lundi 15 août 2022

Critique comics - Money shot : tome 1

Appréciation : 😋
Auteurs : Seeley Beattie / Isaacs Russel Crank!
Éditeur : Komics initiative

L'histoire :
Dans un futur proche, la Science n'est plus subventionnée, l'Humanité ayant préférée se réfugier dans le divertissement et les spectacles pornos où un vieux baise avec des Kaïjus.
Une équipe de scientifiques travaillant sur un portail de téléportation vers d'autres mondes décide donc de concurrencer l'industrie des films de boules en se tapant des extraterrestres pour pouvoir payer les factures.
Et quel meilleur moyen de faire avancer la Science à travers la sociologie, l'exobiologie, la linguistique, la botanique, la protection contre les IST et que sais-je encore, quand s'amusant avec les populations locales.

Les voyages forment la jeunesse ou la déforme, c'est selon...

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L'idée est amusante et la réalisation de qualité. Le scénario, avant tout fun, se permet de dénoncer nos sociétés plus attirées par le dernier tuto beauté que par la dernière avancée astrophysique. Les dessins sont beaux et savoureux.
Point de vrai BD porno ici, à peine érotique mais plein de répliques drôles et de situations cocasses.

Une BD fraîche, bien agréable par ces fortes chaleurs.

A suivre pour voir si le tome 2 confirme cette ambiance sucrée-salée.

vendredi 12 août 2022

Critique animé - Green lantern : Beware my power

Appréciation : 😕
Warner Animation Studio
DC Universe

L'histoire:
John Stewart, alors qu'il se remet de traumatismes de guerre, voit s'écraser dans son jardin un vaisseau spatial. Un petit vieux tout bleu lui donne une bague qui le conduira auprès de quelques membres de la Justice League.
À la suite de quoi, il partira sur la piste d'Hal Jordan disparu ce qui le mènera, entre autre, au milieu de la guerre entre deux mondes éternels rivaux : Thanagar vs Rann.

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Warner Studio Animation continue de délocaliser sa production auprès de studios asiatiques moins cher. L'animation, sans être horrible et loin d'être fracassante.

Mais le plus handicapant pour ce tout dernier opus de l'univers DC animation est un scénario indigent qui ne rend pas du tout hommage au run mettant en scène la guerre Rann / Thanagar et la possession d'Hal Jordan par Paralax.

À voir pour les passionnés.

Critique BD - Mécanique Céleste

Appréciation : 💖
Auteur : Merwan
Éditeur : Dargaud

L'histoire :
Dans un monde post-apocalyptique, une jeune fille rejetée par la tribu locale va participer, à ses côtés, à un tournoi de ballon prisonnier qui décidera de leur sort face à une nation conquérante et coloniale.

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Merwan nous offre une œuvre belle à en pleurer ! Sincèrement.

Les dessins sont magnifiques. La mise en page intelligente, rythmée, prenante. Les personnages attachants, parfois superficiel, parfois profonds mais toujours justes et extrêmement touchants à  l'image de la Vie quoi !

Une BD a ne manquer sous aucun prétexte, à lire et à offrir pour petits (à partir de 10 ans) et grands (tant que les yeux fonctionnent).

samedi 6 août 2022

Critique film - La couleur hors de l'espace

Appréciation : 😭
Diffusion : Prime vidéo

L'histoire :
Une famille middle class américaine a aménagé dans une joli résidence à l'écart de tout dans les bois d'Arkham.
La mère se remet d'un cancer. Le père excentrique cultive les alpagas pensant que c'est l'avenir du monde. L'adolescente s'essaie aux rituels magiques dans les bois alentours son exemplaire du Nécronomicon sous le bras. Son adolescent de frère fume des splifs avec le vieil hippie qui vit dans la forêt. Et le plus jeune se contente d'être bizarre.
Jusqu'au jour où une météorite tombe sur leur terrain, libérant une entité extraterrestre adepte de la roue chromatique.

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Vous l'avez sûrement compris au résumé ci-dessous, ce film est une catastrophe. Je ne saurais rejeter le faute sur les acteurs qui font ce qu'ils peuvent, mais le scénario et la réalisation sont définitivement partis ramasser des fraises dans la forêt.
Ce réclamant dès les premières minutes d'une filiation Lovercraftienne, le film débutera à la façon d'un Docteur Who - je m'attendais d'ailleurs à le voir sauver la situation en expliquant que l'alien voulait communiquer pour rentrer chez lui - pour poursuivre dans un pot-pourri (et même très pourri) de Shinning et de The Thing.

Voilà, c'est mauvais, ne le regardez pas sauf si vous avez une obsession pour la roue chromatique et toutes les nuances que l'on peut en tirer.

En tout cas, la couleur est peut-être hors de l'espace mais est entièrement dans le mauvais goût.

 

vendredi 5 août 2022

Critique comics - Rorschach

Appréciation : 😍
Auteur
: Tom King / Jorge Fornès / Dave Stewart
Éditeur : Urban comics

L'histoire :
35 ans après les évènements de Watchmen, lors d'un meeting du gouverneur Turley, candidat républicain en campagne contre le candidat démocrate Redford, deux personnes voulant attenter à sa vie sont abattues.
L'un porte le masque de Rorschach, l'autre est habillée en cowboy masqué.

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Tom King nous livre ici une enquête d'une lecture exigeante et profonde. Aucune case, aucun dialogue n'est de trop. Chaque élément est un morceau de puzzle que nous reconstruisons patiemment avec l'enquêteur indépendant diligenté sur l'affaire.

Ce livre est le seul "spin off" digne de l’œuvre d'Alan Moore, écrit jusqu'à présent, à mon sens.

Alors que le comics original dénonçait les politiques de Thatcher et de Reagan, ici c'est Trump et consort qui sont fustigés.

Place de l'art, devoir du citoyen, Tom King nous pousse à une réflexion sur les dérives de nos sociétés modernes, des magouilles et mensonges politiciens, de la population moutonnante et de la nécessaire implication du peuple.

Un pamphlet moderne, envoûtant et abyssal de réflexion sur soi et notre nécessaire place dans tout ça.

Le travail graphique de Jorge Fornès est superbe et ses découpages sont surprenants et très intelligents, soutenus par le traitement couleur de Dave Stewart.

Un comics à ne pas manquer !

Et méfiez-vous, les calmars sont partout !

Critique série animé - Dota : Dragon's blood

 

Appréciation : 😍
Auteur : Ashley Edward Miller
Diffusion : Netflix
Longueur : 2 x 8 épisodes de 26 mn

L'histoire :
Un jeune chevalier-dragon, tueur de vouivres, va être possédé par un dragon ancestral qui tente d'échapper à un démon voulant s'accaparer toutes les âmes des dragons ancestraux, afin de refaçonner la création. Ainsi maudit, il sera impliqué dans les guerres entre elfes et humains mais aussi entre une déesse et un sorcier en quête de vengeance.
Il devra y faire front avec une équipe hétéroclite, que parfois tout oppose, mais qui sera se lier face à l'apocalypse.

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Faux dieux, sorcier maléfique surpuissant, princesse exilée, jeune elfe en quête de rédemption, chevalier mi-homme mi-dragon, dragons à l'intelligence retorse, démon apocalyptique, lutte de pouvoir... tout y est dans cette série animée surprenante.
Peut-être surprenante car ne connaissant aucunement le jeu d’arène Dota, je n'avais aucun préjugé, ni attendu et force m'est de reconnaître que c'est vraiment pas mal du tout.
L'animation 2D est plutôt bonne, y compris les quelques incursions de la 3D mais c'est surtout l'histoire qui retient l'attention, rappelant au vieux joueur de JdR que je suis les meilleurs romans Drangonlance.

vendredi 15 juillet 2022

Critique BD : Shangrila

Appréciation : 👍
Auteur : Mathieu Bablet
Éditeur : Label 619

L'histoire :
La Terre est devenue inhabitable. L'homme s'est donc réfugié en orbite. Scott vit sur la station Tianzhu, appartenant à la firme Tianzhu dont le crédo est "Travaillez et Consommez". Scott, employé zélé et fidèle, enquête sur de mystérieux incidents survenant sur les stations de recherche appartenant à Tianzhu. Et si Tianzhu n'était pas le sauveur de ce reste d'humanité ? Si elle n'était qu'un geôlier habile ? Et que cache le projet "Homo stellaris"?

Mathieu Bablet nous compte ici une société réduite en esclavage par une entreprise au summum de son capitalisme, de sa logique de consommation et des êtres différents remettant en question ce dictât, menant l'enquête pour débusquer la vérité aussi horrible soit elle et la livrer au peuple. C'est une histoire de quête de liberté et de valeurs humaines. Mais jamais à l'emporte-pièce, chaque "héros" ayant sa propre "ligne" politique, sa propre altérité et chacun ou chacune réagira de façon unique à l'écroulement de l'Univers que faisait sa vie précédente.
Félicitations pour l'intelligence de la réflexion sur l'importance du rôle du bouc-émissaire dans le contrôle d'une société.
Pareillement les dirigeants de cette société à la Black Mirror sont totalement amoraux mais sans l'excès du super-vilain. Juste des bourgeois qui dirigent une entreprise, avec la volonté d'en tirer le plus de profit, sans considération pour les ouvriers qui sont uniquement vus en tant que Ressources Humaines. La fin ne pourra qu'être violente et non manichéenne.
Mais, si je dois émettre un bémol quand à cet excellent album c'est le dessin qui parfois m'a été difficilement lisible. A mi-chemin, je trouve, entre une sorte de naïveté à dessiner les visages, une fausse simplicité (la façon de dessiner les nez me dérange pas mal) qui parfois m'a rendu la reconnaissance des protagonistes difficiles et un fourmillement de détails dans un lieu clos et les environnements futuristes.

Deuxième œuvre de M. Bablet, cette poésie crue, cette réflexion sociale est à lire avec grand plaisir malgré, peut-être, quelques défauts dans la narration graphique.


#BD @label619 #mathieubablet