’intérieur de la ville ?, de la demoiselle ?, quelque part ailleurs que dans leur réalité dimensionnelle en tout cas.
Le quatuor ressent une pression formidable, ont l’impression de flotter dans un liquide puis sont emportés par une aspiration soudaine pour se retrouver sur le cul, sur le sol d’une ruelle, elle même en cul de sac. Ozie empoche l’Oeil de Xorn qui est chargé à bloc.
Les voilà à la découverte de Shamballa la mystérieuse où des dragons chinois volent dans les rues animées de personnages de toutes nationalités, de toutes époques et de toutes dimensions. Où les humains côtoient des animaux humains de toutes sortent. Bref un joli melting-pot prouvant que l’on peut vivre en bonne entente avec ses voisins en acceptant leurs différences.
Mais pas le temps de se poser car le compteur tourne. Alors qu’Albert et Aymeric tentent d’avoir des informations directement sur le marché au milieu duquel ils ont débouché, Ozie et Félix décident de rejoindre la grande bibliothèque où, dit-on, tout le savoir autant passé, présent que futur y est conservé. Pour avoir des réponses rapides il n’y a pas mieux du coup. La bibliothèque ne peut être atteinte que grâce à des guides, lesquels ne se trouvent pas sous la patte du premier cheval venu. De plus, des incendies ont commencé à éclater en ville depuis quelques temps et ils soupçonnent que Dragon en soit, dans un but indistinct, l’auteur.
Felix et Ozie se perdent dans les rues, l'égyptologue apparemment pressé d'accéder à la connaisse ultime. Aymeric et Albert foncent vers une fumée qu'Aymeric, inspiré par le tabac douteux qu'un vendeur lui a fourni, considère comme son "guide".
Pour les uns comme les autres la réussite est partielle et les deux groupes se retrouvent devant un incendie et s’y précipitent au moment où les pompiers locaux éteignent le feu. Point de Marek à l’horizon. Mais soudain, une voix tombe du ciel : “Attention !” suivie d’une pluie de jus de citron et d’un étrange personnage chutant avec son agrume géant. Il présente ses excuses et s’enfuit alors que chaque membre de l’Escadron Étrange se retrouve seul sur la place, ses compagnons ayant subitement disparu.
Félix Dufaux est appelé par une veille au coin d’une rue. Elle est submergée de bric-à-brac et lui demande d’aller amener sa quincaillerie non loin de là à son fils mourant ?!
Aymeric de Saint Sernin se fait alpaguer par des gens d’armes alcolos qui le forcent à boire sous peine d’enfreindre les lois locales.
Albert Roche s’oppose à des C.R.S. qui prennent un malin plaisir à rosser une araignée des rues qui n’a de tort que d’essayer de survivre aux vicissitudes de l’existence.
François de Vaucanson alias Ozie se retrouve aux prises avec une décoratrice philosophe qu’il aide à transporter un meuble nouvellement rénové dans une maison beaucoup trop chargée visuellement pour avoir un psychisme stable.











