samedi 12 septembre 2026

La Brigade Chimérique - Paris en sous-sol


Le Nyctalope ! Toujours vivant, mais visiblement brisé. Aymeric de St Sernin, La Vérité, n'est pas avare de reproches acerbes mais chez l'ancien protecteur de Paris, le cœur n'y est plus. Il écoute leur objectif, leur fournit des plans et des explications ainsi que des mises en garde. les tunnels sous la capitales sont le repère des Vampyres qui après avoir retrouvé une nouvelle reine en sont les gardes farouches.

Jean Arlog s'est installé dans les locaux du C.I.D. à Montmartre. Il est secondé par l'Astronome, alias M.A. alias M.Soleil, un surhomme en verre, ainsi que par M. Rien (quand il agit, c'est trop tard).

Les informations recueillies, le groupe prend congé du Nyctalope. Ozie lui tient quelques propos d'encouragement, lui assurant que son rôle de protecteur de Paris n'est pas terminé et que, plutôt que l'apitoiement, il a encore un rôle à jouer auprès de la résistance.

Après deux jours de marche retour, ils retrouvent le Météore et le Havre. Mörs et son équipage s'adonnent les jours suivants au radoubement de leur vaisseau spatial. Et puis c'est le départ pour l'écluse n°7 et son poste technique aux abords de Paris.

Arrivés à l'entrée des tunnels, nos héros distinguent une silhouette féminine semblant les attendre. À leur grande surprise, il s'agit de Shani, l'espionne rencontrée à l'exposition universelle bruxelloise, de son vrai nom Ashanti Garuda. Elle leur remet deux missives de son patron, Sun-Ko, le dernier Atlante :

1- Méfiez vous de Jean Arlog. Ne le laissez pas approcher de la Lune lors de la bataille finale.
2- C'est moi qui possède l'Œil de Xorn. N'hésitez pas à venir me le demander, de même que le Vril dont vous avez besoin pour éviter l'Armageddon oublié. Vous aviez raison et je me trompais - j'aurais dû vous écouter lorsque nous étions à Klock-Klock.

De Saint-Sernin conseille à l'indienne de contacter la résistance du Havre, pour avoir plus de force contre le nouvel empereur. Ces propos énervent Albert Roche qui préfère savoir les havrais protégés par la discrétion. Mais La Vérité a décidé que les ennemis de ses ennemis sont ses amis et que changer le futur n'aura pas d'effet sur son passé. Les 3 membres de l'Escadron Étrange accompagnés de Ruby, toujours en période probatoire, s'enfoncent enfin dans les sombres sous-bassements de la capitale, éclairés seulement par leur lampes. Rapidement, ils se sentent observés et suivis. Ruby se met à gigoter son éclairage dans tous les sens, tentant, tout à la fois, de contrôler les murs, le sol et le plafond dans une danse rappelant un derviche alors que ses collègues avancent d'un pas déterminé.

Les couloirs succèdent aux couloirs ponctués par un puits dont le sommet donne sur l'extérieur et son étrange lumière bleutée. Du fond invisible remonte des remugles leur rappelant l'amibe gigantesque dévoreuse de déchets du professeur Ziclon. Ils pénètrent enfin dans les catacombes et leurs morbides décorations. Arrivée dans une grotte dont une coursive fait le tour, dansant toujours la gigue, la lumière de Ruby accroche des formes accrochées au plafond. Des dizaines de petits yeux rouges fixent les aventuriers et les Vampyres déferlent en piquet sur leurs proies. L'endroit ne permet pas la lutte et l'équipe fonce dans le tunnel en face qui sert de goulet d'étranglement à la horde. Une des grenades dont s'est équipé la Vérité règle efficacement la poursuite. Un peu trop efficacement d'ailleurs car le plafond s'écroule sur Aymeric tombé dans sa fuite. Ozie manque d'être enseveli alors qu’il lui porte secours ainsi qu'à leur nouvelle alliée mais finalement il arrive à s'en sortir en  les emmenant avec lui.

La longue marche reprend et ils arrivent dans le métro où les parisiens déambulent tranquillement vacant à leur tâche comme si la vie parisienne se déroulait à son habitude.

L'Escadron Étrange et son intérimaire sortent enfin à l'air libre et se dirigent immédiatement vers la tour Eiffel le plus discrètement possible. Le monument parisien est enclos par des grillages et faisant le tour, l'équipe remarque entre les 4 pieds de la tour, un local carré d'où partent d'énormes câbles qui montent vers le sommet. Ils remarquent surtout, interloqués, 4 surhommes coordonnant les vigiles montant la garde dans l'enceinte. Un grand noir qui n'est autre que Makolé, le surhomme qui les aida lors de l'épisode avec Eischer. Une femme portant un bocal sur la tête en qui ils reconnaissent Sargassim, la reine de Bojador et Das Gasman, le parfum vivant et sosie d'Albert Roche. Ces derniers font le tour des gardes et en accueillent certains qui sortent de l'ascenseur caché dans un pilier du monument. Nos héros sont tentés de les approcher, espérant une coopération de leur part mais restent dans l'expectative car au premier étage de la tour, les rayons produits par John Lestrange accrochent une forme humaine miroitante. L'Astronome sans nul doute. Alors qu'ils tergiversent une forme traverse le ciel dans un bang supersonique et un surhomme nordique habillé à la mode paléolithique et faisant tournoyer un marteau se pose avec 3 autres personnes qu'il cornaquait. Donar, Loreleï (qui n'est toujours pas morte), Carnaki et une femme inconnue viennent prendre la relève de la Tour Eiffel au grand désarroi des aventuriers.

À suivre

samedi 22 août 2026

La Brigade Chimérique - Futur antérieur


Ressortant du poste de pilotage, Ozie croise le Maharaja de Kapourtala qui, d’une voix toute féminine, s’enquiert de la situation et propose quelques aides. L’androïde lui brosse un très rapide bilan de la situation et file, sans plus d’attention, à la recherche de son compagnon, le Premier Soldat de France. Fort heureusement, peu de soldats de Druuzo sont tombés sur le bateau et il a tôt fait de mettre à terre l’insectoïde qui s’acharnait sur une porte de coursive. Derrière il retrouve Albert Roche. Ce dernier, ayant retrouvé un membre martial de l’Escadron Étrange, est déterminé à nettoyer le bateau de la vermine d’outre-espace. Le Maharaja, caché dans les ombres, leur emboîte discrètement le pas.

Aux commandes, Aymeric entend le message du sur-homme volant tout de jaune et bleu vêtu. Celui-ci leur demande de les suivre jusqu’au prochain portail qui les conduira dans un futur où le monde a sombré. Là il leur faudra le délivrer afin qu’il les reconduise dans leur temporalité. Aymeric, endossant son rôle de la Vérité au sein de l’Escadron, secoue l’équipage et le capitaine sidérés et leur demande de pousser les machines à la poursuite de l’éclair jaune et bleu qui, luttant contre des soldats druuziens lui tombant dessus, les mène vers le prochain passage spatio-temporel.

Albert et Ozie ne trouvant plus d’autres adversaires, ils décident d’aller inspecter l’intérieur du navire. Pendant ce temps le Maharaja rejoint ses 4 sbires et leur ordonne de fouiller les cabines vides à la recherche de quelques butins à défaut d'avoir trouvé ce qui les intéresse. À l’intérieur du navire, Albert et Ozie arrivent au salon pour y découvrir la masse des convives et des hommes d’équipage effrayés, attendant des instructions. La femme du président de la République Française est là, saine et sauve. Laissant Albert à la protection de tous ces humains, Ozie s’en va à la poursuite de Marin le marin parti après avoir entendu un cri de femme dans les entrailles du navire. Il découvre le marin au-dessus d’une femme étendue au sol, la main ensanglantée, balbutiant des propos décousus. Il bande sa main et l’automate reconstitue les propos de la dame. Alors qu’elle avait décidé de regagner sa cabine elle surprend un homme à l’intérieur de celle-ci. Il la bouscule et ferme la lourde porte sur sa main lui sectionnant les doigts. Ils la reconduisent au salon.

Albert s’ennuie dans le rôle de garde chiourme. Il décide d’aller lui aussi explorer le navire. Il découvre dans un couloir un des sbires enlacé dans la mort avec une créature extra-terrestre. Il électrocute la bestiole afin de ne prendre aucun risque . Plus loin, il découvre le corps sans vie de l’actrice Valentine Tessier, un couteau enfoncé dans la gorge.

Le bateau traverse à nouveau un portail. Le ciel couleur de sang laisse place à une nuit d’encre où nulle étoile ne luit. Aymeric fait un point sur le ciel. Effectivement, les astres nocturnes ont disparu.

L’équipe se retrouve. Le bateau erre dans une brume épaisse ne sachant sa position exacte. Soudain, une lumière point à l’horizon. Prudemment, le paquebot fait route vers elle. Il ne fait bientôt plus aucun doute qu’il s’agit d’un phare, indiquant le chemin de sa lumière verte ! Le phare au radium du Havre ! Voilà le vaisseau qui rentre au bercail mais sous d’autres cieux et un autre temps. Sur le pont Aymeric entend du bruit et quand il interpelle la personne, une jeune femme sort de sa cachette et lui demande de rejoindre le groupe de l'Escadron. Le héros, méfiant enjoint l'étrangère à regagner sa cabine.

Le Normandie accoste aux abords d’une ville réduite en ruine. Pourtant des hommes sortent de quelques bâtiments, lampe à la main et leur font signe. Soudain deux soldats insectes déboulent et les humains se mettent à l’abri dans une attitude toute militaire. Sur le pont, l’Escadron Étrange qui assiste à la scène, entre dans l’action. Aymeric use de son Radium gun, Albert lance des éclairs tel un dieu nordique réincarné et Ozie saute sur le quai 20 m plus bas sans attendre la passerelle. Les deux monstres étant décédés, l’automate accoste les indigènes.

Ces derniers se présentent comme la Dernière Résistance. Les autres membres de l'Escadron rejoignent Ozie pendant qu'en toute discrétion, la Maharaja s'entoure d'une boule de feu illuminant les environs, fait le tour du navire et va se poser derrière des bâtiments de la ville.

Après quelques échanges, les résistants acceptent de conduire nos trois héros à leur chef. Alors qu'ils déambulent le long des ruelles et des ruines du Havre, les aventuriers de l'Étrange apprennent qu'ils sont à présent en 1957. Le groupe de soldats locaux les font passer derrière un mur en trompe l’œil alors que la sournoise ombre qui les suit à distance depuis son atterrissage se retrouve gros jean comme devant dans la rue soudain déserte.

Les surhommes rencontrent le capitaine Mörs. Un surhomme allemand qui avec son vaisseau le Météore et son équipage furent pris dans une tempête chronale lors de son exploration du cosmos. Il nous conte alors l’Armageddon oublié. Cette tornade spatiale l'envoya juste après l'attaque de Druuzo et la prise de pouvoir de Jean Arlog devenu Empereur autoproclamé après avoir empêché l'invasion en englobant la Terre derrière un bouclier constitué des restes de la Lune. Il protège également Paris derrière un dôme et a capturé John Lestrange pour s'en servir d'éternel Soleil et de source d'énergie. Enfin, il a marqué tous les surhommes au Radium afin de contrôler leurs allées et venues. Mörs leur fait visiter les sous-sol de son QG où repose son vaisseau toujours utilisable mais mal en point et manquant d'énergie pour un voyage à travers l'espace et le temps.

Pendant ce temps, l'espionne arrive à trouver et passer le trompe l'œil mais se fait capturer par les troupes vigilantes des résistants. Après un interrogatoire où elle demande la confiance du capitaine et de l'Escadron Étrange. Très dubitatif au vu de ses agissements sournois et de son activité de voleuse avec sa bande sur le Normandie, elle finit par révéler que derrière son surnom de Ruby, se cache Lara Flinboyle et qu'elle est recherchée par de nombreux ennemis du fait de son hobby malhonnête. La Vérité qui reconnaît la sournoise du bateau, décidé de ne pas lui faire confiance mais nécessité faisant loi, ils décident de la joindre au groupe au vu de ses capacités et des circonstances.

Pénétrer dans Néo-Paris s'avère être une tâche ardue malgré le fait que les aventuriers ne peuvent être repérés par Jean Arlog puisqu'ils ne sont pas marqués au Radium. Mörs leur conseille avant toute expédition vers la capitale, de rencontrer l'Ermite qui dispose de plans permettant de rentrer dans la cité par les sous-sols non protégés par le dôme.

Une fois équipés, ils s'envolent à bord du météore qui après avoir survolé une campagne désolée et éternellement nocturne, les dépose à l'entrée d'une vallée envahie de fluide supernoir. Après deux jours de marche, guidé par les bras droits et gauche de Mörs, Terreur et Massacre (?), ils arrivent à une clairière où gît un stratogyre long courrier à l'état de carcasse.

En sort alors, un homme fatigué dont les épaules semblent ployer sous le poids de la fatalité et de la culpabilité : Le Nyctalope !

À suivre

vendredi 24 juillet 2026

La Brigade Chimérique - La mer d'alors et de demain


Le retour de l’Escadron Étrange en France ne se fait pas dans la liesse et sous les hourras. Ainsi va la vie des surhommes, un jour vous êtes acclamés, le lendemain conspués. Le C.I.D. leur ferme ses portes, l’armée française attend le moindre faux pas pour fondre tel le rétiaire vengeur et les journaux sensationnalistes en profitent pour faire leur choux gras en susurrant que le quatuor devenu trio serait traître à la nation. Le hangar où habitaient Aymeric et Jessica est réquisitionné par l'armée, les obligeant à prendre un logement au cœur de Paris. Son avion est aux prises avec une bataille juridique et administrative dans laquelle les militaires font les tatillons.

C’est dans ce contexte que se déroule tristement, pour les quelques personnes présentes, l’enterrement de Félix Dufaux au cimetière du Père Lachaise dans une atmosphère lourde de chagrin et de ressentiments.

Revient ainsi en mémoire le désert, le fort français, le cœur lourd devant le corps de Félix baignant dans son sang, tous les soldats français décédés et en même temps la joie d’avoir défait les forces mabusiennes et de s’être débarrassé des membres des Longs Couteaux. Jean Arlog leur parle de sa demande d’aide auprès du gouvernement français, son enlèvement, sa détention sous camisole chimique et au radium jusqu’à la venue de l’Escadron Étrange. Il réitère son soutien inconditionnel quant à la lutte contre Druuzo alors que le trio se remémore la mise en garde du voyageur temporel à son encontre : “Le sauveur de l’humanité et sa perte. L’apocalypse oubliée. Le tenir à l’œil.” Jean prend congé, invoque une tornade de sable qu’il chevauche, l’emportant au loin.

Mais à nouveau le présent s’impose à eux et chacun rentre chez lui pour trouver un paquet, le même pour les 3 équipiers. À l’intérieur, un globe de verre représentant la Lune avec à l’intérieur un message gravé. La lumière d’une lampe traversant le globe projette une poésie :

“Comme je descendais des Fleuves impassibles,
Je ne me sentis plus guidé par les haleurs : Des Peaux-Rouges criards les avaient pris pour cibles, Les ayant cloués nus aux poteaux de couleurs.

Je sais les Cieux crevant en éclairs, et les trombes
Et les Ressacs et les courants : je sais le soir,
L’Aube exaltée ainsi qu’un peuple de colombes,
Et j’ai vu quelquefois ce que l’homme a cru voir !

J’ai rêvé la Nuit rouge aux neiges éblouies,
Baisers montant aux yeux des Mers avec lenteurs,
La circulation des sèves inouïes, Et l’éveil jaune et bleu des phosphores chanteurs !”

Le message accompagnant le colis indique sans le moindre doute l’expéditeur. Monsieur Soleil les envoie à nouveau résoudre une énigme.

Qu'à cela ne tienne, les voilà partis. Les uns vers l'Institut du Radium pour s'entretenir avec le voyageur temporel et l'autre vers la Sorbonne pour trouver l'origine du poème.

La vue de la sphère cristalline n'émeut pas le vieillard d'un autre temps qui n'a rien de plus à dire. Si ce n'est un rappel crucial à propos de la balise en forme de ruban de Möbius qu'il leur a confié pour le jour "où le ciel sera rouge et que la pluie noire tombera".En aparté à Aymeric de Saint Sernin, il demandera en murmurant comment va "jay jay" ? Le contact de sa main sur l'épaule d'Aymeric provoquant chez ce dernier un sentiment de malaise indéfinissable.

De son côté Ozie fait des recherches avec la professeure de littérature de la Sorbonne. Le texte est d'Arthur Rimbaud.Il ne reprend que les strophes 1 - 8 - 10 du bateau ivre et comme à son habitude, M. Soleil a mis en exergue certains mots: Cieux - Ressac - Mer - Nuit.

Le trio se retrouve à leur QG du café du Radium, non loin de l'université. Les journaux font leur Une à propos du chantier de l'Atlantropa ainsi que du départ prochain du paquebot Normandie. Ce dernier équipé de moteurs au Radium doit effectuer une traversée jusqu'en Amérique en un temps record. Cet article sur le Normandie évoque à Aymeric le souvenir d'un tableau d'Escher qu'avait conservé feu Félix Dufaux. Ayant gardé l'ensemble des toiles, il va contrôler son intuition. Effectivement, une des étranges peintures de l'artiste montre un paquebot sur des flots déchaînés, sous une pluie battante, surplombé par une mystérieuse silhouette. Sur la proue du navire, en tout petit, le nom Normandie.

Les voilà sur une piste. Il faut embarquer, mais renseignements pris auprès de Julien Marenval, les places sont toutes réservées à des V.I.P. triées sur le volet et hors de question d'embarquer des surhommes. En effet la Compagnie Générale Transatlantique désire faire homologuer son record de vitesse et cela invalide la présence d'êtres issus de la superscience.

Mais il en faut plus pour arrêter la détermination d'Albert Roche et de ses camarades. Des appels sont lancés, des rencontres sont faites et au final des solutions sont trouvées. Le Pr Esclangon et sa secrétaire acceptent de laisser leur place au Premier Soldat de France et à François de Vaucanson à la condition qu'ils testent un nouveau dispositif de son invention. Grâce à Jessica Jane, Aymeric prendra la place de Georges Fennech, un journaliste de l'Humanité chargé du reportage de la traversée. Il consent à la substitution n'étant que très peu à l'aise sur les océans.

6 jours pour se préparer, se raser la moustache et surtout pour remplacer le casque d'Albert Roche par la dernière invention de l'astronome. Un globe au Radium permettant de projeter une image tridimensionnelle de la tête d'Eclangon. Un caisson hyperbare afin que la vapeur humaine ne soit dispersée et quelques ajustements sont nécessaires. Ainsi équipé, à part une légère lueur verte, Albert a retrouvé figure humaine même si ce n'est pas la sienne. Ozie, quant à lui, use de son pouvoir de métamorphose des visages pour copier celui de la secrétaire du professeur.

Les voilà le jour de l'embarquement, et il y a du beau monde. Mme Lebrun, la femme du président, l'écrivaine Colette, l'actrice Valentine Tessier et deux chanteurs Pills et Tabet attirent les regards et les objectifs des reporters de presse. Un Maharajah et ses 4 gardes du corps indiens retardent quelque peu leur montée à bord qui se passe sans problème.

On visite, Aymeric/Georges sociabilise, Albert/Esclangon organise prochainement une visite de la salle des machines. Mais au crépuscule le ciel devient manifestement rouge. Sur une intuition, Ozie va se poster à la proue. Sur le trajet du bateau, une déchirure dans l’éther se rapproche inexorablement. Au delà, un ciel écarlate et une pluie noire. Il saisit le Ruban de Möbius qu’il transporte dans son sac et l’active. Mais déjà le navire s’engouffre dans la déchirure.

De l’autre côté, ce n’est pas de la pluie, mais de monstrueux cocons qui tombent du ciel par myriade dans l'océan autour du navire. En sortent immédiatement des insectoïdes humanoïdes recouvrant la mer de leur multitude et tentant déjà de grimper le long de la coque. Mais la vitesse et les parois lisses les en empêchent pour l’instant.

Ozie se précipite alors vers la passerelle où Albert l’a devancé. Ce dernier tente de convaincre le jeune capitaine de sa vraie identité de Premier Soldat de France. On lui intime l'ordre de quitter les lieux et le voilà en train de se défroquer à la hâte sur le pont afin de révéler son état de surhomme gazeux et d'avoir l'oreille du commandant. Il lui demande de surtout ne pas couper les moteurs et d'avancer bon train quand deux bangs métalliques font vibrer la carcasse du navire. Deux cocons sont tombés sur le pont supérieur. Albert et Aymeric vont contenir l'abordage tandis que l'automate arrive sur la passerelle. Tombant son déguisement devant un capitaine qui commence à douter du sérieux de ce voyage, il explique aux auditeurs incrédules le portail dimensionnel par lequel ils sont passés, proposant de faire demi-tour afin de le reprendre pour sortir de cette dimension. Les officiers de navigation indiquent que la nouvelle position des étoiles est cohérente avec un bond dans le temps équivalent à 1 mois. Ces derniers commencent à faire le point et des calculs d'itinéraire guidés par Ozie afin de rejoindre le passage temporel.

C'est la merde à bord ! Alors qu'Albert et Aymeric affrontent les deux envahisseurs de 2 mètre 50, le paquebot entame son virage et ce faisant ralentit. Les deux surhommes, tout en esquivant les crachats hautement acides des êtres venus d'ailleurs, se rendent compte que la perte de vitesse permet à la foultitude chitineuse encore à l'eau, de grimper le long des parois.

Aymeric fonce alors vers la passerelle, laissant seul, derrière lui, un Albert interloqué. Ce dernier se réfugie dans une coursive dont il referme la porte étanche. Aymeric arrive sur la passerelle et avisant la manette des gaz la pousse à fond sous les cris du capitaine qui se dit que c'est vraiment n'importe quoi.

Sous les jets acides, le mécanisme de fermeture de la porte se ramollit petit à petit alors que dans le ventre du navire retentissent de plus en plus les bruits de panique des passagers. Sachant Albert seul, Ozie quitte le poste de commandement, sa tâche terminée, afin de venir en aide à son ami.

Soudain, face à la verrière de la passerelle se détache du ciel pourpre une silhouette humaine flottant dans les airs. Ses yeux rougeoient et deux raies en sortent venant trancher des insectoïdes montés sur le pont. Le surhomme fait alors signe de le suivre indiquant vouloir les mener vers le portail dimensionnel.

À suivre.


samedi 18 juillet 2026

La Brigade Chimérique - Le Premier Surhomme


Prenant le large et la tangente par rapport à la place forte française, les membres de l’Escadron Étrange se réfugient au fond d’une petite déclivité du terrain à quelques centaines de mètres de leur objectif. Ils y établissent leur camp et un poste d’observation tenu par le Premier Soldat de France. 2 séismes mineurs, comme des tressautements terrestres se font ressentir à quelques heures d’intervalle.

Sur les tours de guet du mur d’enceinte, 9 mitrailleuses accompagnées de leur projecteur, chacun étant manié par 2 militaires. Une seule porte d’entrée en métal gardée par 2 soldats pendant qu’une patrouille de 4 surveillent les alentours du bâtiment. Des ouvriers berbères sortent de l’endroit en même temps qu’un camion. L’engin file sur le sentier s’éloignant du fortin alors que les hommes se dirigent vers un côté de la muraille où est posé un échafaudage. Ils commencent à réparer une lézarde sur le mur.

Entrer et sortir de là vivant sans heurter les militaires ne va pas être une mince affaire pour notre quatuor, fut-il surhumain.

Au crépuscule, les aventuriers de l’étrange décident d’aller inspecter le géant de gravats surplombé de son globe terrestre. Après une heure de marche, les voici sous la statue de 4 mètres de haut flottant à quelques mètres du sol. Ici, la gravité semble moindre et des cailloux flottent librement. Ozie saute sur le colosse et entame l’escalade du monument. Il constate tant pour la statue que pour le globe sur lequel il grimpe également qu’ils sont effectivement constitués de pièces de maçonnerie disjointes et qu’à l’intérieur, il n’y a que du vide. De son côté, Félix tente une lecture d’esprit sur la construction mais quelque chose se passe mal et il pourrit sur place, sa peau prenant un vilain aspect et dégageant une odeur rappelant le cadavre. Il semble être aussi surpris que ses camarades. Son séjour à Shamballa l’a chamboulé visiblement.

Ils repartent donc, pas plus avancés, et convaincus que seul l’intérieur du fortin leur apportera les réponses nécessaires. Chemin faisant, ils élaborent plusieurs stratégies. Arrêter le camion à son retour afin de s’en servir comme cheval de Troie. Franchir le mur grâce à l’échafaudage et au grappin d’Albert Roche. Utiliser les dons d’Aménosis II pour se camoufler dans une tempête de sable. Mais le camion est déjà de retour et les dépasse au loin sur la piste et revenus au camp, rien ne va plus, les ouvriers démontent l’échafaudage. Le seul point positif, la porte du fort est ouverte. Il faut agir vite, Aménosis II invoque la tempête et une petite tornade de sable vient tournoyer à l’entrée du fort, occultant la vue des tourelles d’entrée. Ozie, Aymeric et Félix se précipitent tandis qu’Albert reste figé sur place. Inconscient de cette mystérieuse sidération, Ozie et Aymeric passent dans le voile de sable et pénètrent dans la place. Mais malheureusement Félix n’est pas assez rapide et se fait faucher par une rafale de mitrailleuse qui le cloue au sol, au milieu de la sente devant le fort.

Déboulant dans la cour intérieure de la base, Ozie avise deux soldats, au milieu, sous le mat portant drapeau français. Il leur fonce dessus alors qu’Aymeric se faufile jusqu’à une porte, pénétrant dans le couloir courant tout autour de la place forte. Nos héros sont toujours décidés à  n'occire aucun soldat français.

Albert Roche se réveille à nouveau dans son corps après avoir été mitraillé dans celui de Félix. Pas le temps de s’appesantir sur cet échange de corps, le Premier Soldat de France s’élance à la poursuite de ses camarades alors que le corps pourrissant de Félix git toujours sur le sable.

Alors qu’Ozie envoie ses deux adversaires au pays des songes, Albert arrive et emboîte les pas d’Aymeric qu’il a aperçu pénétrer dans le fort. Ils avisent un plan des lieux et remarquent au delà du garage une salle de climatisation au dimension exagérée. L’alarme est donnée. Ils avancent jusqu’au garage et Albert perçoit, dans la cour, un détachement sortant d’une porte prêt à tirer sur Ozie. Il les électrise. Ces derniers se replient comprenant qu’ils ont affaire à un surhomme. Pendant ce temps Aymeric contemple médusé une bouche d’aération de taille démesurée. Il ouvre la grille grâce à son radium gun et s’engage dans l’énorme conduit.

Dans le même temps, l’automate s’échappe de la cour en entrant à l’intérieur du fort pour se retrouver devant une porte marquée “Zone X”. Intrigué, il dégonde la porte, entre dans une salle entièrement vide et prend le temps de remettre la porte d’acier de force en place. Puis il emprunte le plan incliné descendant qui se présente à lui.

Dans son conduit, Aymeric est dans l’expectative. Ce tunnel plongeant vers le bas ne lui dit rien qui vaille. Il préfère rebrousser chemin.

Albert Roche se dirige vers l’armurerie afin d’emprunter un peu d’équipement.

Un peu plus loin, Aymeric arrive devant la deuxième porte de la Zone X. Utilisant son arme comme clef, il pénètre à son tour dans la pièce vide et descend.

En bas, Ozie débouche sur un couloir où s’ouvrent deux énormes bouches d’aération. Au fond, il entraperçoit une porte d’acier rapiécée mais sa vue est masquée pas une espèce de vapeur verdâtre. Tout à coup sa vision s’éclaire juste pour voir derrière cette curieuse vibration de l’air 4 soldats autour d’une mitrailleuse. Celle-ci entre en action, Ozie se prend deux bastos et se met à couvert.

Pendant qu’Albert fait provision de grenades, Aymeric rejoint Ozie qui lui explique la situation. L’aventurier-journaliste prend son temps pour viser à travers le voile verdâtre et le trait de son arme vient faire fondre le mécanisme de la mitrailleuse. Ozie fonce alors sur les 4 militaires et à eux deux ont tôt fait de les envoyer dans les bras de Morphée. Ils se tournent alors vers la porte en patchwork de métal.

À l’étage, Albert se frite avec les agents de l’état. Ces derniers utilisant de façon sournoise un bureau comme bouclier mettent le Premier Soldat de France en difficulté. Se vautrant sur le meuble en tentant de le franchir, il semble à leur merci mais il en faut plus pour l’abattre et il prend rapidement le dessus, repoussant la soldatesque clairement impressionnée.

À la cave, derrière la porte métallique dûment forcée, Ozie et Aymeric découvrent une grotte naturelle au bout d’une rampe menant à un laboratoire. 4 humains habillés de tenues de protection complètes les attendent les bras déjà levés au dessus de leur tête. Sur un siège, attaché, un homme contenu dans une camisole visiblement au radium du fait de son rayonnement verdâtre, les salue. Des questions sont posés et les scientifiques apeurés restent quasiment muets se dédouanant pour le traitement de leur patient derrière les ordres donnés par la nation française. Le détenu par contre se présente comme Jean Arlog, le surhomme le plus puissant du monde. Le géant de pierre et le globe dans le désert étant une sorte de signature. Mais avant que les autres mystères de cette aventure puissent être éclairés, des détonations retentissent à l’étage et Jean Arlog, semblant concentré sur le plafond, leur demande de le délivrer  s’ils comptent survivre. Aymeric s’exécute. L’homme paraît très sûr de lui ou imbu de sa personne mais peu vindicatif, ignorant totalement ses geôliers.

De Saint Sernin file à l’étage, Ozie récupère des notes de scientifiques et accompagne Jean qui monte un peu péniblement la rampe vers la liberté et les ennuis.

À l’extérieur, le fort est attaqué par le ciel. Deux zeppelins noirs déversent dans la cour, au bout de filins, des crânes mabusiens ainsi que les membres des Longs Couteaux. Les soldats français se font décimer. La Lorelei et l’homme à la tentacule nasale accompagnent les crânes tandis que Pharaonx s’enfonce et disparaît dans le sol.

Albert Roche qui avait commencé à riposter à la grenade croise la route de Hein Class, l’homme à la tentacule lui sortant du nez, qui lui intime mentalement de poser son sac et que toute cette situation est bien dérisoire. Le Premier Soldat de France devient du coup un spectateur non concerné par le massacre de ses compatriotes.

Aymeric arrive pour assister au débarquement aérien suivi de près par Jean Arlog dont l’énergie semble revenir en lui à toute vitesse, Ozie à ses côtés. Le surhomme attire l’attention sur les zeppelins. Aymeric tente de les abattre au radium gun mais ils sont blindés.

Ozie se dirige vers l’armurerie et dépasse un homme sans uniforme ni allemand, ni français. Présumant un membre des Longs Couteaux il lui envoie une mandale. L’homme se trouve être Hein Class qui lui intime l’ordre de l’ignorer. Ozie continue alors son chemin et croise un Albert bras ballants. Surpris par son inactivité, il l’invective tout en s’équipant d’une mitrailleuse et les rubans de cartouches qui vont bien. À ce moment le visage de Pharaonx apparaît sur une partie métallique du couloir. La porte de l’armurerie se tord et enferme l’automate à la grande surprise d’icelui. Albert sortit de sa torpeur s’empare d’une grenade pour le libérer mais déjà Ozie a arraché porte et chambranle. Albert se débarrasse de son explosif sur des hordes teutoniques.

Aymeric rencontre un groupe d’une quinzaine de mort-vivants teutons. L’aventurier tombe sous leur feu nourri.

Jean Arlog tend la main vers les deux zeppelins qui tournoyaient de concert au-dessus du fort alors qu’Ozie mitraille la Lorelei restée dans la cours et qui s’écroule sans avoir jamais pu faire montre d’un quelconque pouvoir. En retour il se prend un tir du sniper des Longs Couteaux qui depuis quelques temps déjà massacre à distance tout en restant planqué sur les toits.

Ozie se met à l’abri juste au moment où Jean Arlog les met en garde. Sous l’effet de son immense pouvoir, les deux engins volants se sont inexorablement rapprochés et se percutent dans un immense bruit de taules froissées et s’écrasent sur le fortin.

Au côté d’Albert, Ozie entend des grognements dans le couloir. Umink, l’ours bidouble approche en tenaille. Mitrailleuse au bras, Ozie attend l’un des plantigrades pendant qu’à l’opposé, Albert jette deux grenades au jugé derrière le  coin d’où il est proche. Une explosion suivit d’un gémissement guttural. Pharaonx apparaît non loin d’Ozie et tord son arme. Albert passant le coin du couloir découvre un ours partiellement brûlé alors que l’autre moitié de la paire fonce sur Ozie qui lâchant son arme l’attend de pied ferme. Albert, bien vénère, électrise son adversaire avant que ce dernier puisse se ressaisir. Jean Arlog apparaît au bout de la coursive. L’ours tombe et se transforme en humain. Ozie crie à Jean “Pharaonx” en lui désignant le pharaon de métal, alors que le deuxième ours lui saute dessus… et s’évanouit en fumée. Jean Arlog tend la main, Pharaonx hurle, se tord, se distord et éclate en milliers d’aiguilles de métal.

Puis le surhomme fixe le ciel où un troisième dirigeable noir s’enfuit au loin. Il se concentre et l’engin volant explose.

Ozie va au secours d’Aymeric qui s’en sortira grâce à son facteur de régénération puis se rend auprès de Félix. Le sang de ce dernier a nourri le désert et son corps pourrissant n’est plus qu’une coquille sans vie. La malédiction dont il était victime s’en est allée à jamais. Ses dernières aventures resteront dans les mémoires tant elles furent héroïques et empreintes d’actions d’une ampleur rarement atteinte durant son parcours d’aventurier.

Le reste de l’équipe s’entretient avec Jean Arlog au sujet de la menace Druuzo. Il dit effectivement avoir perçu des troubles gravitationnels aux confins du système solaire. Un rapide résumé de la menace lui est fait et il assure de tout son soutien pour protéger la planète et l’humanité.

À suivre

N.B. : Dufaux n’était pas le vrai. En effet, revenu de Shamballa, l’esprit qui habitait le corps de Félix n’était pas Aménosis II mais un sombre esprit retors qui devait saboter la mission de L’Escadron Étrange. N’ayant pas les mêmes pouvoirs que l’original, cet esprit sournois s’il en est, afin que point on ne le soupçonna, enchaîna les actions d’éclats de façon inattendue. Jamais ses amis rien ne soupçonnèrent et hommage solennel lui fut rendu sur sa tombe. Quand à l’âme de Félix/Amenosis II, peut-être réside-t-elle encore en Shamballa ?

samedi 4 juillet 2026

La Brigade Chimérique - Un taxi pour Beni Ounif


Dans la soute du Zeppelin, c'est l'attente. Coincés entre les deux caisses qu'ils doivent convoyer pour les Habits Noirs, les membres de l'Escadron Étrange (plus Jessica Jane) patientent le temps du voyage au-dessus de la Méditerranée, puis sur l'aéroport d'Alger. La nuit venue, Félix et Aymeric partent en éclaireurs afin de repérer la camionnette sensée les attendre. Mais à peine sortis du ventre de l'aérostat, ils sont à deux doigts de se faire repérer par une patrouille militaire stationnant sur le tarmac. Appliquant la méthode du "pas bouger", ils passent entre les mailles du filet et trouvent le véhicule garé derrière les grillages de sécurité ceinturant l'aérodrome.

Albert Roche et Ozie s'occupent alors de décharger les deux lourdes caisses alors que Félix, cédant sa place à son double égyptien, les fait s'envoler par dessus les grilles pour les déposer précautionneusement à côté du fourgon. Puis l'équipe, tant bien que mal, franchit la barrière métallique.

Maintenant, il s'agit de contacter des alliés pouvant les guider, voire les épauler dans leur périple jusqu'à Oran où doivent être livrées les deux caisses.

Ils décident de laisser dans la cambrousse environnante les deux membres les plus voyants de l'équipe pendant que Félix, Aymeric et sa fiancée se rendent au souk d'Alger afin de contacter Faissal Cassa, membre de l'Étoile Nord-Africaine.

Félix finit par dénicher ce jeune vendeur de rue et organise une rencontre mais Aymeric ne veut pas lâcher son véhicule se disant probablement que même si la civilisation avait été amenée à nos colonies, il n'était pas sûr de retrouver ses quatre pneus.

Finalement Faissal parvient à les mener à Marouan Bouyanfif où Jessica, dans un élan de sincérité, et sûrement éprise de vérité, raconte toute l'aventure à leur contact. Le Berbère accepte de les aider et ses connaissances du terrain et des réseaux sur place leur donnent espoir de livrer les caisses, et d'atteindre Beni Ounif, leur destination finale. Marouan ne peut pas grand chose pour leur voyage jusqu'à Oran, par contre, une fois sur place, il promet de leur fournir cartes et matériel pour rejoindre le petit village à la frontière Algéro-Marocaine.

Le trio rejoint alors les caisses et leurs gardiens. Tout le monde remonte dans l'engin et les voilà partis pour Oran. Ozie au volant, ils contournent Alger mais finissent par rencontrer une patrouille de l'armée française qui contrôle les véhicules quittant la ville. Un militaire s'approche dans sa quête des papiers du quatuor plus une, et se mange une portière ouverte avec force par Ozie. Pendant que le soldat malchanceux s'envole pour aller s'écraser quelques mètres plus loin, Le Premier Soldat de France électrise un de ses camarades qui tentait de s'emparer de son arme. Albert et Aymeric décident d'immobiliser le camion, l'un en l'électrocutant, l'autre en transperçant le capot de son rayon. Quant aux deux passagers qui assistent à la scène, ils voient médusés leurs armes s'envoler sous les pouvoirs d'Aménosis II. Ils prennent alors leurs jambes à leur cou.

Le premier est facilement rejoint par Ozie qui le neutralise avec une claque de forain. L'autre est poursuivi par Aymeric qui manque son placage. Heureusement, le pharaon réincarné veille et ouvre une fondrière sous les pas du militaire qui chute ainsi qu'un Saint Sernin surpris. Le surhomme sort victorieux du pugilat et du fond du trou.

Les soldats français sont ficelés. L'eau et l'essence changent de véhicule et l'équipée reprend le chemin vers Oran.

Arrivé sur les pourtours de la ville, l'Escadron Étrange (et sa pièce rapportée) s'arrête devant la maison d'un chevrier et demande son chemin. Le vieil homme leur propose de louer son gamin afin qu'il les conduise à l'adresse où les caisses doivent être livrées. Pour plus de discrétion, Ozie et Albert passent à l'arrière et Félix prend le volant.

Mais aux abords la ville, le camion se retrouve dans une file de charrettes bloquées par un poste de contrôle de l'armée française visiblement sur les dents. Sentant qu'on les recherche, Félix tente de quitter la file pour trouver un autre accès à la ville mais l'invective soldatesque retentit aussitôt.

"Amenosis, fout le sbeul !" conseille Ozie de l'arrière du camion. Félix caresse son scarabée et cède sa place à son alter ego. Par sa puissance mentale il broie une charrette à la stupéfaction de tous et plus encore enchaîne par un drift avec son véhicule pour parcourir les ruelles de la ville à tombeau ouvert sous la direction d'un fils de chevrier et de ses acolytes totalement médusés.

Les voici à destination. Une petite boutique de marchand. Ils montrent patte blanche, déposent les caisses et le camion par trop reconnaissable, payent le jeune paysan ravi et partent pour leur rendez-vous avec Marouan Bouyanfif.

Ils repèrent le bar indiqué par le membre de l'Étoile Nord-Africaine et attendent l'heure propice après quoi Félix, Aymeric et Jessica vont au rendez-vous alors qu'Albert et Ozie restent dans l'ombre.

Marouan a déjà tout préparé. Une planque pour la nuit pour tout le groupe, des vivres, des cartes et des chameaux pour quatre jours dans le désert jusqu'à Beni Ounif.

Le lendemain Aymeric fait ses adieux à sa douce, ce dernier voyage étant bien trop hasardeux et dangereux pour Jessica.

Les voilà partis. Et hormis une halte dans un village où les attend un compatriote de Marouan qui leur offre un abri pour le repos et un repas cuisiné, le voyage se passe sans surprise.

Quatre jours plus tard les voilà en vue de Beni Ounif ou plutôt de ce qu'il n'en reste pas. Car le village a disparu au profit d'un géant de 4 mètres se trouvant exactement sous une sphère de rotation inverse à celle de notre globe terrestre. Ces deux incongruités sont entièrement constituées des débris flottants et disjoints du village disparu.

Peu enclin pour le moment à s'approcher de cet avatar d'Atlas portant le globe, ils contournent le lieu et repèrent au loin un sorte de bunker se détachant de l'horizon. S'y dirigeant avec prudence ils ne manquent pas de remarquer les tours, les miradors et les mitrailleuses qui émaillent le fortin. Ils se détournent alors, l'air de rien et prennent le large le temps de voir venir et de constituer un plan d'attaque.

À suivre


samedi 13 juin 2026

La Brigade Chimérique - Stupeurs et Tremblements

Maigret et le massacre de Bobigny

L’Escadron Étrange reçoit un message du C.I.D. leur demandant de se rendre dans leurs locaux de Montmartre à propos de leur collègue Félix Dufaux, disparu dans la ville de Shamballa.

Un agent les fait descendre dans les sous-bassements de la base jusqu’à une pièce sécurisée. À l’intérieur une boîte de taille humaine pouvant faire penser à une vierge de fer imaginée par un architecte brutaliste. Pour ce qu’ils en comprennent, cette "Pandorica box"  est conservée depuis longtemps. On ne peut l’ouvrir, elle s’ouvre d’elle-même lorsque bon lui semble pour révéler ce que bon lui veut. Et il se trouve, qu’elle s'est ouverte sur un Félix Dufaux pataugeant dans une flaque de slime qui coule au pied de la boîte.

Leur ami récupéré, ils reçoivent peu après une invitation d’un certain commissaire Jules Maigret, à la PJ, à laquelle ils répondent avec diligence.

Le commissaire leur révèle travailler sur le cas d’un massacre perpétué à l’hôpital de Bobigny qu’il soupçonne d’avoir été perpétré par des sur-hommes. Les victimes sont tous des algériens. Ils ont été rapatriés par l’armée française tout d’abord à l’Institut du Radium puis à l’hôpital de Bobigny. De plus le C.I.D. refuse de l’aider dans son enquête. Tout cela le met dans l’impasse et dans l’embarras d’où son appel au quatuor super-scientifique car il flaire des embrouilles. Mais le Julo, il s’en laisse pas raconter et lui ce qu’il veut c’est la justice pour les morts et leurs familles.

Après que les agents de police, dans la confidence, aient évacués les journalistes postés devant l'entrée, l’Escadron Étrange entre dans l'hôpital et découvre une chambre de soin commune ravagée. Des cadavres en morceaux, découpés par des éclats de métal, arrachés au mobilier. Aidés par le directeur et le personnel, ils apprennent que sur les 12 algériens présents, 9 sont à l’état de kebab, 2 ont survécu dans un triste état et 1 a disparu.

Félix Dufaux à travers Aménosis II recueille des impressions résiduelles sur place. Il capte la présence d’un tireur d’élite qui a débuté le massacre auquel s’est joint un manipulateur de métal et puis possiblement un personnage pouvant manipuler l’esprit des victimes. Le profil des agresseurs titille tristement la mémoire de nos héros.

L'interrogatoire des survivants est difficile car ils sont dans un vilain état et ne parlent que difficilement la langue. Ils sont victimes de mutations corporelles désordonnées. Ils semblent tout deux avoir travaillé sur un chantier en Algérie qui leur a laissé de mauvais souvenirs et les difformités dont ils sont atteints. Ils appartiennent tous deux à l’Étoile Nord-Africaine, un syndicat marxiste.

Les investigations à l’hôpital étant terminées, les 4 phénomènes décident de se rendre à l’Institut du Radium. Chemin faisant Ozie repère Julien Marenval, journaliste à l’Excelsior et chroniqueur épisodique des aventures de l’Escadron Étrange, qui court dans la rue. Il décide de lui emboîter le pas tandis que ses camarades rejoignent Irène Joliot-Curie.

Elle leur confirme que c’est l’armée française qui a amené les victimes à l’Institut. Elles souffraient toutes de malformations et de troubles mémoriels. L’un d’eux, Azim Ben Amira avait développé une aptitude super-scientifique. En cas d’émotions fortes, il infligeait des dégâts contondants par simple contact. Puis l’armée les a ensuite récupérées et conduits à Bobigny.

Au passage, le voyageur temporel délivre une de ses prophéties dont il a le secret : « Le sauveur, perdu dans le désert, au delà de la mer intérieure. Le tenir à l’oeil. L’armageddon oublié. Sa puissance illimitée. »

De son côté Ozie court les rues avec un Marenval attiré par des sirènes de police. Ils finissent par croiser des passants blessés, présentant des plaies semblables à des coups de couteau, laissées par un fuyard par simple contact et des policiers poursuivant un individu de type louche et basané. Ozie traque l’individu jusqu’à un chantier où ce dernier se suicide en sautant du haut d’un immeuble en construction. Le moribond habillé d’une tunique d’hôpital décède dans un dernier soupir « Le bâtiment froid, glacial et le regard qui me hante. »

Rapidement, trop, un stratogyre du C.I.D. débarque et prenant le commandement sur la police, embarque manu militari, sans aucune précaution ni respect, le corps, comme pour le substituer à toute enquête.

Les membres de l’Escadron Étrange se retrouvent au café du Radium où ils rassemblent leurs renseignements.

- D’évidence Ozie a trouvé le dernier algérien disparu, Azim Ben Amira.

- Un C.I.D. bien empressé et peu coopératif.

- L’armée française transformée en agence de voyage.

- Des algériens traumatisés et mutés.

Les 4 sur-hommes commencent à penser que les autorités françaises font des expérimentations pas jolies jolies sur le sol algérien.

Ils décident de retrouver Marenval à l’Excelsior pour voir s’il n’aurait pas des compléments d’informations. Ce dernier est occupé par une étrange affaire de séismes subits et soudains sur tout le pourtour méditerranéen. Comme ils pressentent un lien entre les affaires algériennes et les soubresauts terrestres, nos héros décident de creuser l’affaire. Les quatre inséparables vont voir leur ami le Pr Charpentier qui leur obtient un rendez-vous avec Dimitri Galizin, spécialiste des questions sismiques et fils de Boris, inventeur du sismomètre.

Ce dernier les reçoit à la faculté de Nanterre. Il leur confirme l’activité terrestre inhabituelle. Il situe le plus précisément possible le foyer à la frontière Ouest du Maroc et de l'Algérie. Il leur fournit un sismomètre portable car nos héros sont d’ores et déjà résolus à démêler l’écheveau des mystères algériens jusqu’à son ultime fil.

Ainsi vont-ils faire leur rapport préliminaire auprès du commissaire Maigret en imaginant des moyens de rejoindre l’Afrique du Nord.

Les Hommes en Noir

Chacun décide donc de rassembler du matériel pour un départ vers le continent africain.

Mais, arrivé chez lui, Félix Dufaux trouve sa concierge empalée sur des morceaux de métal. À son hangar, Aymeric de Saint Sernin découvre Jessica Jane chloroformée et dans son petit pavillon, François de Vaucanson retrouve son serviteur et ami Lotar, transpercé par les ressorts de son lit.

Et soudain tout devient noir, Ozie perd la vue, l’usage et la sensibilité de ses membres. Seule l’ouïe perdure. Une voix se présente comme un membre de l’ armée et lui indique qu’il ne faudra pas compter sur l’armée pour la mission que ses amis et lui se sont fixés. Pire, les forces de la France joueront contre eux. Puis au bout d’un moment tout s’éclaire. Le gredin s’est enfuit par la fenêtre et Ozie se retrouve entièrement enduit d’une substance noirâtre et gluante qui handicape tous ses mouvements. Il y reconnaît vaguement un dérivé du Halo Supernoir du C.I.D. qui se révèle une nouvelle fois être une vraie passoire.

Ayant rejoint ses amis après un rapide nettoyage, ils en concluent qu’ils ont à leurs trousses à la fois Les Longs Couteaux - ces übermendch avec qui ils avaient déjà eu maille à partir dans l’épisode de l’Orient-Express - et les forces armées nationales. L’affaire se torse et ne sera pas facile à mener à bien.

Fort heureusement Albert Roche a récupéré Marenval qui leur a avoué avoir quelques contacts possibles pour les aider dans leur projet.

 - Duran Alphonse, un militaire, fils de général et en désaccord ouvert avec son père quant à la gestion de la question algérienne.

- Mistinguette et les Habits Noirs, toujours dans les coups retords.

- Sir Lawrence Thomas Edouard, un anglais ayant une grande connaissance de la région algérienne et de nombreux réseaux encore sur place.

- Les algériens parisiens affiliés à l’Étoile Nord-Africaine.

Ozie poursuit l'entretien de ses rouages qui sera long et laborieux pour retrouver la plénitude de ses aptitudes.

Peu enclin à frayer de nouveau avec les Habits Noir, le quatuor rencontre Sir Edouard dans son hôtel particulier. Ce dernier est solidaire avec la volonté de justice auprès des populations berbères mais ne peut pas beaucoup plus.

Marenval leur arrange ensuite un rendez-vous à Barbès à 21h avec des membres de l’Étoile Nord-Africaine. Leur entrevue se solde par une liste de contact à Alger mais l’organisation ne dispose que de moyens très insuffisants.

Duran fils n’étant plus sur le territoire français, tout conduit à devoir passer par les hommes en noir parisiens. Pendant qu’Albert et Félix prennent rendez-vous à fin de réunion avec Mistinguette, Aymeric va de déconvenue en déconvenue avec la base aérienne militaire où se trouve son hangar et l’avion qui devait les conduire en Algérie. Son aéroplane est bloqué par un sabot et l’administration de la base lui fait misère sur misère administrative pour lui enlever. On fait tout pour les bloquer sur le territoire mais c’est mal connaître leur persévérance. Et aussi la psychologie contrariante d’Albert Roche.

Bref, l’équipe comprend que ce sera Habits Noirs ou ce ne sera pas .

Mistinguette est bien contente de les voir et de les aider avec contrepartie bien sûr. Elle leur propose un voyage dans la soute d’un Zeppelin, en toute discrétion. Ils auront en charge la caisse n°14 qu’ils devront conduire d’Alger à Oran et cela sous les radars des autorités militaires françaises qui ont bouclés tout le pays. Tel est le prix de leur voyage. Après quoi libre à eux de se mettre dans les embrouilles de leur choix. Le départ aura lieu le lendemain à 14h. Des hommes à elle les attendront et les aideront pour l’embarquement et le débarquement.

L’équipe accepte faute de solutions alternatives et nos 5 comparses, puisque Jessica les accompagne, craignant pour sa protection, se préparent pour leur voyage.

À suivre

samedi 9 mai 2026

La Brigade Chimérique - Ça chauffe à Shamballa


Alors que chaque membre de l'Escadron Étrange termine ses travaux d'intérêt général auprès de la population de Shamballa, Albert Roche a une bien vilaine surprise. L'araignée qu'il avait sauvée des violences policières se transforme en Daniela Von Lamp et le surine par deux fois, puis fuit dans les ombres alors que le Premier Soldat de France fuit tout court, le gaz s'échappant de son enveloppe. Il devient mou et s'étale au sol non sans avoir auparavant communiqué son désaccord au vil russe d'un arc électrique revanchard que le popov n'oubliera pas de sitôt.

Ozie arrive sur ces entrefaites et se porte à son secours en bouchant les trous de sa combinaison avec ses doigts. Enfin arrivent leurs deux derniers compagnons qui les aident en rustinant l'infortuné.

Après une très courte explication, ils sont alertés par un immeuble non loin qui prend feu. Ils s'y précipitent pour découvrir une place dont la chaussée effondrée s'ouvre sur un vaste trou à proximité du bâtiment léché par les flammes. Du fond du trou s'élève une étrange mélopée et sort un guerrier mongol de 3 mètres.

Le géant attaque, projetant sa lance ébarbée sur Félix dont l'avatar égyptien fait néanmoins s'écrouler le reste du sol sous les pieds de l'adversaire. Profitant du sursis, Albert Roche file vers l'immeuble et ses soubassements alors qu'Aymeric arrache la lance de l'épaule de son camarade lui occasionnant encore plus de dégâts. Ozie fait face au mongol monté en graine, esquivant ses coups de massue tout en ripostant.

Au fond du trou, 5 cercueils géants, dont deux commencent à s'ouvrir. L'armée de Begtsé s'éveille.

Aymeric puis Aménosis rejoignent Albert dans les sous-sols, vastes tunnels où gisent les cercueils des combattants du protecteur de la Mongolie.

Alors qu'à la surface, Ozie se retrouve face à deux géants bien qu'un soit déjà à terre et ne tarde pas à disparaître dans une concert de flammèches du plus bel effet, un étage en dessous Aymeric et Aménosis se retrouvent aux prises avec un leur cousin de même taille et tout aussi bagarreur. Grâce à ses compagnons qui occupent le géant, Albert, lui, vient de débusquer un Marek enflammé occupé à chanter afin, vraisemblablement, de réveiller son armée d'emprunt.

Ça se bat âprement dans tous les coins. Marek est fou furieux. Il exprime toute sa rancœur et son fiel de squale tout en faisant monter la température au niveau du point de fusion du plomb et balance boules de feu sur boules de feu à la face du Premier Soldat de France. Ce dernier ne se démonte pas et regonflé par la température ambiante riposte éclair pour éclair sur l'ancien Requin du Ciel finissant par griller définitivement le pro du barbecue.

Les sarcophages se referment sur les géants qui rentrent dans leurs perpétuelles pénates. Aménosis récupère sur les restes de Marek le contenant protégeant sa relique martienne, un oeil de Xorn.

Mais le temps presse car l'Oeil de Xorn de nos héros en a pris un coup question batterie. Il ne s'agirait pas de rester bloqué en Shamballa, en Bat-Ayoun, où que ce soit ?

Ils se rendent donc finalement à la bibliothèque dont une de leur débitrice des travaux d'intérêt général leur avait indiqué le chemin, via un immense escalier qui n'était pas là avant l'échauffourée avec les titans mongols.

Ils se retrouvent devant l'entrée et une créature de haute taille, maigrichonne, arborant un masque métallique sans visage. Ce dernier leur fait signe du doigt de se taire, leur tourne le dos et se met en marche dans la bibliothèque dont l'architecture intérieure ressemble à un rêve d'Escher.

Au bout d'un moment, Aymeric sent qu'à cet étage se trouvent des ouvrages rares et peut-être des exemplaires des ses écrits. Il quitte alors le groupe sur un "Salut les copains." et disparaît littéralement dans un discret nuage de fumée. Le reste de l'escadron continue à la suite du bibliothécaire filiforme. C'est au tour d' Aménosis de diverger sans un mot mais sans disparaître, puis Albert Roche et enfin Ozie qui croit bon de remercier son hôte à haute voix et dont l'extrême politesse ainsi que son manque d'à propos le fait éjecter de la bibliothèque dans un nuage de fumée pour se retrouver en compagnie d'Aymeric en plein milieu d'un spectacle de rue, qu'ils ont passablement perturbé par leur arrivée impromptue.

Pendant ce temps, au cœur de la bibliothèque, Albert et Aménosis trouvent chacun dans un coin de l'immense bibliothèque la réponse à leur question la plus intime et la plus essentielle. Albert est alors accosté par un vieil homme qui le mène en silence dans une petite salle d'étude. Là il tend un petit carnet noir en murmurant qu'Albert et ses acolytes y trouveront certainement des réponses aux évènements qui menacent leur monde. Il montre notamment une page manuscrite, dont le texte interpelle Albert malgré son caractère fortement cryptique.

Enfin nos deux bibliophiles rejoignent dans un nuage de gaz leurs camarades à la langue par trop pendue. Ils décident de rentrer, mettent la main sur l'Oeil de Xorn et se concentrent sur la tente de bat-Ayoun. Sauf Félix - ayant repris contrôle de son corps (mais non de ses esprits) qui fait toujours une fixette sur la bibliothèque, détentrice de tous les savoirs et des réponses à ses questions. Après tout, son alter ego pharaonique a eu une réponse, il ne sera pas dit que lui, Felix Dufaux repartirait bredouille, aussi sot en sortant qu'en entrant dans ce lieu de connaissances!

Le quatuor - moins Félix - réapparaît dans la Yourte mais tout petit. Ils ont en effet oublié de se concentrer sur leur taille en plus du lieu. Fort heureusement après quelques jours de rituels magiques de la jeune sorcière libérée de l'emprise de Marek et aidée de Bat-Bagen, le trio reprend ses mensurations normales.

Les deux thaumaturges mongols promettent de se pencher sur le possible retour de Félix / Amenosis dans cette réalité. Albert ronchonne intérieurement à propos de ces scientifiques plus intéressés à lire de vieux bouquins poussiéreux plutôt que de mettre toute leur énergie à sauver la France... et La Terre aussi, oui.(Mais pas l'Allemagne, faut pas déconner non plus!)

Leur mission accomplie, les trois aventuriers reprennent le chemin d'Oulan-Bator puis de Moscou et arrivent enfin chez eux, à Paris, capitale du Monde. Quand aux insectoïdes présent dans les plaines mongoles, ainsi que la femme en rouge, son petit compagnon et leur horde sauvage, il restera à Nous Autres de s'en occuper.

Le voyage permettra à Aymeric de Saint Sernin de se colleter au pilotage du stratogyre affecté à leur transport et aux membres de l'escadron étrange de lire le petit calepin noir, contenant message cryptique (décrypté) d'un certain "de NostreDame", et les dessins d'une machine apte à détruire Druuzo. L'escadron étrange sait désormais que le retour de Félix n'est pas une option, l’œil de Xorn volé autrefois sur Mars par Marek étant en sa possession, et étant une des pièces indispensables à la mise en œuvre de la destruction de la menace exoplanétaire. Qu'elle sera la prochaine étape de leurs aventures? récupérer Félix et son Oeil de Xorn? trouver un troisième oeil, nécessaire à la création d'un portail temporel? Se mettre en quête d'informations sur un peuple serpent antédiluvien autrefois maitre du Vril, énergie colossale et mystique, nécessaire au bon fonctionnement de l'arme anti Druuzo?