Chaque membre de notre quatuor Étrange se réveille dans une chambre qui n’est pas la leur, dans un pyjama qui n’est pas le leur puisqu’il s’agit d’une chemise de nuit d’hôpital et… dans un corps qui n’est pas le leur !
Ozie découvre le mal de tête et c’est insupportable. Pourquoi les humains s’infligent-ils ça ?! Et ce corps tout mou avec le truc qui pend entre les jambes… SANS BLAGUE !
Albert Roche découvre qu’il parle en Allemand et que son corps appartient à un Allemand. Il en conçoit de l’aigreur qui lui donne des envies de meurtre avec violence.
Effectivement, isolé dans leur chambre fermée à clef. Chacun prend la mesure de son nouveau corps, de son mal de crâne et de sa capacité naturelle à baragouiner en teuton. C’est l’horreur.
Aymeric de Saint Sernin décide de sauter par la fenêtre du premier étage afin de s’échapper de cet endroit. Il s’écrase 4 - 5 mètres plus bas en se foulant une cheville au passage. Puis se bastonne avec un infirmier qui déboule de derrière une voiture militaire stationnée dans la cour de l’hôpital avant de perdre la partie lorsque son adversaire ajoute un Luger P08 Parabellum dans la discussion.
Ozie quant à lui appelle des infirmiers stationnant dans le couloir derrière sa porte. Il tente la diplomatie afin de comprendre la situation, se fait embrouiller et seringuer dans le dos par un infirmier perfide.
Félix Dufaux fait comme Ozie en plus vénère et fini sédaté comme Ozie. Ce dernier lutte néanmoins contre l’endormissement avec succès ce qui lui permet de fouiller un peu sa mémoire défaillante dû à ce putain de mal de tête. Il se souvient vaguement d’une mission à Berlin et de poissons nageant dans un étrange aquarium.
Albert Roche est colère. Il s’empare du tiroir de sa table de nuit. Appelle l’infirmier derrière la porte et lui fait part de son mécontentement à coup de tiroir dans la gueule. Puis il lui pique ses vêtements et son Luger P08 Parabellum et range le corps dans la chambre. Il part ensuite dans l’exploration du bâtiment afin de trouver d’autres teutons à qui exprimer sa juste ire.
Il croise deux infirmiers transportant un patient qui se plaint de sa cheville. Il leur tombe dessus comme un marteau sur deux enclumes en leur signifiant clairement son pédigrée de Premier Soldat de France. Du sol où il a chut, le patient à la guibolle blessée lui demande si il est bien Albert Roche car lui il est Aymeric de Saint Sernin et qu’il est bien content de retrouver son camarade fut-il dans le corps d’un fridolin. Ils prennent des fringues pour AdSS, les deux armes que ses pseudo-infirmiers transportaient et les enferment dans une chambre. Ils constatent que les locaux semblent délabrés et font penser à un ancien hôpital abandonné.
AdSS ayant aperçu, avant sa fuite ratée, un autre patient dans l’aile opposée, ils décident d’aller y voir, espérant retrouver les membres manquants de l’Escadron Étrange.
Pendant ce temps, Ozie luttant contre la torpeur chimique, jette son matelas par la fenêtre afin d’amortir la chute qu’il effectue du premier étage. Il atterrit ainsi dans la cour sans dégât et se dirige vers la véhicule militaire. C’est à ce moment qu’il entend des appels provenant de l’étage qu’il vient de quitter. Se retournant, il voit deux gars qui lui font signe en se présentant comme AR et AdSS. Il leur répond avec joie et un mal de tête qui commence à bien faire en indiquant que pour sa part et pour ce qu’il en sait, il est François de Vaucanson aka Ozie. Il choppe un démonte-pneu dans la voiture après l’avoir fouillée et repart vers l’intérieur des bâtiments pour les rejoindre. Alors que dans le hall il trouve des vestes militaires allemandes et les clefs du véhicule, il entend des coups de feu.
Les deux comparses se coltinent avec un schleu embusqué dans la seule pièce contenant des genres d’appareillages médicaux. Ils finissent par avoir raison de leur adversaire, retrouvent Félix Dufaux toujours dans les vapes, le réveillent. Ensuite les 4 enfin réunis, migraineux et affublés de corps inconnus inspectent le matériel médical trouvé et qui a pris quelques balles perdues dans le buffet. Félix qui a perdu ses pouvoirs (comme ses camarades) mais a conservé ses connaissances ésotériques (comme ses collègues) reconnaît une variante de la machine du Dr Electrax prévue pour échanger des esprits dans d’autres corps. TIENS DONC !
Ils interrogent leur prisonnier qui ne sait pas grand chose si ce n'est qu'il devait, avec ses comparses, garder prisonniers nos 4 soldats français suivant les ordres d'un haut gradé allemand ayant ses quartiers au QG des crânes, à Berlin. Ils en profitent pour piocher dans les quelques médicaments présent afin de faire cesser le mal de tête qui les martèle depuis le réveil.
Ils s’équipent avec les uniformes de leurs geôliers. Malheureusement l’un d'eux vient de s’échapper et Ozie se retrouve lancé à sa poursuite, avec ses camarades, la teub à l’air. Il expérimente ainsi et en même temps la gêne et une juste colère qui monte inexorablement. Sentiments humains désagréables jusque là inconnus. Le fuyard s’échappe dans la forêt et l’androïde coincé dans un corps humain défectueux (un cerveau qui fait mal et impuissant face à des flots d'hormones contradictoires ce n’est pas normal) est obligé de se couvrir ses intimités avec un pantalon au cul merdeux trouvé dans un tas de linge sale.
Ils quittent l'endroit à bord du véhicule militaire et Ozie les encourage à fouiller dans leurs souvenirs. Remonte vaguement à leur mémoire : une mission diligentée par l'Institut du Radium. Une conférence à l'Hôtel Adlon. 4 savants allemands potentiellement transfuges à approcher.
Quelques barrages militaires plus loin, passé à l’esbroufe avec une relative facilité, les voilà en vue de la banlieue berlinoise. L’équipée décide de passer par les petites routes car l’entrée de la ville est filtrée par des Crânes peu sensibles au pouvoirs de l’embrouille.
Les voilà devant l’hôtel, où cantonnent 4 Crânes autour d’une berline noire d’aspect inquiétant. Ils décident donc de se garer plus loin et de wait and see comme disent les rosbifs. Ozie s’en va à la recherche de la porte de service, accompagné d’AdSS et de FD. Inutilement car de la porte principale de l’hôtel, sort un officiel en costard suivit par un employé. Le VIP monte dans la berline et à sa suite, à l’unisson, les 4 séïdes de Mabuses. La voiture prend le large.
Nos sans-enveloppe-corporelle-fixe investissent l’hôtel et malgré la chiasse qui macule son fondement - ou peut-être grâce à l’irritation que lui procure son état - Ozie emploie l’autorité teutonique militaire qui lui est temporairement confiée (l’espère-t-il) pour se faire remettre les clefs des chambres qu’avaient loués leurs anciens moi.
Direction le 4ème étage pour une fouille en règle mais le personnel de ménage est déjà passé et le vide immaculé les attend.
Alors qu’ils remontent dans l’ascenseur pour rendre les clefs à l’accueil, Ozie repère une ombre furtive au bout du couloir. Il invective péremptoirement le groom pour qu'il rouvre la porte et se lance à la poursuite de la silhouette fantomatique avec des envies d’envoyer des bourres-pif, probablement dûe à l’irritation de ce corps inefficace bourré d’hormones perturbantes et vétu de vêtements souillés évoquant des sentiments de gêne inconnus jusqu’alors.
“ALT ! SCHNELL.” hurle-t-il au fuyard. Bout du couloir, couloir à droite, l’ombre disparaît derrière la porte d’escalier de secours, , AdSS et FD sur les talons. L’ancien androïde use de son ouïe afin de déterminer si la silhouette en fuite est montée ou descendue. Il perçoit un bruit discret vers le haut et se précipite dans la montée d’escalier.








