samedi 13 juin 2026

La Brigade Chimérique - Stupeurs et Tremblements

Maigret et le massacre de Bobigny

L’Escadron Étrange reçoit un message du C.I.D. leur demandant de se rendre dans leurs locaux de Montmartre à propos de leur collègue Félix Dufaux, disparu dans la ville de Shamballa.

Un agent les fait descendre dans les sous-bassements de la base jusqu’à une pièce sécurisée. À l’intérieur une boîte de taille humaine pouvant faire penser à une vierge de fer imaginée par un architecte brutaliste. Pour ce qu’ils en comprennent, cette "Pandorica box"  est conservée depuis longtemps. On ne peut l’ouvrir, elle s’ouvre d’elle-même lorsque bon lui semble pour révéler ce que bon lui veut. Et il se trouve, qu’elle s'est ouverte sur un Félix Dufaux pataugeant dans une flaque de slime qui coule au pied de la boîte.

Leur ami récupéré, ils reçoivent peu après une invitation d’un certain commissaire Jules Maigret, à la PJ, à laquelle ils répondent avec diligence.

Le commissaire leur révèle travailler sur le cas d’un massacre perpétué à l’hôpital de Bobigny qu’il soupçonne d’avoir été perpétré par des sur-hommes. Les victimes sont tous des algériens. Ils ont été rapatriés par l’armée française tout d’abord à l’Institut du Radium puis à l’hôpital de Bobigny. De plus le C.I.D. refuse de l’aider dans son enquête. Tout cela le met dans l’impasse et dans l’embarras d’où son appel au quatuor super-scientifique car il flaire des embrouilles. Mais le Julo, il s’en laisse pas raconter et lui ce qu’il veut c’est la justice pour les morts et leurs familles.

Après que les agents de police, dans la confidence, aient évacués les journalistes postés devant l'entrée, l’Escadron Étrange entre dans l'hôpital et découvre une chambre de soin commune ravagée. Des cadavres en morceaux, découpés par des éclats de métal, arrachés au mobilier. Aidés par le directeur et le personnel, ils apprennent que sur les 12 algériens présents, 9 sont à l’état de kebab, 2 ont survécu dans un triste état et 1 a disparu.

Félix Dufaux à travers Aménosis II recueille des impressions résiduelles sur place. Il capte la présence d’un tireur d’élite qui a débuté le massacre auquel s’est joint un manipulateur de métal et puis possiblement un personnage pouvant manipuler l’esprit des victimes. Le profil des agresseurs titille tristement la mémoire de nos héros.

L'interrogatoire des survivants est difficile car ils sont dans un vilain état et ne parlent que difficilement la langue. Ils sont victimes de mutations corporelles désordonnées. Ils semblent tout deux avoir travaillé sur un chantier en Algérie qui leur a laissé de mauvais souvenirs et les difformités dont ils sont atteints. Ils appartiennent tous deux à l’Étoile Nord-Africaine, un syndicat marxiste.

Les investigations à l’hôpital étant terminées, les 4 phénomènes décident de se rendre à l’Institut du Radium. Chemin faisant Ozie repère Julien Marenval, journaliste à l’Excelsior et chroniqueur épisodique des aventures de l’Escadron Étrange, qui court dans la rue. Il décide de lui emboîter le pas tandis que ses camarades rejoignent Irène Joliot-Curie.

Elle leur confirme que c’est l’armée française qui a amené les victimes à l’Institut. Elles souffraient toutes de malformations et de troubles mémoriels. L’un d’eux, Azim Ben Amira avait développé une aptitude super-scientifique. En cas d’émotions fortes, il infligeait des dégâts contondants par simple contact. Puis l’armée les a ensuite récupérées et conduits à Bobigny.

Au passage, le voyageur temporel délivre une de ses prophéties dont il a le secret : « Le sauveur, perdu dans le désert, au delà de la mer intérieure. Le tenir à l’oeil. L’armageddon oublié. Sa puissance illimitée. »

De son côté Ozie court les rues avec un Marenval attiré par des sirènes de police. Ils finissent par croiser des passants blessés, présentant des plaies semblables à des coups de couteau, laissées par un fuyard par simple contact et des policiers poursuivant un individu de type louche et basané. Ozie traque l’individu jusqu’à un chantier où ce dernier se suicide en sautant du haut d’un immeuble en construction. Le moribond habillé d’une tunique d’hôpital décède dans un dernier soupir « Le bâtiment froid, glacial et le regard qui me hante. »

Rapidement, trop, un stratogyre du C.I.D. débarque et prenant le commandement sur la police, embarque manu militari, sans aucune précaution ni respect, le corps, comme pour le substituer à toute enquête.

Les membres de l’Escadron Étrange se retrouvent au café du Radium où ils rassemblent leurs renseignements.

- D’évidence Ozie a trouvé le dernier algérien disparu, Azim Ben Amira.

- Un C.I.D. bien empressé et peu coopératif.

- L’armée française transformée en agence de voyage.

- Des algériens traumatisés et mutés.

Les 4 sur-hommes commencent à penser que les autorités françaises font des expérimentations pas jolies jolies sur le sol algérien.

Ils décident de retrouver Marenval à l’Excelsior pour voir s’il n’aurait pas des compléments d’informations. Ce dernier est occupé par une étrange affaire de séismes subits et soudains sur tout le pourtour méditerranéen. Comme ils pressentent un lien entre les affaires algériennes et les soubresauts terrestres, nos héros décident de creuser l’affaire. Les quatre inséparables vont voir leur ami le Pr Charpentier qui leur obtient un rendez-vous avec Dimitri Galizin, spécialiste des questions sismiques et fils de Boris, inventeur du sismomètre.

Ce dernier les reçoit à la faculté de Nanterre. Il leur confirme l’activité terrestre inhabituelle. Il situe le plus précisément possible le foyer à la frontière Ouest du Maroc et de l'Algérie. Il leur fournit un sismomètre portable car nos héros sont d’ores et déjà résolus à démêler l’écheveau des mystères algériens jusqu’à son ultime fil.

Ainsi vont-ils faire leur rapport préliminaire auprès du commissaire Maigret en imaginant des moyens de rejoindre l’Afrique du Nord.

Les Hommes en Noir

Chacun décide donc de rassembler du matériel pour un départ vers le continent africain.

Mais, arrivé chez lui, Félix Dufaux trouve sa concierge empalée sur des morceaux de métal. À son hangar, Aymeric de Saint Sernin découvre Jessica Jane chloroformée et dans son petit pavillon, François de Vaucanson retrouve son serviteur et ami Lotar, transpercé par les ressorts de son lit.

Et soudain tout devient noir, Ozie perd la vue, l’usage et la sensibilité de ses membres. Seule l’ouïe perdure. Une voix se présente comme un membre de l’ armée et lui indique qu’il ne faudra pas compter sur l’armée pour la mission que ses amis et lui se sont fixés. Pire, les forces de la France joueront contre eux. Puis au bout d’un moment tout s’éclaire. Le gredin s’est enfuit par la fenêtre et Ozie se retrouve entièrement enduit d’une substance noirâtre et gluante qui handicape tous ses mouvements. Il y reconnaît vaguement un dérivé du Halo Supernoir du C.I.D. qui se révèle une nouvelle fois être une vraie passoire.

Ayant rejoint ses amis après un rapide nettoyage, ils en concluent qu’ils ont à leurs trousses à la fois Les Longs Couteaux - ces übermendch avec qui ils avaient déjà eu maille à partir dans l’épisode de l’Orient-Express - et les forces armées nationales. L’affaire se torse et ne sera pas facile à mener à bien.

Fort heureusement Albert Roche a récupéré Marenval qui leur a avoué avoir quelques contacts possibles pour les aider dans leur projet.

 - Duran Alphonse, un militaire, fils de général et en désaccord ouvert avec son père quant à la gestion de la question algérienne.

- Mistinguette et les Habits Noirs, toujours dans les coups retords.

- Sir Lawrence Thomas Edouard, un anglais ayant une grande connaissance de la région algérienne et de nombreux réseaux encore sur place.

- Les algériens parisiens affiliés à l’Étoile Nord-Africaine.

Ozie poursuit l'entretien de ses rouages qui sera long et laborieux pour retrouver la plénitude de ses aptitudes.

Peu enclin à frayer de nouveau avec les Habits Noir, le quatuor rencontre Sir Edouard dans son hôtel particulier. Ce dernier est solidaire avec la volonté de justice auprès des populations berbères mais ne peut pas beaucoup plus.

Marenval leur arrange ensuite un rendez-vous à Barbès à 21h avec des membres de l’Étoile Nord-Africaine. Leur entrevue se solde par une liste de contact à Alger mais l’organisation ne dispose que de moyens très insuffisants.

Duran fils n’étant plus sur le territoire français, tout conduit à devoir passer par les hommes en noir parisiens. Pendant qu’Albert et Félix prennent rendez-vous à fin de réunion avec Mistinguette, Aymeric va de déconvenue en déconvenue avec la base aérienne militaire où se trouve son hangar et l’avion qui devait les conduire en Algérie. Son aéroplane est bloqué par un sabot et l’administration de la base lui fait misère sur misère administrative pour lui enlever. On fait tout pour les bloquer sur le territoire mais c’est mal connaître leur persévérance. Et aussi la psychologie contrariante d’Albert Roche.

Bref, l’équipe comprend que ce sera Habits Noirs ou ce ne sera pas .

Mistinguette est bien contente de les voir et de les aider avec contrepartie bien sûr. Elle leur propose un voyage dans la soute d’un Zeppelin, en toute discrétion. Ils auront en charge la caisse n°14 qu’ils devront conduire d’Alger à Oran et cela sous les radars des autorités militaires françaises qui ont bouclés tout le pays. Tel est le prix de leur voyage. Après quoi libre à eux de se mettre dans les embrouilles de leur choix. Le départ aura lieu le lendemain à 14h. Des hommes à elle les attendront et les aideront pour l’embarquement et le débarquement.

L’équipe accepte faute de solutions alternatives et nos 5 comparses, puisque Jessica les accompagne, craignant pour sa protection, se préparent pour leur voyage.

À suivre

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