Dès les premières heures, les membres de l’Escadron Étrange se rendent au C.I.D. M. Guy les y attend mais leur propose une entrevue dans un café non loin. Visiblement, suite à leurs frasques de ces derniers temps, Le Nyctalope leur interdit l’accès à ses locaux.
Nos 4 vaillants patriotes narrent donc au petit fonctionnaire leurs aventures berlinoises, la façon dont on leur vola sournoisement leur corps ainsi que la manière dont ils les ont courageusement récupérés. Le rond de cuir prend notes sans mot dire et leur donne rendez-vous à midi au même endroit.
Aymeric de Saint Sernin s’en va tenter de remettre de l’ordre dans son mariage et puisque Jessica est absente, décide de lui écrire et offrir un article dans lequel il relate sa vie Berlinoise. François de Vaucanson se dirige vers la bibliothèque de Paris afin de faire une revue complète de la semaine manquée et Félix Dufaux et Albert Roche vont rendre compte auprès de l’Institut du Radium qui fut le commanditaire du fiasco berlinois.
À midi ils retrouvent M. Guy qui leur indique que Le Nyctalope ne s’opposera pas à ce qu’ils détruisent la valise qu’ils ont remise, il y a quelques temps déjà, au Diogène Club de Londres, lors d’une mission pour le C.I.D. Valise piégée par les forces mabusiennes puisque contenant le cerveau d’un médium d’outre Rhin et servant d’attracteur pour Druzo (voir les épisodes précédents). Le chef du C.I.D. leur fait comprendre à travers son sous-fifre que cela serait une façon efficace de revenir dans ses bonnes grâces et de se racheter vis à vis de Paris et de la France.
Qu’à cela ne tienne, voilà les 4 surhommes partis en direction du hangar de Saint Sernin. Un petit mot pour Jessica Jane et une réparation d’un sabotage sur l’aéroplane de l’aventurier plus tard, les voilà en vol pour la perfide Albion.
2h de voyage et ils se posent à Londres. Ils rejoignent dare-dare le Diogène Club où l’huis reste clos après que le zélé portier les eut reconnus.
Mais au café d’en face, Thomas Carnaki leur fait signe. Ils lui racontent leurs mésaventures et le détective anglais de l’occulte organise une rencontre avec ses compatriotes Harry Dickson et Giberne l’Accélérateur. Devant la gravité du danger, ces derniers demandent au commando français de voler la valise dans la station radar où elle est employée et de la détruire. Un véhicule leur est fourni et le responsable de la station, Robert Watson Watt, est prévenu.
Pas de temps à perdre, les voilà roulant en direction du Suffolk. Mais arrivés à la station radar, point de R.W. Watt qui est en tournée dans d’autres stations radar, et c’est son adjoint Alvin Foster qui les reçoit de façon cordiale. Il leur explique que la valise est branchée à la station radar afin d’en décupler la puissance. Il s’absente pour chercher les clefs de la pièce où est contenue la valise et ne revient pas. Dans la salle des radars, de fortes exclamations leur parviennent. Une onde particulièrement puissante vient d’être émise. Sentant le coup fourré, l’Escadron Étrange se rend à la porte blindée fermant le couloir de la station et protégeant, n’en doutons pas, la technologie la plus précieuse.
Ozie force la porte et il entre dans une salle bardée d’électronique, dont la valise reliée à une série d’appareils. Il se précipite, et sortant d’un recoin où il était caché, Alvin lui tire dessus tout en l’invectivant d’une exclamation aux consonances germaniques. Alors que l’automate sentient en vient au corps à corps, persuadé de maîtriser aisément l’individu, Albert les électrocute et Félix leur fait dégringoler moult appareillages sur le coin de la mouille. Alvin décède sans résistance. Dans la précipitation et l'agitation, Aymeric use spontanément de son pistolet à rayon et détruit la valise.
Ils ressortent ensuite de la station et par tranquillité d’esprit partent fouiller les deux cottages où logeaient Watt et Foster lorsqu’ils travaillaient à la station. En effet, ils leur paraît évident qu’au moins Foster a été victime de la Machine à Envahir les Esprits du Docteur Ziclon. En vain. Point d’indices sur une quelconque origine teutonne de l’un ou l’autre des scientifiques.
Ils retournent au Diogène Club pour rendre compte, les restes de la valise sous le bras. Carnaki, visiblement extrêmement gêné par les effluves méphitique émanant encore du cerveau mort de Minx, leur demande d’incinérer l’appareil, ce qu’ils font sans attendre.
Mission accomplie, l’Escadron Étrange repart vers sa patrie avec les remerciements des trois surhommes anglais ainsi que des contacts fiables au pays des rosbifs.
À suivre

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